NAN
TaBceau N° 5 Lapin bacille Sobry n° 13.
Poids. Injections B. vivants. Agolut, du B. Sobry. 1780 5 mgr. + 1000 U. A. —10 1690 —- 40 1560 20 mer. + 1500 U. A.
1600 + 160 1550 20 mgr. + 1000 U. A.
1500 + 640 + 1280 1410 | +640 TagzEau N°6 Lapin bacille Sirbeaux n° 2.
Poids. Injections B: vivants. Agelut. de B. Sirbeaux. 1620 4 mgr. + 1000 U. A.
10 mgr.+ 1500 U. A. + 20 1520 + 320 1470 10 mer. + 1500 U. A.
TaBceau N° 7 ifé Lapin bacille Seignol n° 1.
Poids. Injections B. vivants. Agglut. du B. Seisnol. 1760 4 mgr. + 1000 U. A.
1780 + 20 1700 10 mgr. + 1500 U. A.
1740 + 20 + 40 1680 20 mgr. + 1500 U. A. F& 1640 (UT: 80 1660 20 mgr. + 1000 U. A.
Nous avons essayé d’injecter des doses de bacilles beaucoup plus faibles, par exemple 1/50 de milligrammes de bacilles vivants mélangés à 150 à 200 unités de sérum antitoxique. Dans ces conditions, cinq animaux sont morts en une à quatre semaines après une seule injection et, chose curieuse, un lapin traité par des injections du même microbe et du même sérum, à doses beaucoup plus fortes, a fourni un excellent sérum.
Quel que soit le procédé employé, le sérum de lapin ne s’est jamais montré dans les cas favorables agglutinant qu’à 1/800, parfois à 1/1600, c’est-à-dire à un taux beaucoup moins élevé que le sérum de chèvre ou de cheval, comme nous le verrons plus loin. Il s’est montré capable, parfois, de coagglutiner à un degré élevé certains groupes de bacilles diphtériques ; enfin, le sérum de lapin normal peut agglutiner à 1/50 certains bacilles diphtériques.
On pourrait penser que l'injection à l’animal de sérum de cheval développe des précipitines anticheval capables d'intervenir dans les tentatives d’agglutination de bacilles diphtériques cultivés sur sérum de cheval coagulé. Nous verrons dans la suite que l'injection de ce sérum équin au lapin n’est nullement gènante pour apprécier les résultats de l’agglutination.
IMMUNISATION DES CHÈVRES
Nous avons immunisé trois chèvres vis-à-vis du même bacille diphtérique, l’une avec du bacille
Fe: 9) CES
vivant lavé dans l’eau salée, l’autre avec des bacilles tués par séjour d’une 1/2 heure à la température de 70°, la troisième avec des bacilles vivants mais sensibilisés par un sérum agglutinant homologue de cheval et ayant été ensuite lavés. Les doses étaient les mêmes pour les trois antigènes et les ‘injections se faisaient dans la veine à raison d’une injection par jour, pendant trois jours consécutifs, chaque série d’injections étant suivie d’un repos d’une semaine. Les doses étaient doublées, en principe, à chaque injection, la première injection d’une série étant faite à la même dose que la dernière injection de la série précédente. A partir de la troisième série, une injection à faible dose était pratiquée la veille de la série de façon à désanaphylactiser l’animal.
Les doses qui ont débuté par 1/4 de mgr. ont été amenées progressivement pour ces. trois animaux à 300 mgr. cinq mois après le début de l’immunisation.
La température, prise matin et soir, montait en général de 1 à 2 degrés le jour de l'injection désanaphylactisante et restait sensiblement à la normale les jours suivants, même lorsque ces jours-là on injectait des doses considérables. Ainsi, le thermomètre monte à 4l°5 un jour où l’on injecte 30 mgr., descend le lendemain matin à 39°%6 et reste entre 393 et 39°6 les jours suivants, malgré l'injection ces jours-là de 80, 160, 300 mgr. de bacilles diphtériques vivants. |
Chez la chèvre « bacilles sensibilisés », malgré que les microbes eussent été lavés à plusieursreprises
avant de les injecter, nous vimes se produire, dans la minute qui suivait certaines injections, des acci- ‘dents nettement du type anaphylactique. Il s’agissaittoujours, dans ces cas, de l'injection dite désanaphylactisante, peut-être pratiquée avec une trop forte dose.
Au cours des deux premiers mois, les saignées pratiquées pour juger des taux d’agglutination ont donné des résultats très confus. Dans la série des tubes contenant les émulsions microbiennes et les dilutions de sérum, alors que l’agglutination était extrêmement nette dans les tubes contenant 1/20, 1/40, 1/80 de sérum, l’agglutination diminuait d'intensité pour s'éteindre très progressivement dans les . 4 ou 5 tubes suivants, si bien qu'il était impossible d’assigner une limite nette au phénomène.
À partir du troisième mois, le taux supérieur de l'agglutination se précisa à un tube, ou au plus à deux tubes donnés. 11 monta lentement jusqu à atteindre 1/6400 au cinquième mois pour la chèvre immunisée avec des bacilles vivants, 1/1600 pour la chèvre immunisée avec des bacilles tués, 1/800 pour la chèvre immunisée avec des bacilles sensibilisés. Ce taux correspondait à des injections de 200 mgr. de bacilles au minimum. A la suite d’in- Jjections de 220 et 300 mgr., le taux de l’agglutination baissa pour les trois sérums.
