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La discorde en frémit et se trou-ant moins forte
Maudit cent fois le frère et toute sa cohorte. jependant de Boulard, Dupuis fait le procès,
Le peuple révolté veut brûler le Palais,
Pour sauver son pasteur il n’est rien qu’il n’affronte Autour de sa maison il veille, il en rend compte. Personne de suspect ne peut en approcher,
Les sergents par la ville à peine osent marcher
Des huissiers du Conseil la troupe fugitive
N'ose aller au Palais, fait le tour de la rive,
A ces extrénités l’illustre Beauharnois (1)
Qui tient sou œil d’amour sur l’église aux abois, Par de sages discours, prévient, conseille, presse Auprès des deux partis par bonté s’intéresse
Mais Dupuis qui concourt à son malheureux sort Veut que l’une des deux : la victoire ou la mort.
Dans ses fougueux desseins il ne peut se contraindre
Et la paix, à tout prix, est seul ce qu’il peut craindre,
Beauharnois qui le sait veut encore prolonger
Mais le ciel en courroux le presse à l’en venger
Il cède et sur Dupuis laisse tomber la foudre,
Le terrasse, l’écrase et le réduit en poudre.
(1) Charles de Beauharnois, gouverneur et lieutenant général de 11 Nouvelle-France.
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