ACTE II. SCENE VIII
MICHAULT, extasié, puis lui serrant les mains, puis humblement •
Moi ! moi ! . . . Ha ! merci, père ! ... Et pardon, si tantôt. . .
ROBIN COSTEAU
Laisse donc! Je te rends heureux. Donc, je me venge,
LA MIGNOTE
ATi ! c'est là tout Robin Costeau !
MAIUO-N.
Enfin, le voilà donc un loup, mon louveteau !
TmBAULT.
Le cadeau, certe, est étrange !
VILLON
Mais de quelle âme il le lui fait!
THIBAULT
Une âme d'ange !
(Tous entourent Robin en le cûlinant.) ROBIN COSTEAU.
Et voilà de nouveau qu'à vous tous on le mange
72 LES TRUATïDS.
De caresses et de mamours, Ce vieux Robin Costeau que Ton aime toujours, Même barbon, même malade ;
(A Michault.)
Non pour ses lauriers, va ; car de telle salade
On couronne aussi le jambon.
Et pourquoi donc? Tiens, fils, donne-moi Taccolade, Et ton cœur l'apprendra sur le cœur du barbon, Et Villon peut en faire un refrain de ballade. Si vous Taimez, c'est parce qu'il est bon !
RIDEAU