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platir et à s’imbriquer réciproquement, donnant l’impression très nette d’un globe épidermique.
Une partie de la préparation est particulièrement. intéressante. Au sein des cellules indifférentes essaimées sans ordre, nous trouvons des flots irréguliers de cellules en tous points semblables par leur disposition et leurs caractères aux épithéliums pavimenteux malpighiens. Ces éléments, en effet, s’imbriquent mutuellement, formant des amas pleins, sans espaces intercellulaires. Les cellules deviennent polygonales, les noyaux s’allongent et le protoplasma est coloré en rouge par la présence de grains d’éléidine. L'ensemble donne parfaitement l’impression d’une masse malpighienne où seuls manquent les filaments unitifs.
À la limite de ces groupements cellulaires les cellules se dissocient, s’espacant de plus en plus et se mélangeant intimément aux éléments du stroma conjonctif environnant. Mais nous tenons à insister sur un point, c’est qu'il nous à été toujours possible de différencier la cellule d’aspect épithélial des éléments conjonctifs et en aucun point nous n'avons vu d'éléments de passage, des formes de transition entre les cellules des travées et les cellules du tissu conjonctif.
Un point est à noter: la coupe a intéressé en certains entreits la lumière d’un vaisseau sanguin qu’elle à suivi longitudinalement. Autour de lui se rangent des cellules d’aspect épithélial; mais aucune confusion n’est permise avec les cellules endothéliales qui limitent la lumière vasculaire. Leur noyau allongé, effilé à ses deux extrémités, disposé parallèlement à l’axe vasculaire se différencie des cellules environnantes à noyau irrégulier, plus coloré, formant une masse plus arrondie. En aucun point, nous ne pouvons penser que les unes sont la prolifération des autres.
En somme, dans cette tumeur, les cellules d’aspect épithélal très nombreuses, affectent des 'caractères indifférents. Mais toujours nous avons pu les reconnaître, suivies très loin dans le tissu conjonctif et les différencier des éléments de ce dernier et des cellules endothéliales des parois vasculaires.
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OBsERvATION XIV (6-158)
Fibro-chondro-myxome. Pseudo-endothéliomes. Tendance à l’applatissement et à l’évolution cornée des cellules épithéliales.
La tumeur présente un stroma conjonctif polymorphe constitué par du tissu conjonctif adulte peu abondant, par quelques placards de tissu cartilagineux et surtout par de larges plaques de tissu muqueux. En certains points, ce tissu muqueux présente bien la structure générale typique c’est-à-dire qu'il est formé par. ‘une matière amorphe au sein de laquelle sont des cellules étoilées, à prolongements multiples, mais cette structure est limitée à des zones très réduites et dans l’ensemble on peut dire qu'il s’agit d’un pseudo-tissu muqueux. C'est-à-dire d’un tissu constitué par une substance fondamentale qui dissocie des cellules conjonctives : œdématiées. De-ci de-là quelques cellules plates qui sont des cellules de forme étoilée, mais qui ne sont pas de véritables cellules muqueuses. :
Principalement, au niveau de ces larges zones de tissu conjonctif œdématié, on rencontre du tissu épithélial. Dans les points les plus caractéristiques, celui-ci se présente sous forme d’amas de cellules à contours irréguliers. Ces amas sont constitués par des cellules irrégulières, polygonales, possédant un noyau volumineux et clair dans le centre de l’élément. Quelques uns prennent un aspect irrégulier avec les formes utriculaires, en raquette, ou en croissant, telles qu’on les voit dans les cancers épithéliaux. Ces cellules sont toujours bien nettement séparées les unes des autres, mais nous n'avons pas rencontré de cellules malpighiennes typiques avec filaments de passage. En quelques points, ces amas de cellules prennent une forme allongé formant un véritable boyau, constitué par deux ou trois épaisseurs d’éléments cellulaires.
