Partie movi ri ne du trigiiiu
Côté droit d(^ In paroi poster" couvrant jiresque complc'tf-' ment l'oriticei de l'uretOre droit.
OBSERVATIONS DE SARCOME DE LA VESSIE
OPÉRATION-
RÉ.SULTATS (JrÉEATOIRES
RÉCIDIVES
SYMPTOMES
REMARQUES
'aille hypogastrique.
'lusieurs extractions partielles à travers l'urèthre.
'aille hypogastrique.
Taille médiane.
Mort, Survie d'un jour.
Récidive chaquefois.
Cystite, péritonite purulente,pyélo-néphrite droite, hydronéphrose gauche.
On avait pratiqué l'extirpation de la verge pour un épithélioma et une taille périnéale pour des calculs qu'on ne trouva point.
Un mois après le début de la maladie symptômes d'occlusion intestinale. Ponction exploratrice à travers le rectum amena du sang. On diagnostiquait un hématome du bassin.
Malade entré en pleine pyohémie,meurt quelques joursaprès.
Vessie pesait 500 gr. paroi antérieure mesurait i cent, d'épaisseur.
Tumeur était bien indépendante de la prostate.
IMort 7 jours après de péritonite.
Mort. Survie de 2:î jours.
Début 2 ans avant par hématuries intenses.
Rétention. Urine pm-ulente. Hématurie.
Cas d'autopsie.
Taille périnéale.
raille hypogastrique.
l'aille liypogastrique.
Extirpé par les ciseaux.
Mort 3 mois 1/2 après de cachexie.
Mort le 21« jour après.
Symptômes de calcul vésical.
Hématra'ies.
Hématuries intermittentes. Rétention.
Coexistence avec le sarcome d'nne pierre phosphatique pesant 65 grammes.
Mort d'infection. Je dois ce cas il l'obligeance du professeur Dittel.
Je dois cette observation il l'obligeance du professeur Iversen.
112 TlMEUliS NÉES DU TISSU COXJOXCTIF
B. — M i/.r ailles.
Les nieilleures descriptions anatomiques de ces tumours ont été données par il. Guyon et par M. Thompson. Je n'ai pu étudier moi-même qu'uu seul cas de my.rome pur, représenté dans la planclie IX et dans la figure 25 qui en reproduit la structure histologique. Ces tumeurs sont d'ailleurs fort rares à l'état de pureté ; c'est ainsi que je n'ai pu trouver, établis par un examen histologique démonstratif, que le cas de Birkett (1), un autre décrit dans les Trnnsactioiis of the Pathological Society de Londres (vol. III. p. 127), appartenant au Musée St-Bartholomew, le cas de Sliattock (2), celui de Howard ilarsli (3) et les deux observations de M. Guyon. A ces 5 obserrations j'en ajoute une 6" (voir obs. 37).
Il est possible, comme le fait remarquer II. Fenwick f4) que souvent les myxomes aient été pris pour des sarcomes, car, comme ces derniers, les sarcomes sont fréquents dans le jeune âge et ont une tendance marquée, chez les fillettes, à sortir à travers l'urèthre. Je crois pourtant que l'erreur inverse doit être plus souvent commise et que des sarcomes sont pris pour des myxomes, car, comme ceuxci, les sarcomes offrent assez souvent une certaine ressemblance avec les polvpes muqueux des fosses nasales ; j'ai vu deux tumeurs où cette erreur avait été commise à l'examen macroscopique, et je pense que la plupart des 7 cas de myxome dont Sperling donne le résumé, étaient en réalité des sarcomes. Thompson a réuni 10 cas de myxome de la vessie ; il s'agit bien en réalité dans toutes ces pièces de tumeurs ayant l'apparence de myxomes, mais le microscope n'en a démontré la vraie structure que dans 3 cas.
Les deux faits qui dominent l'histoire des myxomes de la vessie sont : d'une part, leur existence chez l'enfant ; d'autre part, la rapidité de leur développement qui leur donne une très grande facilité de reproduction. Presque toujours, ces tumeurs sont montrées multiples, de forme polypeuse, et occupant la partie inférieure de la vessie, près
(Il Birkett. Traits, oftiic Mecl. Chir. Soc, vol. 12, j). 311.
(2) SiiATTOCK.//^W., vol. XXXIV, p. 150.
(3) Howard Marsh. Ibid, vol. XXV, p. 178.
(4; H. Fenwick. Trans. ofllte Patliol. Soc, 1888, mars.
GROUPE ATAVIQUE. — MYXOMES ll3
du col. Ces tumeurs ont été, avec assez de justesse, comparées aux polypes muqueux des fosses nasales ; leur couleur est pourtant plus rouge et leur consistance plus ferme.
La planche IX reproduit un très beau spécimen de la collection de M. Guyon. Chez cette fdlette, la tumeur, obstruant presque complètement le col de la vessie, avait déterminé une énorme dilatation du réservoir. Souvent, chez les enfants, on A^oit plusieurs lobes de la tumeur venir, à travers l'urèthre, faire saillie à la vulve; on voit alors une masse rosée, lobulée, lisse ou exulcérée, présentant parfois des traces de sphacèle partiel. Dans un cas, opérant à travers la boutonnière périnéale, M. Guyon extirpa chez un homme âgé « une série de petites tumeurs arrondies du volume d'une noisette, rougeâtres, molles, qui toutes étaient rencontrées et cueillies dans les parties les plus profondes de la vessie ». D'autres auteurs, qui ont vu aussi les myxomes sur le vivant, signalent cet aspect muqueux de la néoplasie.
Chez l'adulte, le myxome pur est rare et prend plus volontiers la forme polypeuse et le caractère de tumeur unique ; il parait aussi siéger plus volontiers vers le bas-fond de la vessie.
Histologie. — Les myxomes purs de la vessie sont très rares ; on trouve le plus souvent des fibro-myxomes ou des myxo-sarcomes. Si, dans l'étude que je viens de faire du sarcome, je comprends le myxo-sarcome, c'est que celui-ci, par ses caractères microscopiques et ses allures cliniques, se rapproche du sarcome ; les fibromyxomes sont, au contraire, des tumeurs bien plus bénignes, aux allures moins rapides, et que leur aspect macroscopique rapproche plutôt des vrais fibromes ; ces raisons nous autorisent à décrire les fibro-myxomes en même temps que les fibromes.
La figure 23 reproduit le type habituel des myxomes de la vessie, qui sont rarement formés par des cellules étoilées. On voit bien, par places, quelques-unes de ces cellules aux longs prolongements ; mais la plupart des éléments constitutifs de la tumeur sont des cellules rondes, plongées dans une substance grenue, presque amorphe, très abondante, qui les sépare les unes des autres ; la