‹ Les Troubles Oculaires dans la Chorée de SydenhamChapitre 36 sur 44 · OBSERVATION XXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIV

Madeleine D..., âgée de onze ans, lit n° 3, entrée à la salle Parrot le 23 décembre 1907.

Antécédents héréditaires. — Mère bien portante.

Père neurasthénique depuis cinq ans.

Il y a eu quatre enfants, dont deux morts de méningite.

La mère n'a pas fait de fausses couches.

Antécédents personnels. — Cette fillette de onze ans est atteinte de chorée depuis cinq jours, elle a marché à onze mois, a eu ses premières dents à un an, la rougeole à deux ans.

Les mouvements choréiques ont pour siège la jambe, le bras gauche et la face.

Le cœur présente un souffle systolique à la pointe, moins. intense dans la position assise.

Le traitement fut le suivant : 1 gramme d’antipyrine.

L'enfant présente de l'anesthesie cornéenne et conjonctivale, de l'abolition du réflexe pharyngien; les réflexes patellaires sont conservés, peut-être un peu vifs.

Lorsqu'on recherche le signe de Babinski, on constate que

EX Roue la première phalange du gros orteil droit se fléchit, tandis que la première phalange du gros orteil gauche reste immobile. L’antipyrine fut supprimée le 14 janvier, et remplacée par des doses croissantes de bromure du 17 au 20 janvier, puis 3 grammes jusqu’à guérison complète.

L'examen des yeux, fait par M. Terrien, ne donna pas d'autres résultats que les suivants :

Les réflexes pupillaires sont normaux, le fond de l'œil n'offre rien de particulier, l'acuité visuelle est égale à 1 de chaque côté.

L'enfant sort guérie le 17 février 1908.

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