‹ Les Universités de Franche-Comté, Gray, Dôle, Besançon. Documents inédits publiés avec une introduction historiqueChapitre 104 sur 110 · tome IV, p · texte numérisé non relu

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Rorhe ^Antoine de), était en 1449 religieux et sacristain du prieuré de Vaux sur-Poligny, sOn lieu d'origine:

il entra depuis a l'abbaye de Cluny dont il devint grand prieur; il fut également pourvu des prieurés de la Charité-sur- Loire et de Morteau et vint vers l'an 1460 s'établira Dole où il occupa pendant près de 30 ans la chaire de droit canon avec un grand éclat. Antoine de Roche est le fondateur du collège de Saint-Jérôme à Dole; il mourut religieux à Cluny au mois d'avril 1505. (Voy. Mémoires sur Poligny, tome II, p. 473. et {'Histoire du prieuré de Vaux-sur-Poligny, de dom Chassignet, dans les Mémoires de la société d'émulation du Jura, 1866.)

Chaudet (Hippolyte,, jurisconsulte célèbre, recteur magnifique en 1435, professeur en 1460, puis conseiller et maître des requêtes du duc de Bourgogne. D'après Labbey de Billy, tome II, p. 45, il était d'une famille patricienne de Besançon où il remplit la charge de cogouverneur. Chevalier, tome ii, p. 318, le dit au contraire issu d'une ancienne famille bourgeoise de Poligny ; il épousa Huguenette, fille de Jean Vincent,* de Poligny, qui avait obtenu des lettres d'anoblissement en 1425, et en eut un 01s anobli lui-même par le duc Charles en 1471.

Salive» (Jean de), qualiûé seigneur en lois et en droits, professa le droit à Dole au xve siècle; il mourut en 1469 et fut inhumé dans l'abbaye d'Acccy où l'on voyait encore son épitaphe au siècle dernier. (V. Labbey de Billy, tome I.

fier voi (Pierre de), professeur en droit canon vers 1465.

Lavaog eot (Etienne de), docteur en décrets et en lois, lisant en l'université de Dole en 1486. Ne serait-ce pas le même personnage qu'Etienne

Lavangeot, conseiller au parlement

en 1451?

H«C delefne (Jean de la), nommé professeur en droit canon vers 1490, conseiller clerc au parlement eu 1500; il avait succédé à Antoine de Roche dans la chaire de droit canon et mourut comme lui religieux à Cluny. (V. la Noblesse aux Etats du duché de Bourgogne, 1864.)

Challlot (Christophe de), né au diocèse d'Embrun, d'une famille noble, reçu bachelier le 1 f» juin 1484, professeur extraordinaire lors de la restauration de l'université, par lettres du 3 avril 1492/3, conseiller au parlement par patentes du 31 décembre 1524. Son mariage avecJeanne Broquet, damoiselle, le tlxa définitivement au comté de Bourgogne où sa descendance a tenu un rang considérable, ayant fourni plusieurs officiers au parlement de celte province et des professeurs à son université. Christophe de Chaillot est qualifié noble et < grège personne ddm l'inventaire dresse après sa mort en

Roche (Jean de la), religieux bénédictin, professeur en droit canon, vers 1496.

Jlarenche» (Louis de), fils d'Anselme, plus haut nommé, professait le droit civil à Dole vers 1496, et continua de l'enseigner après avoir été nommé avocat général au parlement en 1508 ; il devint plus tard conseiller d'Etat et maître des requêtes et fut chargé de plusieurs commissions importantes, notammenteu 1522 pour négocier le traité de neutralité des deux Bourgognes. Par lettres du 3 novembre 1518 l'archiduchesse Marguerite l'avait pourvu de la charge de président du parlement de Dole» mais cette nomination n'eut point d'effet, et , sur les instances du roi catholique, cet office fut donné à Hugues Marmier, seigneur de Gastel, alors lieutenant général d'Amont (1520).

■•I (Jean d ), fin du xv« siècle.

Fnhry ou Febvre (Pierre), bachelier de l'université d'Orléans, le

Î9 septembre 1492, procureur général et licencié à Dole en 1497, docteur l'année suivante, fut le premier professeur surnuméraire en droit civil. Nommé depuis lieutenant général du bailliage de Dole (5 aofit 1505) et enfin conseiller au parlement par patentes du 22 décembre 1510, il fonda son anniversaire dans l'église de Dole au mois de février 1536. 11 avait épousé Beatrix Bonvalot, belle-sœur du chancelier de Granvelle, dont il eut deux enfants, un fils Jacques et une fille, mariée à Constance de Marenches.

Worry (Louis), professeuren droit civil vers 1504.

