‹ Les truands; drame en cinq actes, en versChapitre 51 sur 104 · ROBIN GOSTEAU, MARION, FLORA · texte numérisé non relu

ROBIN GOSTEAU, MARION, FLORA

MARIOX.

Alors, c'est vrai, la Flora, Que pour mon gas on travaille?

«)2 LES TRLA^DS.

FLORA, modestement.

Mon Dieu! oui, vailie que vaille!

Oh! ça vaut cher, ce qu'elle a fait!

FLORA

Non pas! Peu de chose, en effet.

Monsieur le grand-prévôt, Hugues d'Estou te ville, Pour le quart d'heure est dans ma chambre, emprisonné,

Après avoir, par mes ordres, donné Congé de nuit à cent des archers de la ville.

MARIO?f.

Par tes ordres! Comment cela?

FLORA

Mais simplement Parce que je suis belle et qu'il est mon amant. Tout grand-prévôt qu'il est, je le tiens à ma ligne.

Je n'ai donc qu'à faire un signe Pour que soit aussitôt ce que je veux qui soit. A tout le monde il donne la consigne; Mais c'est de moi qu'il la reçoit.

A en: III. — sci:\E iv. 98

M\1U()\? aigrement.

Et c'est souvent Robin qui te la souffle?

RORl> COSTEAl.

Ne t'en plains ce soir. C'est pour ton ficu.

FLOUA.

Oui; car en ce moment, devant mon feu, Notre grand-prévôt ronfle à griller sa pantoufle; Après quoi, rouge, il se mettra dans mon lit bleu, Espérant l'heure du berger (pauvret, mon Dieu!) Sous l'orme de la camoufle; Et cependant les truands et ton gas, S'il leur arrive tracas Et d'en découdre avec les rousses,

Sont sûrs d'avoir en tous cas Cent archers de moins à leurs trousses.

C'est admirable !

KOBIN COSTEAU.

Bon ! ce n'est pas tout cncor.

()'» LES TRLA^NDS.

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