‹ Les truands; drame en cinq actes, en versChapitre 82 sur 104 · ACTE IV. SCÈ>E Vil. l5l · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCÈ>E Vil. l5l

ROBIN COSTEAU

Je dis : u Oui, c'est moi ! » mais sans jactance.

MARION THIBAULT et LA MKiNOTE.

Comment !

HUGUES d'eSTOUTEVILLE.

Bien! Aveu vaut sentence.

ROBr\ COSTEAU, vivement, aux trois siens, et bas.

Vous, ne bougez ! Muets et sourds !

Il s'agit de gagner pour le gas quelques jours.

HUGUES d'eSTOUTEVILLE.

Que leur dis-tu tout bas?

ROBIN COSTEAU, négligemment.

Des riens sans importance, Des riens qu'on aime pourtant A dire aux siens en partant.

Quand on part pour la potence.

HUGUES d'eSTOUTEVILLE.

C'est fini?

i5a LES TRUANDS.

ROBIN COSTEAU

Si tu veux!

HUGUES d'eSTOUTE VILLE.

Alors, en route !

(Aux sergents.)

Vous, Happez-le !

(Des sergents saisissent brutalement Robin Costeau.) RORO COSTEAU.

Là ! Tout doux ! Tout doux !

HUGUES d'eSTOUTEVILLE.

Boutez-lui rude corde aux mains.

ROBO COSTEAU.

Non, par ma fine.

Pas trop rude î J'ai la peau fine.

HUGUES d'eSTOUTEVILLE.

Une autre au col.

ROBIN COSTEAU, minaudant.

Ah î . . . pas encor !

(Avec une expression extrêmement comique.)

Gros inhumain !

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