BoUaet (Claude) .docteurct professeur en droit canon en 1504, doyen de l'église collégiale de Poligny, conseiller clerc au parlement en 1580, abbé de Faverncy et de Noire-Dame de Tournay. grand archidiacre d'Arras, maître des requêtes de l'empereur Charles V, chef du conseil de l'archiduchesse Marguerite. Il fut employé en diverses négociations et signa, en 1522, le traité de neutralité des deux Bourgognes. Il était 01s de Louis-Mongeot Boisset. régent de l'université en 1505. Chevalier rapporte qu'on faisait mémoire de lui dans l'église de Poligny, aux dix fêtes principa es de l'année.

Ylgnod (Jean), remplaça Pierre Fabry vers 1505 dans la chaire de professeur en droit civil surnuméraire.

Bol««et (Louis-Mongeot), père de Guillaume et de Claude Boisset plus haut nommés, est qualifié licencié en droits et régent eu l'université dès l'année 1505- Il fut depuis retenu conseiller au parlement par l'archiduchesse Marguerite.

Aihorio ou d'Arbois (Mercurin), natif de Gattinara, en Piémont, remplaça vers 1506 Jeau Vignod dans la chaire de professeur supplémentaire de droit civil ; mais bientôt après, rebuté du peu d'application de ses élèves, il la résigna non sans avoir pris du parlement et du magistrat de

Dole des attestations pour U bien remplir. Ses talents et ses services l'élcvèrent depuis à de hautes dignités.

Président du parlement de Dole en 1108, chef du conseil de l'archiduchesse Marguerite, deux fois ambassadeur en Espagne et chancelier de l'empereur Charles V, de qui il obtint l'érection en comté de la terre de Galtinara, il prit une part active aux négociations les plus importantes de son temps. Enfln, devenu veur, il fut fait cardinal par le pape Clément VII, le 13 août 1529, peu de temps avant sa mort arrivée à Inspruck, le 5 juin de l'année suivante. D'une naissance obscure, on sait que Mercurin Alborio avait proflté d'une vague ressemblance de nom pour se rattacher aux anciens sires d'Arbois dont il prit les armes.

Lemolne (Dom Jean), archidiacre de Cluny, docteur et professeur en droit canon en 151f , principal du collège Saint-Jérôme. Il était, sans doute, de la même famille que Jean Leinoine, recteur en 1528. avocat général, puis conseiller au parlement, originaire de Dole, d'après Dunod, de Poligny, d'après Chevalier.

Bouheller (Jean), natif d'Avoudrey, professeur en 1515.

Plquart (N...), professeur en 1516.

Salnt-Manrla (Jean de), seigneur de Montbarrey, professeur en droit civil en » 51», était fils de Perrin de Saint-Mauris, de Dole, et de Jeanne Morand. Il devint conseiller au parlement de Dole, conseiller d'Etat, président du conseil des finances de Flandre en 1518, maître des requêtes en 1532, et fut fait chevalier en 154». Eu 1545, l'empereur Charles V l'avait en voyéen France poursollicitor l'exécution du traité de Crcspy récemment conclu. On a de lui plusieurs ouvrages de droit. Mort en 1 555.11 avait épousé Eticnnette Bouvalot, bellesœur du chancelier de Granvelle, et fut l'auteur de la branche des Saint- Mauris-Montbarrey , encore existante.

Klcod (Etienne), de Poligny, professeur vers 1520.

Leveaa (Quentin), sieur deLandon, professeur en droit civil vers 1520, conseiller au parlement en

Toaverrl (Jean), de Dole.

Mollln (Guy).

Hnot (Jean), de Dole, professeur en droit, est sans doute le même que l'étudiant de ce nom cité par Lahbey de Billy, sous la date de 15(5.

Vincent (Claude), docteur èsdroits, professeur en 1524, issu d'une ancienne familledePoligny à laquelle appartenait Jean Vincent, anobli par le duc Philippe le Bon en 1425.

Levean (Pierre), professeur on droit civil en 1528.

Lallcmand (Jean), professeur vers 1530.

Cavnin ou Gauvain (Dom Pierre), de Poligny, religieux et aumônier du chapitre noble de Gigny, prieur de Saint-Morand et de Port, docteur en théologie, docteur et professeur en droit canon, nommé en 1505 principal du collège 4c Saint-Jérôme, dont il augmenta les bâtiments et où il mourut le 3 iuin 1531.

Phœnlx (Pierre), originaire de Lure, suivant certains auteurs, de Dole, d'après Dunod, professa le droit canon au rapport de Gilbert Cousin qui avait étudié sous lui. 11 devint conseiller au parlement en 1556.

