CONCLUSIONS
1° Exception faite de l’anesthésie conjonctivale et de l’abolition du réflexe qui y est liée, on peut dire que les troubles oculaires sont rares au cours de la chorée ;
2° L’iritis est exceptionnelle ; elle est d'origine rhumatismale et occupe la même place dans le tableau clinique que les complications endopéricardiques et pleurales. Elle comporte un pronostic assez sévère. Pour expliquer sa rareté on peut invoquer le peu de fréquence de l’iritis en général chez l’enfant ;
3° Les troubles du réflexe pupillaire ne font pas partie de la symptomatolo gie de la chorée ;
4° L’abolition du réflexe conjonctival à laquelle se joint souvent l'abolition du réflexe pharyngien se voit assez fréquemment ; nous l’avons notée 15 fois sur 20 ;
5° Sa signification étant encore discutée, il est difficile de lui attribuer actuellement ia moindre valeur séméiologique ;
6° Les divers troubles pupillaires signalés par les auteurs sont exceptionnels. Sur 27 cas nous avons trouvé en effet 2 fois de la mydriase, 2 fois de l’irrégularité de la pupille, 3 fois de l’hippus ;
7° En ce qui concerne ce dernier symptôme, son inconstance même empêche de lui accorder la moiïndre importance diagnostique pour différencier la chorée des tics ; |
8 Les alternatives de contraction et de resserrement de la pupille nous ont paru être un phénomène physiologique en rapport avec les variations de l’accommodation ;
La chorée de l'iris est donc une rareté ;
9° La névrite optique est plus qu'exceptionnelle et doit être rattachée à l'infection ;
10° La théorie de Stewcns doit être rejetée ; car les troubles de la réfraction ne suffisent en aucune facon pour expliquer les diverses particularités étiologiques anatomiques et cliniques de lachorée ;
11° Enfin les paralysies oculaires ne se rencontrent pas au cours des chorées paralytiques.
Vu : le Président de la thèse,
HUTINEL Vu : Le Doyen,
LANDOUZY Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur