SCENE
Et
même
une ménagère.
Vo
us rignoriez?
iniBALLT.
En effet
VILLO?î.
Tant mieux pour vous! Car c'est une mégère.
Elle lui brode ici des jours tissus D'ortie et de chardons avec du bren dessus.
Cette gueuse autrefois (m'a-t-on dit à l'école). Celle dont il eut cet enfant, Avait nom Marion l'Idole.
L'Idole! Oui, je l'ai vue en arroi triomphant; Et je la croyais morte en prison, comme folle.
VILLON
Folle, elle l'est encor plus qu'à moitié.
Surtout les jours qu'elle a par trop vidé sa fiole ; Et quand sa tête alors s'envole à la venvole...
THIBAULT
Je vois cela d'ici, c'est lui qui la console
'ia LES TRUA>DS.
En souvenir de leur vieille amitié.
Comme c'est bien, qu'il «lit cette pitié!
VILLON
Eh! non, ce n'est pas bien! Car, pleine de rancune,
Elle n'en a pour lui reconnaissance aucune.
Elle et son gas, et l'un plus que l'autre impudents. Sont toujours après lui^omme Chiens hargneux montrant les dents.
De reproches, de cris, d'exigence, on l'assomme, Et l'on fait de sa vie, en somme,
l^aradis au dehors, un enfer au dedans.
THIBAULT
Et pourquoi reste-t-il avec ces chiens grondants?
VILLO?î.
Il aime son fils, le pauvre homme!
THIBAULT
Si triste alors que lui soit la maison,
En y restant il a raison.
Mais le temps passe à la bavarderie.
Allons voir Robin, je te prie.