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Les Tubercules des Ophrydées

larité habituelle. Comme j’en possède des exemples dans cette espèce et dans d autres, il convient de les réunir dans un nouveau chapitre tératologique qui s intitulera naturellement Zy oomorpho.se. Au sens strictement morphologique, le mot pélorie, dont l’acception est assez tlottante, serait avautageusement remplacé par le terme parallèle d\u:TiNoMnHPHOSE qui se comprend de lui-même. - I

Je ne m’étendrai pas pour le moment sur ce point. Remarquons seulement que la tleur qui vient d’ètre décrite a réalisé comme conséquence de la synanthie. une zygoniorpho.se plus parfaite

que l’actinomorphose concomitante.

Nous avons un vrai plan de symétrie et un seul. C’est 1 intersection des deux composantes coupant les pièces communes S*», E3, (A , SI. La symétrie est à peine troublée, sur la médiane par la légère imbrication des pétales, à droite par l’absence de 1 étamine répondant au pétale avorté, par le dédoublement de

1 étamine épisépale voisine et parles vestiges d’appareil sécréteur.

La zygomorphose dépend ici de la synanthie. Il n en est pas de même dans d autres cas observés chez la Capucine et ailleurs.

car M. |» ier re NO RÉCOURT.

La structure si particulière des tubercules des Ophrydées a donné lieu à de nombreuses interprétations, très différentes. Ainsi, tandis qu rmisch 1 les considérait comme résu tant de la concrescence de plusieurs racines adventices. Prillieux 2 pensait 1 1 1 'chaque tubercule est formé par une seule racine. Plus tard, I)e Bary 3 cite ces organes comme étant des racines à faisceaux

collatéraux entourés chacun d'un endoderme particulier, mais Morot* montre que ces prétendus faisceaux sont des stèles et

s appuie sur ce fait pour reprendre la théorie de la concrescence

!• iRMis-cci, beitragc zut Mol . uud Movph . der OrchideêH, 1853.

2^ PiULUREx, Bulbe des üphrydée» (Ann. Sr. Nal. Bot., 5° série, t. O.

186o). bonne la biblio^rapliio antérieure et l analyse. t. lu. Barn, t >')'yleichentltj .{Hulot/iir, 187’.

i. Morot, Sur les tubercules d’n^hrydées ^Bull. Soc. Bot., XXIX, 1882).

K XOBfiCOIRT.

qui devint dès lors classique et fut reproduite par tous les

traités. •, * •

Cependant, en 1898, Capeder 1 confirme les idées de Prillieux, par d intéressantes observations anatomiques.

Lu 1901, Holm 2 découvre la présence de plusieurs stèles dans les racines adventives non tubérisées de nombreuses espèces d Oplirydées américaines et plus tard, J.-H White \ reprenant 1 étude de ces espèces, démontre que, dans ces racines grêles ou il ne peut être question de concrescence, la structure observée est. sans aucun doute, la structure appelée « polystélique » par Van Tieghein et il étend cette interprétation aux

tubercules. • V j.)

us récemment, Stojanow v , dans un intéressant mémoire, complète les observations de Capeder sur les espèces euro

péennes et arrive également à la conclusion que les tubercules wSs Ophrydées sont des racines polystéliques.

Voici les résultats des recherches qu’à notre tour nous avons ^ites sur ce sujet. Elles confirment en grande partie celles de Stojanow, en les complétant ou les rectifiant sur quelques

Les espèces examinées furent : Orchts Mono I-.,

O. masc ula L.

hircinu

O. longibracteata Bivon., Himantofjlosxnm Spr., Üjthrys lutea Bivon., Sera/nas cordiyera L.,

dont les tubercules sont

lati folie

■IM coîiopsea Hich.; G. albida Bich., dont les tubercule

Inaes, et, en outre, Plalanlhem bifolia Beichb.

ps tul»ercules des Ophrydées naissent à la base d un bourgeon situé à l’aisselle d une des feuilles scarieuses de la partie inférieure de la tige-mère. Dans les espèces à tubercules O'oides, ce bourgeon est d abord composé d’un court rameau

1898^ A,>EI>ER? zur Entwicklunysgeschichte einiger ttrekideen (Flora,

.. HEu. IloLNf ( Root-structure of Nort h-American ter res trial Orchid' se v ‘ ’ ne J- JoUr!l of. Sc., vol XVm, 1004).

o, " *"”■ On polystelu in roots of Orchu/acetr (Univ. of Toronto

? * es ’ Biulogjcal séries, n 1 ’ 6. 190?■.

iîUfi) JAN,AV ’ l ber ,Iie vef JNative Fortpflanzung der Ophrydineen (Flora,

Rur /^ ne P arl ‘ e Ces résultats a été publiée précédemment : P. NobéCoutit, r. yy structure anatomique des tubercules des Ophrydées (C. Tt- Ac. Sc.

28 juin 1920).

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