En d’autres points enfin, le boyau cellulaire s’est encore effñlé et nous voyons dans les interstices mal définis du tissu muqueux des cellules épithéliales disposées sur un seul rang en file indienne,
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rappelant les figures que l’on a coutume de considérer comme caractéristiques des endothéliomes. Ces cordons cellulaires en file indienne sont nombreux dans certaines préparations de la tumeur, mais toujours il s’agit de cordons cellulaires plongés dans la masse conjonctive ædématiée et en aucun point nous n’avons pu trouver un espace ou une fente lymphatique nets dans lesquels on puisse saisir une prolifération endothéliale.
D'autre part, dans certains de ces cordons cellulaires, les cellules s’aplatissent, s’imbriquent les unes dans les autres. Le noyau prend un aspect fusiforme, allongé, de sorte que l’ensemble de la travée prend un peu l’aspect des cellules superficielles d’un revêtement pavimenteux stratifié. Cette évolution des cellules néoplasiques vers l’aplatissement et la transformation cornée est un des points les plus curieux de cette tumeur (planche IT, figure I).
Dans certaines zones, et notamment dans les plages conjonctives qui ne sont pas très éloignées des amas épithéliaux les plus volumineux, on constate une dissémination dans le stroma conjonctif de cellules néoplasiques isolées dont chacune semble s’y être créé une véritable petite loge. On poursuit cette dissociation cellulaire très loin dans le stroma et ce qu’il y a de curieux, e’est que, même dans les champs du microscope, où il n’y a plus que deux ou trois cellules néoplasiques disséminées, on arrive toujours à les différencier nettement et facilement soit des cellules fixes du tissu conjonctif, soit des cellules muqueuses.
Ceci semble donc bien prouver que les cellules néoplasiques ne dérivent pas du tissu conjonctif et qu’il y a relation très étroite entre les éléments des cordons et le stroma, on ne peut saisir en aucun point de continuité histologique.
OBservaTION XV (XI-239)
Fibro-myxo-chondrome, Pseudo-endothéliome.
La tumeur est constituée par un stroma conJonctif abondant où sont disséminés quelques rares foyers d'éléments épithéliaux. Le stroma se compose de tissu fibreux, de tissu muqueux et de
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tissu cartilagineux typique, diversement disposés. Ces tissus affectent entre eux des rapports très divers: ils ne sont pas nettement séparés les uns des autres; ils s’intriquent et sans transition on peut passer de l’un à l’autre dans le même champ du microscope.
Les cellules épithéliales peu nombreuses répondent au type de cellules que l’on rencontre dans les tumeurs mixtes et que nous avons appelées cellules indifférentes. Elles offrent partout le même aspect et ne prennent en aucun endroit la morphologie ou la disposition des cellules malpighiennes. En certains points, elles dessinent des travées irrégulières, découpant le tissu conjonctif. Parfois même, elles s’isolent dans le stroma, se mêlant aux cellules conjonctives. Mais il est facile toujours de les différencier de celles-ci à leur forme, à leur volume et à la grosseur de eur noyau.
En un point, les cellules s’avancent en file indienne entre les! fentes lymphatiques du tissu conjonetif, viennent même au contact de ces fentes dessinant les figures autrefois décrites sous le nom d’endothéliomes. Mais nous pouvons toujours distinguer les cellules indifférentes des cellules endothéliales et il nous paraît inadmissible de faire dés premières le résultat de la prolifération des secondes.
OgservarTIon XVI (11-260) Fibro-myxo-chondrome. Amas malpighiens et globes épidermiques.
Le stroma conjonctif de la tumeur se compose en grande partie de cartilage, sous la forme d’un large placard, à cellules encapsulées typiques, occupant le centre de la préparation. A la périphérie apparaissent du tissu muqueux et du tissu fibreux largement infiltrés d'éléments épithéliaux.
Les éléments épithéliaux sont nombreux. Ils se disposent en travées et en amas irréguliers à éléments plus ou moins serrés, formant parfois des placards cellulaires, ailleurs se dispersant dans les fentes du tissu conjonctif. Ils sont représentés en général par la cellule indifférente type, mais subissent, en certains points,