Grandjean (Charles) sieur de Romain, professa pendant vingt ans le droit civil à Dole avant de passer, vers 1556, à une charge d'avocat fiscal près le parlement de la même ville; il fut depuis conseiller au parlement et sollicita en vain, en 1565, la présidence de cette compagnie ; il était alors membre du conseil privé de Flandre depuis 1561 et retourna en 1567 dans le comté de Bourgogne, sa patrie, où il ne tarda pas à mourir.

Son (Ils François fut reçu conseiller au parlement en 1579.

lie u <»ni (Nicolas' , issu d'une famille patricienne de Casai, fut appelé à Dole par le chancelier de Granvelle en 1511 pour y occuper la chaire de professeur extraordinaire. Pen-

dant son séjour dans cette tille il donna 88 consultations qu'il flt imprimer en lô44 en les dédiant au chancelier. Nommé conseiller au sénat de Milan en 1547, il eut pour successeur Etienne Stratius. Ses adieux à ses élèves ont été consignés au registre : • Magniflcus et jurisprudentissimus vir, dominus Nicolaus Bellonus, patricius Casalensis, tempore nos- Iri rectoratus, tandem post imraensos huic nostrœ uuiversitati labores persexannos in mauandojure cxhanstos, die prima mensis septembris anno Domini < 547, Mediolanum tanquam in portum salutis concessit, functurus ibi benefleio Cesarea* majestatis muncre consiliarii. qui et ante discessum, extrema sua lectione, auditores suos pluribus verbisad virtutis studia exhortatus est, ac omni collegio ongum valedixit ; apud quod et holozericum suum quod vocant caputium universitati dono délit, idque omnibus vice rectoribus tantum ffestandum sanxit. (Voy. Pancirole dans son traité De claris legum interpretibut, lib. II, cap. clxxxvi, et aussi Taisand : Les vies des jurisconsultes anciens et modernes. D'après ce dernier auteur. Belloui avait eu pour père et pour aïeul des jurisconsultes, le premier conseiller du duc de Savoie, le second conseiller de l'empereur Maximilien.

BolM«t (Guillaume de), d'abord professeur en droit civil et canon, passa à la chaire de théologie en 1545.

Voy. son article plus haut.

Fauche (Nicolas), étant mort en 1549, fut remplacé par Claude Musy; il avait la lecture ordinaire de droit civil. Sa famille, originaire de Morleau, a fourni un archevêque de Besançon en 166t.

mu»7 (Claude), originaire de Morteau, docteur en droit, fut nommé à la lecture ordinaire de droit civil vacante par le décès de Nicolas Fauche en vertu d'une ordonnance des distributeurs Vauchard ut de Boisset du 21 septembre 1549. Conseiller au parlement en 1575.

Vaaeh«rd (Pierre), originaire de Dole, longtemps professeur en droit, conseiller au parlement en 1550, mort en 1570. 11 avait épousé Elisabeth Boutechoux , dont il eut un flls, du même prénom de Pierre et comme lui professeur en l'université.

Htratlne ou Van der Sfratcn (Etienne), né à Anvers, flls de Pierre Van der Straten, chevalier, seigneur de Cleydael et conseiller de Charles- Quint, lisait le droit civil à Bourges où il avait étudié sous Pierre Loriot, ancien élève de l'université de Dole, lorsqu'il fut appelé, en 1551, par Charles-Quint dans cette dernière ville, pour remplacer le docteur Belloni. Nommé par Philippe ll,lei» décembre 1558, conseiller au conseil de Brabant, il quitta la Flandre en 1561 , disantqu'il n'y pouvait en bonne conscience demeurer, et revint à Dole reprendre ses premières fonctions.

Mais il se ligua bientôt contre le cardinal de Granvelle avec le prince d'Orange et les mécontents des Pays- Bas ou du Comté, et fut rappelé en disgrâce à Bruxelles. Le prince d'Orange sollicita vainement pour lui la place de président du parlement de Dole, et lui confia l'administration de ses terres provenant de la maison de Chalon. L'attachement que Stratius portait à ce seigneur et ses opinions religieuses le signalèrent aux rigueurs du duc d'Albe. Quelques-uns prétendent même qu'il aurait été condamné à mort et exécuté à Wilworde en 1568. C'est une erreur; il parvint à s'échapper et se retira à Paris où il composa plusieurs traités philosophiques. H mourut en 1572, en recommandant sa veuve, Marie de Charler, au prince d'Orange. On a vu, page 55, que sa famille subsiste avec honneur en Belgique.

Février (Jean), originaire de Poligny, professa le droit à Dole, sans doute vers le milieu du xvr» siècle.

(Voy. Mémoires sur Poligny, tome II, p. soi).

Salnt-Maarla (Guillaume de), professeur en droit, probablement le

même qui fut avocat général au parlement en 1556 et de qui est issue la branche des Salnt-Mauris-Faletans.

