‹ Les truands; drame en cinq actes, en versChapitre 86 sur 104 · ACTE IV. SCÈ>E X · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCÈ>E X

VILLON, descendu en scène.

Et moi, je ne dirai donc rien> Ah! siî...

(Très rapidement jusqu'à la fin.)

Lui parti, je m'élance.

Trop tardî Maison cernée! Un des sergents Me dit qu'on vient ici prendre des gens Pour les pendre. Je perds la lé le.

(Désignant Michault.)

Je cours chez lui. Je lui dis tout. Nous sommes fous.

Il sort comme une tempête.

Il crie : « Etre avec eux! » « Avec eux! » je répète. Il n'a qu'une idée : être ici.

Moi de même. Et nous voici.

(.V Hugues d'Estouteville, avec une gravité huilescjue.)

Maintenant, mon vieux roi Gharle, Puisque tu veux parler, parle!

HUGUES d'eSTOUTE VILLE, désignant Michault.

Quel est cet homme?

MVIUON, douloureusement.

C'est mon enfant.

l58 LES TRUA]\DS.

ROBO COSTEAU, simplement.

Notre enfant.

HUGUES d'eSïOUTEVILLE, à Michault, en désignant Robin Costeau.

Tu viens crier merci pour lui? Point ne l'espère. Fais-lui tes adieux, à ton père.

Il sera mort demain au jour levant.

MICHAULT, lentement.

Je ne crois pas, messire.

(Il descend lentement l'escalier.) ROBIN COSTEAU, bas, à la Mignote, pendant que Michault descend.

Oh ! qu'il se taise ! . . . Tâche Qu'il puisse le comprendre ! Un geste ! Un signe ! Mieux ! Un regard! Il fera ce que voudront tes yeux.

LA MIG^îOTE, bas, à Robin Costeau.

Quoi! Tu veux que je l'aime, et tu veux qu'il soit lâche!

MICHAULT, en bas, à Hugues d'Estouteville.

Donc, messire, c'est lui qu'on arrête?

HUGUES d'eSTOUTEVILLE.

Oui.

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