‹ Les Troubles Oculaires dans la Chorée de SydenhamChapitre 20 sur 44 · C... Marie, couturière, vingt ans, née à Oullins · texte numérisé non relu

C... Marie, couturière, vingt ans, née à Oullins

Chorée grave, ayant débuté par une douleur dans l'épaule gauche, puis dans l'épaule droite, les genoux, le cou-de-pied, les doigts, délire faisant suite à de la céphalée frontale, enfin apparition des mouvements choréiques arythmiques à la face, à la langue, aux membres.

A cela s'ajoutent des crises de nerfs; mouvements convulsifs avec gris, grincements de dents, sans écume aux lèvres, ni morsure de la langue, ni incontinence d'urines ; pas de perte de connaissance, terminaison par des pleurs.

La sensibilité est diminuée d’une manière générale.

Le réflexe muqueux conjonctieal est conservé mais faible.

Le réflexe cornéen est normal.

Le réflexe pharyngien est faible.

Zones hyslérogènes. — Hyperesthésie très marquée, ovarienne et mammaire.

Pas de troubles trophiques.

Les organes des sens n'offrent rien de particulier.

Rien aux organes splanchniques. La parole est gênée, la malade ne donne pas de réponse.

Le traitement se résume en extrait thébaïque, chloral, puis cacodylate de soude en injections.

Guérison le 4 novembre 1906, deux mois après son entrée

à l'hôpital.

OBSERVATION IX (Résumée)

(Même source.)

V.. Louise, quinze ans et demi, entrée à l'hôpital le 11 août 1900.

Antécédents héréditaires. — Père alcoolique, mère bien portante. Huit frères etsœurs dont quatre morts(deux mortnés, fœtus de sept mois).

Antécédents personnels. — Née à terme, elle marche à un an et demi. ”

Premières règles à treize ans. Convulsions de un à trois ans à dix reprises ; rougeole à sept ans ; scarlatine à treize ans, pas de rhumatisme.

-Impressionnable. Jamais de crises, jamais de sensation de boule. Jamais de terreurs nocturnes. Délire pendant -la scarlatine. y

Depuis trois mois, changement dans le caractère de l’enfant, faiblesse progressive de la jambe et du bras gauche, puis insensiblement dans ces deux membres elle fut prise de mouvements incoordonnés. -

14 juillet 1900.— Sans autre cause que l’ablation d’une dent, aux dires du père, crise de rire, puis crise de larmes, délire enfin.

Les membres, la tête, la face sont agités de mouvements.

La parole est gènée, la langue fait entendre des claquements et des bruits de succion. Grandes inspirations pen-

dant la phonation.

Los r es

La sensibilité cutanée est diminuée dans son ensemble surtout au niveau des deux avant-bras pour la piqûre et le tact. La sensibilité à la chaleur et au froid est à peu près normale.

Réflexes :

a) l'endineux rotuliens normaux, ainsi que les réflexes

du bras et de l’avant-bras et le massétérin.

b) Le réflexe cutané plantaire aboli des deux côtés.

Le réflexe abdominal semble normai.

c) Le réflexe muqueux conjonctival est diminué.

Le réflexe cornéen paraît normal.

Le pharyngien est très diminué.

Zones hystérogènes. — Très marquées, surtout une zone ovarienne gauche, deux zones mammaires et sus-épineuses.

Pas de troubles trophiques.

Organes des sens :

Œil. — Musculature normale, pas de nystagmus malgré une grande mobilité des globes oculaires.

Pupilles égales.

Réflexes pupillaires normaux.

“Le réflexe lumineux est paresseux à gauche.

A cuité visuelle. — 1/6. Myopie accentuée.

Le champ visuel, non déterminé.

Troubles psychiques :

Parole gênée,

Mémoire non diminuée, .* L'attention diminuée, mobilité de caractère.

Pas de troubles sphinctériens.

Auscultation du cœur. — Soufle systolique rude à la

pointe se propageant dans l’aisselle : il ne s’exagère pas dans

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