SCÈNE IX
Les Mêmes, MICHAULT.
MIGUAULT, qui dégringole du pont en sautant.
Non, ils ne sont plus tanti J'en ai mis quelques-uns par terre.
MARION, l'embrassant avec frénésie.
Mon gas ! Mon enfant !
ACTB III. SCENE IX. ii3
MICIIALLT.
Chut! il faut se taire.
Des renforts sont par là, rôdant, soudards du roi. Qui courent sus à nos fuyards en désarroi.
ROBIN COSTEAL.
Quoi! les lâches...
MICHAULÏ.
Surpris! Va, ce n'est pas leur faute !
IlOBIN COSTEAL.
Mais toi?
MICHAULT
Moi, père, devant toi, Je puis parler tête haute.
Seul contre cinq, je les ai décousus, et bien !
ROBIN COSTEAL, avec adiniralion.
Non '}
MICHAULT
Si ! Chacun d'un coup.
Il'l LES TRUAKDS.
ROBIN COSTEAU, même jeu.
Ah!
MARION, s'apercevant que Michault est blessé.
Blessé !
MICHAULT
Ce n'est rien.
ROBIN COSTEAU, raccolanl.
A la bonne heure 1 Viens, fiston, viens, qu'on t'embrasse! Tu n'as pas peur, toi !
MICHAULT
Je suis de ta race.
Mais ce n'est pas tout. Attends !
Eh ! qu'as-tu fait de plus ?
MARION
Tais- toi donc, qu'il le dise!
MICHAULT, très lyrlquement.
N'ayant plus devant moi de combattants.