Leveaa (Pierre), professeur en droit civil vers (556.

Saint* maori» (Louis de) de Dole, professeur instituaireen(558. llétait de la même famille que Jean de Saint-Mauris, plus haut nommé, mais d'une branche différente.

c hu pin (Nicolas).

Mare (Antoine de la), d'Auxonne, « tir in omni disciplinarum generc consummatissimus, » fit une lecture extraordinaire des lnstitutes en 1563.

BoUnet (Louis de), professeur en droit civil en «559, nommé en (ses conseiller au parlement, charge qu'il remplissait encore en (588. Il est auteur de la 33* consultation rapportée dans les œuvres complètes de Dumoulin.

Cécile (Pierre), recteur magnifique en (558, était depuis longtemps professeur de droit à l'université lorsqu'il fut pourvu, en ( 584, d'une charge de conseiller au parlement. II était d'une ancienue famille originaire de Frasnes et établie à Salins au xvi« siècle. Sa descendance a été jurée à Malte.

Plantlo (Camille), jurisconsulte italien, fit quelques lectures de droit à Dole, vers 1559. Granvelle chercha à l'attacher à l'université, mais sans succès.

Fauche (Etienne), frère de Nicolas, plus haut nommé, professeur en droit civil, puis conseiller au parlement en 1564, mort en (577.

OUInlanl (Jérôme), natif de Padoue, docteur agrégé au collège de cette ville, chevalier et comte palatin, était professeur à Fribourg en Brisgaw, lorsqu'il fut nommé, en (566, pour occuper la chaire de professeur extraordinaire laissée vacante par le départ d'Etienne Stratius. Son traité avec la ville fut passé en 15G8. On lui donnait 550 écus par an. On conservait à Dole au commencement de ce siècle un grand nombre de ses consultations. Nommé conseiller d'Etat

en Flandre en (569. il se fit remarquer par son dévouement fanatique au duc d'Albe.

Rlehardot (Jean), docteur èsdroits, professeur en droit civil en (569. Sa famille, prouvée aux chapitres nobles de Franche-Comté, a fourni plusieurs membres aux cours souveraines de cette province.

Cynaa (Barthélémy), surnommé Campanas, était originaire de jttximo ou de Becanate, dans la marche d'Ancône, et prenait les titres de chevalier et d'agrégé à l'université de Rome. En (570 il Tint professer à Dole comme professeur surnuméraire, et passa le 4 août un traité avec la ville à cet égard. Il y était encore en (588.

Bolaset (Mongeot de), second lecteur en droit civil en (570, passa depuis à la première lecture du même droit; il la desservait encore en I5»i.

mareacuea (Jean de), natif de Dole, professeur en droit canon, remplissait cette charge depuis longtemps en (570.

Vlbrand-alta (Pierre) fut pourvu en (570 dé* la chaire nouvellement créée de second professeur instituaire. Il parait aussi avoir professé le droit canon.

Yelpacu (Michel), professeur extraordinaire en (572.

Chifflet (Claude), fils de Laurent Chifflet, recteur de l'université, avocat fiscal à Besançon, comte palatin et conseiller aulique, et de Jeanne Genevrey de Montureux, fut pourvu en (570 de la seconde chaire de droit criminel, de nouvelle création, et eut également la lecture des lnstitutes.

Il mourut à Dole le 1 5 novembre ( 580, âgé de 39 ans et laissant, malgré son jeune âge, la réputation d'un des plus savants jurisconsultes de son temps.

11 avait été honoré de- l'amitié de Cujasqui, sollicité par les magistrats de Besançon d'accepter la première chaire de droit dans l'université de leur ville, s'excusa en leur proposant Chifflet : HabetisaUerum me Claudtuvt Chiffletum. Constant Chifflet , fils de

Claude et son petit-fils Guy-François occupèrent tous deux des chaires* de professeurs en l'université de Dole.

Claude laissaplusieursouvragesdejurisprudence et d'érudition, dont quelques-uns ne virent le jour qu'après sa mort ; en voici les titres : Lectiones Chifftetii de tubstitutionibus.deportionibus légitimiste jure fidei-commissorum, de secundo capite legis Aquilict; — De antiquo numismate; — De Ammiaru Marcellini vita, etc. On sait quel éclat exceptionnel ont jeté sur cette ancienne et noble famille, honorablement représentée de nos jours,l'étude héréditaire des belles-lettres et l'exercice des plus hautes charges de magistrature dans la province de Franche-Comté.

