‹ Les truands; drame en cinq actes, en versChapitre 49 sur 104 · ACTE III. SCi:>E III. 8c · texte numérisé non relu

ACTE III. SCi:>E III. 8c

FLORA , en minaudant.

Oh! non, de grâce!

MAllION.

Si, ma belle! Eh! je l'eus, comme toi, la beauté, La chair de fleur, au carmin velouté, Les yeux riants et la peau blanche et grasse.

Laisse faire, et que le temps passe.

Et tous ces fiers trésors de volupté.

Belle, il t'en restera ce qui m'en est resté.

ROBIN COSTEAU

Allons, allons! Pas de mélancolie,

La mère, et ravale ton fiel!

En attendant, elle est jeune et jolie Et très bonne aux truands, voilà l'essentiel.

FLORA

Oui, -Marion, sans rancune!

Et si d'un peu de pécune La Flora peut t'obliger, Elle le fera, la mère.

Et, malgré ta bouche amèrc, Doucement, d'un cœur léger.

(Elle prend sa Iwursc [)otir y fouiller.)

go LES TRUANDS.

MARION, donnant une tape sur la bourse qu'elle envoie de l'autre côté du théâtre.

Tu seras plus que moi, peut-être, besogneuse, Je n'attends pas encor l'aumône pour manger.

ROBIN COSTEAU

Eh ! ne lui sois pas si hargneuse !

Elle a travaillé là-bas.

Sais-tu pour qui? Pour le gas.

MARION, ravie.

C'est vrai ?

LE GOURET, curieux.

Comment?

ROBIN COSTEAU, à Gouret et aux deux truands.

Vous trois, allez donc par la berge Jusqu'à l'endroit d'où l'on entend Ce qui se passe dans l'auberge De Tabuteux le Malcontent.

C'est là que la Mignote en dansant et chantant Doit occuper les sergents du vidame.

Vous verrez s'ils sont bien en train.

Par contre, au large du chevet de Notre-Dame,

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