‹ Les Troubles Oculaires dans la Chorée de SydenhamChapitre 12 sur 44 · FER / EL · texte numérisé non relu

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leur rôle ,.dans la,pathogénie. des iñiouvements|cho-

.réiques:. Nous ajouterons: [à la fit) de: cé chapitre

quelques mots.surdes paralysies des muscles:de d'œil dans les chorées paralytiquesiir3T 404190 91, Stewens d'Albany, le premier.attiral'attention sur

les troubles. de, réfraction et-leur rôle : étiologique

.permétropie, domine la;pathogénie de la chorée:Il y

a d’abord.effort, d'accommodation;asthénopie;ipuis la .répélition derces. ,excitations ipériphériquessreténtit sur l’encéphale, et Findividu, dévient ‘choréique!‘Dès

lors point n’est hesoin desoumettre le malade-à! f'influence du ,bromure:de,potassium,: du chloräl; à la

.:gymnaslique,,à l'hydrothérapies La! ténotomies Le

. Port de lunettes appropriées: résument'tonticle traitement. de. cette affection: /Cette théorie;:exposéecà la

New-York. Neurological Societyine rallia querpeu de partisans. D'ailleurs, sur cinq cas présentés par Ste-

Wens;el:traités selon.sa. méthode; -un:seul fut guéri. .1Ces résultats militent.bien. peu,.par-eux-mêmes, en faveur d'une telle;opinion: 1,

1 5acbs,, d'autre «paït,, dans ‘le Medical News du 8ojuillei 1904, s'élève. à|son tour contre cette hypothèse. Dans cet article sur les relations entre l’épilepsie, la chorée et autres troubles nerveux et les affections 6cütäires, il conclut que celles-ci n’ont généralement aucune part dans la pathogénie de

-Mépilepsie;de:laæhorée et du tic convulsif, qu'il faut »1Se-garder. dé leur-attribuer, ainsi que le font certains

ORAN sb «

oculistes, un rôle démesuré dans la genèse de’la plupart des maladies. à

On ne comprend pas bien commient de simples troubles oculaires, portant sur la réfraction, pourraient occasionner une affection dont la gravité peut aller jusqu’à provoquer. une issue fatale. D'aucune façon cette théorie ne peut expliquer des lésions telles que l'endocardite, la myocardite, la péricardite, le délire, la fièvre, les embolies cérébrales, un état de mal comme cela se voit dans la danse de Saint- Guy.

Réunissant en bloc les observations où l'œil fut examiné, nous trouvons : 1 fois de l’astigmatisme, (Obs. XXII), 1 fois de la myopie (Obs. IX), soit deux cas sur trente. |

Il n’est pas prouvé de la moindre façon que ces troubles, dans les deux cas, aient joué un rôle dans l'apparition de la chorée ; dans l'observation XXII la maladie fit suite à une grande frayeur el cette cause morbide suffit à expliquer l’étiologie de l’incoordination motrice choréique. Quant à l’observation 1X, la présence d’un souffle systolique permet de rejeter toute relation de cause à effet entre la myopie et les mouvements choréiques.

Une fréquence aussi restreinte vient encore à l’encontre des opinions de Stewens et ne justifie nullement ce que disent MM. Blocq et Grenet : que les troubles de la vision ne sont pas rares chez les choréiques et peuvent être considérés comme une cause

accessoire, occasionnelle de la maladie.

Ainsi donc, on est loin de trouver cette relalion étroite de cause à effet qui peut rattacher l’une à l’autre ces manifestations morbides et les faits sont loin de se soumettre à la Règle de Bâcon nécessaire à l'établissement du rapport de causalité : « Ablata causa, ‘tollitur effectus. »

La musculature oculaire peut-elle être intéressée : 1: la paralysie dans certaines formes de chorée ?

Avec M. P. Blocq, avec Michel(r), nous distinguerons les paraiysies dans la chorée et la chorée molle. Dans le premier cas, il s'agit d’une parésie plus ou moins prononcée que l’on observe à peu près chez tous les choréiques : ces troubles précèdent, accompagnent ou suivent l’incoordination motrice, et sont toujours de faible intensité, ce sont des mono, hémi ou paraplégies fugaces,

Dans le second cas, l'impuissance motrice est intense, tout à fait complète. Son rôle devient d'’autant plus prépondérant que ies convulsions ne sont plus ou sont à peine manifestes. Elle débute insidieusement, pour arriver à la généralisation, affectant le type de la paralysie flasque des quatre membres, du cou, du larynx. Sa régression est lente.

Dans l’une comme dans l’autre de ces formes morbides, on n’a jamais décrit de troubles paralytiques de l’œil. Déjà Todd, en 1856, avait reconnu l’in- : tégrité fréquente de la face et écrit que, si celle-ci

1. Michel. Paralysies dans la chorée. Thèse de Paris, 1903-1904.

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était atteinte, elle l’était peu. C’était pour lui un caractère distinctif des paralysies choréiques.

Dans aucune des 57 observations de la thèse de Michel l'abolition de la motilité oculaire n'est signalée.

Nous sommes en droit, semble-t-il, d'émettre la proposition suivante : Les paralysies oculaires sont exceptionnelles aussi bien au cours des chorées a vec manifestations paralytiques' qu'au cours des chorées molles.

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