‹ Les truands; drame en cinq actes, en versChapitre 67 sur 104 · ROBIN COSTEAL, MARION, LA MIGNOTE · texte numérisé non relu

ROBIN COSTEAL, MARION, LA MIGNOTE

ROBIN COSTEAU

Eh ! non, je n'avais pas, vieille, le cœur à rire. En lui disant cela si bref, hier.

Je riais jaune, va ; mais sans en avoir l'air. Au fond, je n'étais pas plus fier Qu'un poisson dans la pocle à frire.

Seulement, quoi? Fallait-il, devant lui, Donner en mots d'une aune à la potence Tout ce qu'elle a de sinistre importance?

Je ne crois pas. Il en aurait eu trop d'ennui.

A son âge, on tient dur encore à l'existence.

Il fallait cependant, c'est ce que j'ai voulu,

Lui l'aire entendre, et net, sans simulacre, Qu'il s'est, en tuant l'archidiacre, Conduit comme un liustuberlu.

Et je tiens à ce qu'on le lui dise et redise,

Afin que, honteux de sa balourdise, 11 consente à rester caché jusqu'au moment Où je l'aurai réparée.

L\ MIGNOTE

Et comment?

nOBI?J COSTEAU.

Ça, petite, c'est mon affaire.

( La Mignotc, à partir de ce moment, s'isole, réfléchissant ;i cette réponse.) >lVRIO>-.

Mais où peut-on le cacher sûrement ?

IIOBO COSTEAU.

J'ai chargé Thibault de le faire.

MARION

Il ne le fera pas bien.

Ir

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