ROBIN GOSTEAU, MARION, FLORA
MARIOX.
Alors, c'est vrai, la Flora, Que pour mon gas on travaille?
«)2 LES TRLA^DS.
FLORA, modestement.
Mon Dieu! oui, vailie que vaille!
Oh! ça vaut cher, ce qu'elle a fait!
FLORA
Non pas! Peu de chose, en effet.
Monsieur le grand-prévôt, Hugues d'Estou te ville, Pour le quart d'heure est dans ma chambre, emprisonné,
Après avoir, par mes ordres, donné Congé de nuit à cent des archers de la ville.
MARIO?f.
Par tes ordres! Comment cela?
FLORA
Mais simplement Parce que je suis belle et qu'il est mon amant. Tout grand-prévôt qu'il est, je le tiens à ma ligne.
Je n'ai donc qu'à faire un signe Pour que soit aussitôt ce que je veux qui soit. A tout le monde il donne la consigne; Mais c'est de moi qu'il la reçoit.
A en: III. — sci:\E iv. 98
M\1U()\? aigrement.
Et c'est souvent Robin qui te la souffle?
RORl> COSTEAl.
Ne t'en plains ce soir. C'est pour ton ficu.
FLOUA.
Oui; car en ce moment, devant mon feu, Notre grand-prévôt ronfle à griller sa pantoufle; Après quoi, rouge, il se mettra dans mon lit bleu, Espérant l'heure du berger (pauvret, mon Dieu!) Sous l'orme de la camoufle; Et cependant les truands et ton gas, S'il leur arrive tracas Et d'en découdre avec les rousses,
Sont sûrs d'avoir en tous cas Cent archers de moins à leurs trousses.
C'est admirable !
KOBIN COSTEAU.
Bon ! ce n'est pas tout cncor.
()'» LES TRLA^NDS.