Rnmu» (Jean), originaire de Flandre (Gosanus?) né en 1535, professeur de Pandectes à Louvain, publia en 1558, dans la même ville, deux livres sur les tutelles, un Enchiridion des règles de droit, deux livres de l'histoire Turciearum, un poème sur les archiducs d'Autriche et une traduction du poème dHésiodc sur le bouclier d'Hercule. Nommé professeur à l'université d'Ingolstadt, il fut envoyé par Juan d'Autriche à l'université de Dole, comme professeur extraordinaire, mais il tomba malade avant de commencer son cours et mourut le 25 novembre 1578.

Petit (Guillaume ), natif de Pontarlier, professeur en droit canon avant Philippe Merceret.

Alix (Jean- Baptiste, d'une ancienne famille noble de Salins.

Merceret (Philippe), seigneur de Mont, né à Poligny d'une famille établie dans cette ville depuis le xv, siècle, mais originaire de Frontenay.

D'abord lieutenant général à Salins, il professa depuis le droit canon à Dole, fut reçu conseiller surnuméraire en 158J, ordinaire l'année suivante et occupa en outre, depuis l 589, la charge de trésorier des chartes du roi. 11 laissa plusieurs enfants.

Morand (Guillaume), originaire de Château-Chalon, professeur de

droit canon. Il appartenait à une famille noble éteinte au siècle dernier, qui possédait un fief à la Loye depuis le xv* siècle.

Doros (Dom Jean), de Poligny, prieur de Vaux, évèque de Lausanne en «585, abbé de Faverney dii ans plus tard,vicaire général du cardinal de Granvelle et suflragant de Besançon, avait pris les deux grades de docteur en théologie et en droit canon. Nommé professeur en droit canon vers 1561 dans un concours où il l'emporta sur Prudent de Saint-Mauris, avocat célèbre, que protégeait le cardinal de Granvelle, il enseigna pendant 1 8 ans avec succès et fut honoré en 1582 des titres de distributeur et vice-chancelier de l'université.

Mort le 14 septembre 1607. Voy. au surplus sur ce personnage la notice détaillée que lui a consacrée Labbey de Billy dans sa liste des distributeurs. La famille de Jean Doroz a fourni deux autres professeurs de droit en l'université de Dole.

NandolUet (Claude), de Champlitte, professeur des Institutes en 1570, remplissait encore cette charge en 1579.

Patel (Pierre), natif de Saint- Claude, professeur en droit criminel dans la seconde moitié du xvr siècle. 11 fut aussi lecteur ^s-arts (1570) d'après Gollut.

Bourgeois (Thiébaud), natif de Dole, professeur de droit criminel vers 1580.

Perrot (Adrien), professeur instituaire et en droit canon.

Bragnarlo (Antoine).

Clardlnl (Scipion), natif de Macérât a, dans la marche d'Ancône, où il fut professeur en droit, vint occuper à Dole la chaire de professeur extraordinaire vacante par le décès de Jean Ramus. Il y fut reçu cinq ans après la mort de ce dernier, le i" juin 1583, sur la recommandation du cardinal Madrucci, évèque de Trente. La ville passa nn traité avec lui le 19 juin 1585.

Fonder ou Pouthier (Pierre), sieur

de Saône, né à Besançon d'une famille originaire de Verccl, recteur magnifique en 1582, prêta serment au mois de septembre de l'année suivante comme instituaire ou professeur des Institutes; il passa depuis à la première chaire de droit canon qu'il occupait en 1591, en même temps qu'une charge de conseiller au parlement dont il avait été pourvu par patentes du U décembre de l'année précédente.

Colard (Jean), vice-recteur de l'université en 1576 et 1577, eut pendant quelque temps une des deux lectures des Institutes, avant de passer à la seconde chaire de droit canon qu'il occupait dans les années 1593 et 1593. Il était mort en 1627.

ftaolfet (Humbert), originaire de Pontarlier, recteur magnifique en 1583, puis professeur en droit. Une famille noble de ce nom a fourni plusieurs cogouvemeurs à la ville de Besançon.

Houheiier (Claude), docteur ès droits, institué deuxième professeur en droit civil le 18 décembre 1587, occupait encore cette chaire en 1 602; il mourut avant (620. U était fils de Jean Bouhclier dont le nom figure dans un diplôme de l'empereur Charles V, daté de Beprensbourg, en 1533. H avait épousé la fille du président Galiot et en eut postérité.

Jacquard (Jean), premier professeur des Institutes en 1587; en 1595 sa veuve toucha ce qui lui restait dû de ses gages.

Oznnnc (Jean) natif de Dole, professeur de droit criminel vers 1590.

U passa depuis à la lecture des Institutes, s'eu démit en 1 61 3 et fut remplacé par François Chaillot.

Javel (Mathieu).

Crains (Jean), professeur de droit criminel, mort en 1589. Famille de Dole, à laquelle appartenait Claude Craius, familier de l'église de cette . ville et vice-chancelier de l'université.

