ACTE IV. SCÈ>E IV
LA MIGNOTE
Tais-toi. Pourquoi tuer mon rêve?
Pour que l'autre naisse et s'achève Comme il doit s'achever, dans un jeune ciel bleu, Par le soleil d'aurore à qui tu dois ta sève. Puisqu'il la brûlera tout un long jour en feu. Tourne-toi vers lui! Regarde! Il se lève.
LA MIGNOTE
Mais je ne l'aime pas, lui!
ROBIN COSTEAU, qui va devenir de plus en plus paternel.
Si, petite, un peu.
LA MIGNOTE, avec un geste de dénégation.
Oh!
ROBIN COSTEAU
Même davantage.
LA MIGNOTE, même jeu.
Oh!
l38 LES TRUANDS.
ROBIN COSTEAU
Va, je suis sincère.
Tu Taimes.
LA MIGNOTE
Ne dis pas cela. Mon cœur se serre.
Tu l'aimes cependant, et plus que tu ne crois. Tiens, par exemple, hier, parlant de sa bataille, Quand il nous contait, beau, grand, bien pris dans sa taille. Le verbe fier, les regards droits.
Comment il déconfit la valetaille De ces sergents, et qu'il en avait tué trois...
LA MIGNOTE, vivement.
Non pas! Cinql
ROBIN COSTEAU
Ah! Tu vois, ses exploits, tu les goûtes.
LA MIGNOTE, confuse.
Mais...