‹ Les Troyens à CarthageChapitre 18 sur 39 · CHASSE ROYALE ET ORAGE · texte numérisé non relu

CHASSE ROYALE ET ORAGE

Une forêt vierge d'Afriqup , an matin. An fond, on rocher très* élevé. Au bas et à gauche du rocher, l'ouverture d'une grotte. Un petit ruisseau coule le long dn rocher et va se perdre dans un bassin naturel bordé de joncs et de roseaux.

Deux naïades se laissent entrevoir un instant et disparaissent ; puis on les voit nager dans le bassin. Chasse royale. Des fanfares de trompe retentissent an loin dans la foret. Les naïades effrayées se cachent dans les roseaux. On voit passer des chasseurs tyriens, Ascagne traverse le théâtre à la course- Le ciel s'obscurcit, la pluio tombe. Orage grandissant. Bientôt la tempête devient terrible, torrents de pluie, grêle, éclairs et tonnerres. Appels réitérés des trompes de chasse au milieu du tumnlta ««s éléments. Les chasseurs se dispersent dans toutes les directions ; en dernier lieu on voit paraître Didon velue en Diane chasseresse, l'arc à la main, le carquois sur l'épaule et Énée en costume demi-guerrier. Ils entrent dans la grotte. Aussitôt les nymphes des bois paraissent les cheveux épars an sommet du rocher, et vont et viennent en courant, en poussant des cris et faisant des gestes désordonnés. Au milieu de leurs clameurs, on distingue de temps en temps le mot : Italiel Le ruisseau grossit et devient une bruyante cascade. Plusieurs autres chutes d'eau se forment sur divers points dn rocher et mêlent leur bruit au fracas delà tempête. Les Satjres et les Sylvains exécutent avec les Faunes des danses grotesques dans l'obscurité. La foudre frappe un arbre, le brise et l'enflamme. Les débris de l'arbre tombent sur la scène. Les Sa\yres, Faunes et Sylvains ramassent les branches enflammées, daiueut en les tenant à la main, puis disparaissent avec les nyniph's dans les profondeurs de la forêt. La teinbûltt se calme.

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