IHeamaj (Louis de), recteur magnifique à l'âge de 27 ans en 1587,

puis professeur en droit. Incertain.

Bran (Claude), professeur de droit vers la fin du xvi« siècle ; il appartenait sans doute aux Brun, de Poligny, famille connue depuis le xv siècle, et dont le représentant le plus éminent, Antoine, baron de Brun, miuistre plénipotentiaire du roi d'Espagne au congrès de Munster, s'est acquis la réputation d'un des plus habiles diplomates de son temps.

■*©ro*(Anatoile),écuyer, seigneur de Cramant, docteur en droit et premier distributeur de l'université en 1592, était commis la même année à la lecture des topiques légales; il passa depuis à une chaire de professeur titulaire qu'il occupait encore en 1615. 11 avait épousé, en 1592, Jeannette, fille de noble et sage maître Guillaume Lullier, seigneur de Ctiavirey, auquel il succéda en 1615 dans la charge de lieutenant général en la gruerie de Poligny, et c'est à lui que les capucins de cette dernière Tille durent leur établissement. 11 était de la même famille que Jean Doroi, plus haut nommé, mais d'ane branche différente établie à Salins.

Vauchnrii (Pierre), seigneur de Faletans, fils de Pierre Vauchard, plus haut nommé, occupait en 1593 la chaire de second professeur des Institutes. U passa depuis à la première lecture de droit civil dont il était encore revêtu en 1 627 , étant alors doyen de lafaculté. Son fils unique, François Vauchard, fut également professeur de droit.

Segnla Guillaume), commis à U lecture des règles de droit en 15»J, marié à Catherine Nélaton, dont il eut, en 1602, un fils nommé Louis ; il était mort en 16M.

Javel (Claude), né le 29 janvier 1560, recteur magnifique en 1586, docteur en droit le 7 mars 1587 , commis à l'interprétation des règles de droit en 1593, puis professeur titulaire dès l'année 1597. U épousa Philiberte, fille de Louis Pélissonier, d'Arlay,écuyer,et de Claudine Bulle, et en eut un fils, Nicolas, doc-

leur en droit et en médecine.

««Ilot (Pierre), commis à la première lecture du droit canon en 1594 en l'absence de Pierre Pouthier, passa depuis à une chaire de professeur titulaire qu'il occupait dans les années 1598 et teos. Il était originaire de Besançon de môme qu'Anatoile Galiot, successivement avocat fiscal, conseiller, premier président du parlement de Dole en i ooo et distributeur de l'université.

Dnsla (Jacques), natif de Dole, commença de toucher ses gages comme commis à la lecture des rubriques en 1597; il passa depuis à une chaire de professeur titulaire qu'il remplit jusqu'à sa mort arrivée en t«17. llavaitétérecteurmagnillque.

«rlvelet (Nicolas), recteur magnifique en l 596, puis professeur de droit. Incertain.

Portier ou Pourtier (François), traita le 1 8 janvier t «06 avec la ville de Dole pour la charge de premier professeur aux gages de 1200 fr. par an, payables moitié par la ville, moitié par le Roi.

CSrlrel ^Jean), professeur de droit, cité par Labbey de Bill y, est sans doute le même personnage que Jean Grivel, chevalier, conseiller au parlement de Dole en «599, conseiller au conseil privé de Bruxelles en 1616, qui mourut en 1624 et de qui on a un recueil de 150 décisions du parlement de Dole.

Clore (Claude), de Luxcuil, professa le droit jusqu'à sa nomination comme conseiller au parlement de Dole, le 9 décembre 1618. 11 mourut le 23 septembre 1630. Sa postérité s'est continuée jusqu'à nos jours par les Pabert.

ChaiUot (François), arrière petitfils de Christophe* de Chaillot. plus haut nommé, fut institué professeur des règles du droit civil et canon par provisions du 19 juin 1607; il avait préalablement occupé une chaire d'humanités. Nommé depuis professeur des Institutes canoniques le I" avril 1608, il passa ensuite à la lec-

ture criminelle, fut pourvu, le tt juillet 161 s, de la première chaire des Institutes, sur la démission du sieur Ozanne, et reçut enfin, le 20 mars 1618, de nouvelles patentes de professeur. 11 mourut doyen de la faculté de droit après avoir été plusieurs fois recteur. Sa femme, Anne-Louise Sordet, était veuve vers 1655.

Perrla (Louis), institué professeur en droit civil le 19 mars 1 607, desservait encore cette lecture en 1633.

AmondaiM (Claude-Louis d*), de Besançon.

«•ehault(Pierre),de Dole, professeur en 1608 et 1630.