Désirant nous rendre compte de la valeur antigénique comparée des bacilles tués et des bacilles vivants, nous avons injecté plus tard à la chèvre « bacilles vivants » des bacilles tués ; le taux d'agglu-
nd
tination passa de 1/6400 à 41/1600, + 1/3200. Inversement, la chèvre « bacilles tués » vit, après avoir recu des bacilles vivants, passer son taux d’agglutination de 1/1600 à 1/3200.
À signaler que sous l'influence d’injections combinées de bacilles diphtériques et de néosalvarsan le taux de l’agglutination eut tendance à monter.
IMMUNISATION DU CHEVAL
Le cheval est l'animal dont l’immunisation est la plus facile et la mieux réglée. Nous n'avons jamais eu d'incidents graves et n'avons perdu aucun des huit chevaux que nous avons traités. On peut s'adresser soit à un cheval normal, soit à un cheval ayant déjà subi une immunisation antidiphtérique antitoxique.
Immunisation d'un cheval normal. — Antigène.
— Comme pour les lapins ou les chèvres, les bacilles injectés sont des bacilles cultivés en boîtes de Pétri, sur sérum coagulé, ou des bacilles cultivés en bouillon. Pour en apprécier la quantité, l’'émulsion bacillaire obtenue à partir de la culture solide (ou bien la culture en bouillon elle-même) est centrifugée dans des tubes tarésque l’on pèse ensuite avec le culot ou encore mieux dans des tubes spéciaux à appendice cylindrique calibré et gradué de facon telle qu’une certaine hauteur du culot obtenu après centrifugation prolongée corresponde à un poids déterminé de bacilles pesés à l'état humide.
Fa) LE
Le culot bacillaire ainsi pesé est alors émulsionné dans du sérum physiologique, lavé par une nouvelle centrifugation, puis réémulsionné dans de l’eau salée. On obtient ainsi l’antigène qui sera injecté à l'animal. Au début de l’immunisation, l’émulsion est faite au titre de 2 mgr. par cc.; plus tard, quand l’animal est déjà en bonne voie d'mmunisation, l’émulsion peut être faite à À egr. debacilles par cc.
Injections. — On fait, en principe, des séries de trois injections intra-veineuses séparées par un intervalle d’environ une semaine. Les doses sont progressivement croissantes, doublant environ à chaque injection, et dans les premières séries au moins, la première injection étant égale à la dernière de la série précédente. À partir de la deuxième ou de la troisième série, on fait une injection désensibilisante à faible dose. Quand les doses sont convenables, la température du cheval monte le soir de l’injection à environ 40° et est revenue à la normale le lendemain matin. Si la température n’atteint pas 395, on augmentera davantage les doses suivantes ou l’on fera une injection supplémentaire. Si elle a dépassé 40°5, ou bien si elle n’est pas revenue à moins de 38° le lendemain matin, on diminuera la dose suivante ou même on la supprimera.
D'une facon générale, le cheval réagit bien à l’injection de bacilles diphtériques, c’est-à-dire que, à la suite d’une injection, la température fait une élévation brusque et brève. Une seule fois, nous avons rencontré une jument qui, au début de son immunisation, faisait à la suite de chaque injection une tem-
Pat, (res
pérature peu élevée ne dépassant pas 38°5, mais durant plusieurs jours. Plus tard, ces réactions se rapprochèrent du type normal. Au début de l’immunisation d’un cheval, il est prudent de ne pas essayer d'atteindre la température de 40°. Il est également prudent d’injecter tout au début 10 cc. de sérum antidiphtérique ordinaire. Lorsque le cheval est bien immunisé, les séries d’entretien sont d’environ 10, 50, 100 et 200 mgr. La plus forte dose injectée, sans inconvénient d’ailleurs, a été de 400 mgr.
Même chez des animaux immunisés depuis longtemps, à la fois aux bacilles diphtériques et à sa toxine, s’il pénètre une certaine quantité d’émulsion
* bacillaire dans les tissus périveineux, ilse produit
une violente inflammation, parfois une phlébite qui rend la veine inutilisable pour les saignées et les injections.
Le titre agglutinant du sérum de cheval est toujours élevé. IL peut atteindre 1/6400 en un mois. (voirtableau Masqué). D’autres fois, on constate au début une période d’agglutination indécise comme nous l'avons vue chez la chèvre, puis l’agglutination se précise et, en deux mois, deux mois et demi au plus, le taux atteint 1/6400 et peut même arriver à 1/12800, exceptionnellement 1/25.600.
Lorsqu'un cheval normal recoit des injections de
bacilles diphtériques vivants, même bien lavés, son
sérum acquiert toujours, au bout d’un certain temps, des propriétés légèrement antitoxiques. Ainsi, les sérums des chevaux Lascar, Bichette et Masqué,
obtenus après immunisation purement antimicro-
mn 50 un
bienne, agglutinaient à 1/6400 les bacilles correspondants. mais possédant une valeur antitoxique de
2 à 5 unités par cc.
Cheval Masqué (bacille Laissus).
Dates Tempé-
ralures