‹ Les truans, drame en cinq actes, en vers;Chapitre 21 sur 107 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

Et

même

une ménagère.

Vo

us rignoriez?

iniBALLT.

En effet

VILLO?î.

Tant mieux pour vous! Car c'est une mégère.

Elle lui brode ici des jours tissus D'ortie et de chardons avec du bren dessus.

Cette gueuse autrefois (m'a-t-on dit à l'école). Celle dont il eut cet enfant, Avait nom Marion l'Idole.

L'Idole! Oui, je l'ai vue en arroi triomphant; Et je la croyais morte en prison, comme folle.

VILLON

Folle, elle l'est encor plus qu'à moitié.

Surtout les jours qu'elle a par trop vidé sa fiole ; Et quand sa tête alors s'envole à la venvole...

THIBAULT

Je vois cela d'ici, c'est lui qui la console

'ia LES TRUA>DS.

En souvenir de leur vieille amitié.

Comme c'est bien, qu'il «lit cette pitié!

VILLON

Eh! non, ce n'est pas bien! Car, pleine de rancune,

Elle n'en a pour lui reconnaissance aucune.

Elle et son gas, et l'un plus que l'autre impudents. Sont toujours après lui^omme Chiens hargneux montrant les dents.

De reproches, de cris, d'exigence, on l'assomme, Et l'on fait de sa vie, en somme,

l^aradis au dehors, un enfer au dedans.

THIBAULT

Et pourquoi reste-t-il avec ces chiens grondants?

VILLO?î.

Il aime son fils, le pauvre homme!

THIBAULT

Si triste alors que lui soit la maison,

En y restant il a raison.

Mais le temps passe à la bavarderie.

Allons voir Robin, je te prie.

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