SCÈNE III
Les Mêmes, UN SERGENT, VOIX à la cantonade.
VOIX, à la cantonade, encore lointaines.
Sus î Sus ! A mort ! A mort I
ROBIN COSTEAU
Qu'est ceci, bon sergent?
RAGUYER
Point ne le sais.
UN SERGENT, accourant.
Alerte! Alerte!
Ce sont gueux armés nous chargeant.
RAGUYER, indigne.
Nous chargeant, nous, gens du roi!
LE SERGENT
Certe.
l86 LES TRUANDS.
VOIX ù la cantonade, moins lointaine
Tue! A morti
LE SERGENT
Le poste du bois Est déjà mis en déroute.
Et nous allons de même être aux abois.
voix à la cantonade, plus proches.
Truands à la rescousse !
ROBIX COSTEAU, avec joie, se contenant.
Ah!
LE SERGENT, -emmenant Ragayer vers le fond et lui désignant le bois à droite.
Vois! Barrant la route.
Voici qu'ils sont, en vrais soudards, Alignés par lignes complètes, Et qu'ils posent flèches et dards Aux cordes de leurs arbalètes.
RAGIYER.
C'est, ma foi, vrai!
(A ses hommes, réunis au fond.)
Chargeons ! Mon tj oie et Saint-Denis !