‹ Les Troubles Oculaires dans la Chorée de SydenhamChapitre 29 sur 44 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

(Rousseau — Thèse de Bordeaux, 1895-1896.)

Eugénie M..., neuf ans, entrée le 16 juillet 1891, salle Blache, n° 98, service du Dr Cadet de Gassicourt, à Trousseau.

Antécédents héréditaires. — Père alcoolique, caractère emporté, a eu une atteinte de rhumatisme. Mère très colérique, non rhumatisante, a eu six enfants, trois sont morts (deux de convulsions, le troisième de coqueluche). Grandsparents maternels bien portants, non rhumatisants.

Antécédents personnels. — Née à terme, élevée au sein, n’a marché qu'à quinze mois. Rougeole à sept ans, coqueluche à huit ans. La chorée débute, sans cause, il y a quinze jours et s'aggrave depuis quatre jours. Le caractère avait changé depuis trois mois, était devenu mauvais et méchant. L'enfant était boudeuse, répondait quand on la réprimandait ; triste et morose, elle refusait de jouer et perdait son entrain. Ses sentiments affectifs envers ses frères et sœurs disparaissaient. Elle les repoussait, les rudoyait, les battait même et abusait de son âge pour les brutaliser, elle qui, auparavant, était douce, gentille, aimant ses frères.

Ces désordres psychiques augmentèrent au fur et à mesure que la chorée approchait. Quand elle disparut, ils semblèrent s’atténuer, mais persistèrent encore. La parole est embarrassée depuis quatre ou cinq jours par une chorée linguale.

Sensibilité et réflexes normaux.

Chorée irienne accusée.

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