Gulffnet (Jean), de Mouthier- Haute-Pierre.

Bllly(Françoisde),d'uneancienne famille originaire du duché de Bourgogne, qui a fourni des officiers à la chambre des comptes de Dole.

Jaqnot (Biaise), fils de Claude Jaquot, docteur ôs droits, fit pendant six ans des lectures de droit à l'université de Dole « sans avoir tiré, ditil, une maille de gages. » Prorecteur en 1604, il desservit aussi la lecture des rubriques ; mais depuis il quitta Dole pour entrer au conseil du duc d'Arschot qui l'avait retenu d ton négoce. Après la réformation de l'université, qui lui fit espérer un meilleur traitement, il obtint, sur la recommandation du président d'Artois et dos conseillers Denis et de France, que l'on nedéclarerait pas vacante la chaire des rubriques qu'il avait abandonnée* à raison de certainesafTaires qui l'ont détenu pardeçaet lesquelles l'y détiennent encore présentement.»

Et, en effet, une ordonnance des archiducs du 27 mai 1617 le confirma dans cette chaire, sans le soumettre à l'obligation d'un nouveau concours, mais à la charge, toutefois, de l'aller desservir dans trois mois, faute de quoi elle serait tenue pour vacante.

On lui accorda en outre à la même date et sous la même condition l'expectative de l'une des quatre premières lectures de droit qui viendrait à vaquer. 11 ne tint pas sa promesse,

carie 17 juillet 1618, la cour (c'est-àdire le conseil prive de Bruxelles; lui ordonna de se présenter personnellement i\ Dole avant le r* septembre, s'il ne voulait pas que la place fût déclarée vacante. Biaise Jaquot professa depuis le droit à l'université de Pont à-Mousson; il était homme d'esprit, dit un contemporain, et plusieurs ouvrages de droit et de poésies latines qu'il donna au public l'avaient fait appeler les délices des muses. 11 avait un frère Claude, conseiller au parlement de Dole, de qui sont sortis les marquis de Jaquot-Rouhier-d'Andelarre, honorablement représentés de nos jours.

Mairot Mongeot), natif de Pesmcs et pctit-flls, par sa mère, de Mongeot de Boisset, professeur en l'université de Dole, avait la lecture de droit criminel lorsqu'elle fut supprimée par le règlement des archiducs, en 1617.

Pour ne pas conserver seulement le titre de professeur, il réclama la lecture de droit vacante par la mort du professeur Duzin, qu'il avait desservie longtemps pendant l'absence de ce dernier. À l'appui de cette réclamation il faisait observer que « dois ses jeusnes ans et toute sa vie » il n'avait eu d'autre but ni dessein que de servir en l'université, ayant quitté t la profession d'advocasser et suivre le barreau du parlement de Dole en laquelle il pouvoit plus profflter et gaigner qu'à servir ladicte université • par suite de son désir de « se vouer entièrement à elle, à l'imitation de ses prédécesseurs qui, par l'espace de quatre-vingts ans, y ont servy sans discontinuation. * Mongeot Mairot était professeur des Institues lorsqu'il passa, en 1634, à la chaire de second professeur de droit canon, vacante par la promotion de Constant Chifflet à la première chaire de droit civil. Il mourut de la peste, à Dole, en f 637, dans l'exercice de cette charge et y eut pour successeur François Vauchard, en février 1642.

Tornlelll (François-Bernardin), docteur de l'université de Padoue,fut

désigné en 1619, d'après Labbey de Billy, par André Trevis, premier médecin des archiducs, pour remplir la place de professeur extraordinaire laissée vacante depuis quelque temps faute d'appointements. En 162», il passâ avec la ville un traité pour remplir cette charge, aux gages de 1800 fr. pendant trois ans, et le S novembre 1629 il reçut du distributeur la permission d'en continuer la desserte en attendant de nouvelles provisions du roi. Ce qui parait avoir nécessité ces nouvelles provisions, c'est qu'il fit une absence prolongée pendant laquelle il fut remplacé par le docteur Talbert, plus tard professeur titulaire. Tornielli mourut de la peste, à Dole, en 1637, et n'eut pas de successeur dans la charge de professeur extraordinaire. Pancirole a publié la vie de deux jurisconsultes du même nom, issus d'une très-noble famille de Novare.

Chifflet (Constant), de Besancon, fils de Claude Chifflet, plus haut nommé, occupait la chaire de deuxième professeur en droit canon dès l'année 1621 , et y fut remplacé par Mongeot Mairot, lorsqu'il passa lui-même en 1634 à la première lecture de droit civil . Il eut un fils, Guy-François, aussi professeur en droit canon.

c ho«ni (Claude-Luc), professeur en 1621 et 1636. Il était issu d'une ancienne famille de Dole, à laquelle appartenait Raymond Chosal, recteur magnifique en 1 542.

