‹ Les tumeurs de l'encéphaleChapitre 315 sur 338 · Voir p · texte numérisé non relu

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CONCLUSIONS

D’après la statistique que nous avons établie, en colligeant 400 cas de tumeurs encéphaliques, les malades succombent aux accidents primitifs de l’opération, dans la proportion de 19,5 p. 100. — C’est un pourcentage meilleur que celui indiqué par Yon Bergmann dans sa statistique (1899), où il s’élevait à 25 p. 100.

Le nombre des malades qui ont obtenu un bénéfice réel de l’intervention s’élève à 73,25 p. 100.

Les uns voient disparaître les douleurs si violentes de la céphalée, les vertiges, la torpeur intellectuelle, et s’améliorer leurs crises convulsives et leurs paralysies.

Un grand nombre, recouvrent complètement (60 p. 100 d'après Rohner de Nancy et Dupont) ou partiellement (18 p. 100), la vision.

Un examen sévère et consciencieux montre que 258 opérés sur 400, c’est-à-dire plus de la moitié (3 sur 4), ont eu des

AMÉLIORATIONS DURABLES OU des GUÉRISONS.

On possède des documents sur 134 d’entre eux, qui permettent d’affirmer qu’ils y ont gagné une prolongation de l’existence, assez souvent pendant plusieurs années : pour un certain nombre, la guérison paraît devoir être définitive.

Il ne faut pas oublier que dans près de la moitié des cas qu’on opère, il s’agit de sarcomes et de gliomes; et, nous n'obtenons pas de meilleurs résultats , pour ce genre de néoplasmes, dans les autres régions de l'économie.

Les progrès réalisés dans la technique opératoire, et dans la Sécurité et la rapidité de l'ouverture du crâne, permettent de bien augurer de l’avenir de la chirurgie cérébrale, en particulier de celle de I’ablation des néoplasmes.

Un certain nombre de chirurgiens préfèrent pratiquer, pour la recherche des tumeurs, la craniectomie, de manière à laisser la brèche ouverte, pour combattre les récidives.

D’autres font la craniotomie a lambeau, pour conserver au cerveau son organe de protection.

Cette dernière opération est plus rapide, et donne un jour plus grand-, mais il ne parait pas indispensable de l'étendre, dans tous les cas, à une moitié entière du crâne; comme pour la laparotomie, une ouverture de la moitié ou d’im tiers d’un côté du crâne, souvent paraît suffisante.

Les craniotomies, d’autre part, peuvent varier d’emplacement, selon le siège occupé par le néoplasme, et être latérales, FRONTALES, SAGITTALES, OCCIPITO-CÉRÉBELLEUSES, Selon divers procédés que nous avons décrits avec soin.

CONCLUSIONS

La nouvelle instrumentation avec les fraises permet de faire l’ouverture avec rapidité et sans danger pour la substance nerveuse : la scie à curseur et le ciseau, ou mieux encore la scie de Gigli, guidée par le conducteur de Marion, complètent son action.

La craniotomie n’est qu’une opération préliminaire : le chirurgien doit réserver une bonne part de sa sollicitude pour le temps délicat de la recherche et de l 'ablation du néoplasme du sein des centres nerveux (opération définitive).

Le plus grand nombre des extirpations de tumeurs encéphaliques a eu pour champ d’action la région motrice, où on relève 244 opérations.

Dans ces dernières années, les progrès du diagnostic le permettant, on s’est porté vers d’autres régions des hémisphères : on compte 54 cas d’ablations de tumeurs du lobe frontal, 43 dans les lobes pariétal, occipital, et temporo-spiiénoïdal et 59 pour le CERVELET.

TABLE DES MATIÈRES

Introduction

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