‹ Les troubles de la mémoireChapitre 37 sur 58 · G. Guinon, Les Somnambulismcs. (Prog. médical · texte numérisé non relu

G. Guinon, Les Somnambulismcs. (Prog. médical

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fonde la personnalité était entamée clans ces cas. Ce qui caractérise surtout ce somnambulisme, c'esl que dans l'état second le sujet est délirant.

C'est un point important à relever, car ces accès de somnambulisme postérieurs à une attaque peuvent durer quelquefois très longtemps, des semaines et même des mois. Ils constituent alors le tableau de ce qu'on décrit sous le nom de folie, de manie hystérique, dont un des caractères est l'amnésie presque complète ou même complète au sortir de l'attaque, contrairement à ce qui se passe en général dans la manie franche, tandis que la mémoire est souvent exaltée pendant l'accès lui-même pour tout ce qui lui est antérieur.

Cette question de l'amnésie consécutive à l'attaque somnambulique nous amène tout naturellement à l'amnésie de l'attaque hystérique convulsive, quelle que soit la forme qu'elle affecte. Les hystériques perdent complètement le souvenir de leurs attaques convulsives. Ils se souviennent fort bien des prodromes et de la façon dont ils sont tombés. Mais tout ce qu'ils ont fait depuis le moment de leur perte de connaissance est oublié. Il en est de même, du reste, des phases passionnelles et délirantes, avec cette différence toutefois qu'on peut souvent en réveiller le souvenir par l'hypnotisme. Sous ce rapport, les deux premières phases ne sont pas non plus complètement perdues, car on peut les faire reproduire par la suggestion hypnotique. D'ailleurs, la régularité et l'identité des attaques entre elles montrent bien qu'il y a des associations dynamiques très fortement établies entre les différents phénomènes qui se développent toujours dans le même ordre chez le même sujet.

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