ACTE IV. SCENE III
THIBAULT, solennel.
Non, pas moi; mais bien le privilège De r Université sur qui rien ne prévaut.
ROBIN COSTEAU
Privilège par quoi, comme par sortilège.
Se cassent tous les nez contre Thuis du Collège, Même le nez du grand prévôt.
MARIOX, à demi convaincue.
C'est vrai, cela?
THIBAULT, fièrement.
Mais oui !
ROBIN COSTEAU, ù Marion.
Tu vois donc, niquedouille.
Qu'il ne faut plus rêver noir comme tu rêvais. Monsieur le grand prévôt peut faire le mauvais. Chasse au pendu, mon vieux ! Tu reviendras bredouille ! Vers ton gibier de mort déjà tu salivais; Mais tu vas voir tourner tes funèbres civets En eau de boudin et brouet d*andouille.
l3o LES TRLA^iDS.
THIBAULT, se frottant les mains.
Gaudeamus !
ROBO COSTEAU.
Eh bien! la mère, est-ce à ton gré?
A s- tu le cœur moins chaviré?
MARIO^
Oui, par exemple.
ROBIN COSTEAU, allant à la Mignote dans son coin.
Et toi, tu ne dis rien, fillette?
LA MIGNOTE
Je n*ai rien à dire.
Et pourquoi Garder la mine inquiète Alors que tous, on est coi?
LA MIGNOTE
Moi, je songe à ton sort quand personne n'y songe.