‹ Les troubles de la mémoireChapitre 35 sur 58 · T IM) 0 B L ES · texte numérisé non relu

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de sommeil nous sommes réduits à l'automatisme complet, à ce qu'on a désigné sous le nom de cérébration inconsciente. Tous les actes auxquels nous nous livrons sont automatiques et inconscients. C'est une seconde personnalité qui agit. MM. Féré et Binet 1 admettent avec raison un moi sonanambulique dans l'hypnose. Ce second moi existe aussi bien dans le somnambulisme spontané. Ils comparent, du reste, l'état intellectuel du somnambulisme à celui de certains rêves, où le dormeur intervient d'une façon active et fait preuve de jugement, de sens critique, quelquefois même d'esprit et de volonté. Or, d'après ce que nous avons dit des rapports entre l'amnésie et l'inconscience des images, — à propos du mécanisme, où nous avons cherché à montrer que, plus un acte était conscient, plus on pouvait en réveiller le souvenir, — il est facile de comprendre que tous les actes du somnambule étant accomplis pendant un état inconscient ou subconscient, ils soient incapables d'être rappelés pendant la veille à l'état de souvenirs, tandis qu'au contraire, dans des états somnambuliques nouveaux, ils pourront l'être.

C'est, en elfet, ce qu'on observe dans le somnambulisme hypnotique, où les sujets se souviennent très bien de ce qu'ils ont fait dans leurs autres périodes somnambuliques. Ce qui montre, en outre, l'identité du somnambulisme naturel et du somnambulisme hypnotique, c'est qu'un somnambule naturel qu'on peut plonger par l'hypnotisme dans' le somnambulisme se souvient de ce cpi'il a fait pendant son accès de somnambulisme naturel. La seule différence entre les deux, c'est que l'un est provoqué par le sommeil naturel, et

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