Vauchard (François), seigneur de Faletans. comme son père Pierre II.

plus haut nommé, professait le droit à Dole au commencement du xvit" siècle, et fut nommé en l«42a la seconde lecture de droit canon vacante par le décès de Mongeot Mairot. Il mourut sans enfants, ayant institué, par son testament en date du 4 septembre 1637 , l'université son héritière universelle.

Challlot (Hugues-Etienne), fils de François Chaillot, plus haut nommé, fut appelé en 1648 à desservir la chaire de professeur de rubriques

dan? laquelle Henri de Charnage le remplaça momentanément en 1660.

Pourvule 6 novembre 1666 d'une charge d'avocat général au parlement, il obtint l'autorisation de la remplir sans quitter pour cela celle de professeur.

Jaqnelln (Claude).

Talbert (Claude-François) fut institué par lettres du 4 mars 1653 professeur de la leçon quotidienne de la coutume de Bourgogne pour trois ans, par forme d'essai; il fut ensuite nommé professeur royal titulaire, et Tétait encore en 1667. Recteur magnifique en 1656, il laissa un très-bon commentaire sur le titre de la mainmorte de la coutume de Bourgogne.

Son petit-llls, Joseph Talbert, fut comme lui professeur de droit en l'université de Dole.

Rolet (Jean-Claude), professeur des Institutes en 1651, mort avant l'année «680.

A«»jr (Etienne (T), issu d'une famille ancienne de Poligny, dont Chevalier a publié la généalogie, prit à Rome le bonnet de docteur, et passa deux ans chez le célèbre jurisconsulte Antoine Favre, président du sénat de Chambéry, avant de rentrer dans sa patrie. Professeur en droit canon en 1654, professeur en rubriques en 1665, il exerça ces deux charges en môme temps que celle de procureur général au parlement dont il avait été pourvu le 10 décembre 1655. 11 avait été employé comme auditeur général dans les armées du roi d'Espagne et fut envoyé en 1655 par l'université à Gy, près de l'archevêque de Besançon, pour traiter des affaires de cette compagnie.

ChappnU (Louis), issu d'une ancienne famille de Poligny, mourut en août 1654, dans la chaire de deuxième professeur de droit civil. Il eut pour successeur François Lemaire. (V. Chevalier.)

Lemairc (François), remplaça en 1654 Louis Chappuis dans une chaire de droit civil qu'il occupait encore en 1668.

Chlfflet (Guy-François) , fils de Coustant ChifTJet, plus haut nommé, et chanoine de Dole, était professeur de droit canon en 1656 ; on a de lui un mémoire en faveur de son chapitre contre les prêtent ions des archevêques de Besançon.

Borrey .Jean-Baptiste) , docteur et professeur en droit, vice-recteur en

Caillot (Claude-Antoine), docteur et professeur en droit en 1660.

Chaillot (Pierre-Louis), seigneur de Choisey, frère de Hugues-Etienne Chaillot, plus haut nommé, et professeur royal en l'université de Dole dès le 0 août 1673, fut fait le premier conseiller au parlement après la conquête de la province de Franche- Comté par Louis XIV , au mois d'avril 1675.

dénie (Claude-Antoine), docteur ès droits, professeur royal en l'université dès le mois de février 1675, mort avant l'année 1688.

Cbaraaf e (Henri de), après avoir remplacé momentanément Hugues- Etienne Chaillot en 1660 dans la lecture des rubriques, fut pourvu d'une chaire de professeur titulaire qu'il desservait dès le mois de décembre 1677 ; il mourut en 1695 étant doyen de la faculté de droit, et fut inhumé aux Carmes de l'ancienne observance à Besançon. (V. Dunod.)

Marenehee (Ermenfroid de), chanoine de Dole, professeur en droit canon en 1677 ; de la même famille qu'Anselme de Marenches plus haut cité.

nareectial de Longevllle (Jean- François), né le 16 février 1657 de Désiré Mareschal, seigneur de Longeville, conseiller auditeur à la chambre des comptes de Dole, et de Denise Richard, fut nommé prof sseur des Institutes en 1678, passa en 1689 à la chaire de droit civil, et mourut doyen de sa faculté le 4 mars 1745. Sa famille encore subsistante, et originaire de Lons-le-Saunier, remonte à Pierre Mareschal, secrétaire de Charles le Téméraire.

Tls»erand(. Pierre-François), professeur des rubriques de droit et des coutumes en 1879, recteur magnifique en 1701 et professeur de droit civil, fut le premier titulaire de la chaire de droit français, créée en 1707. 11 mourut au mois dejuini7i2, et fut remplacé par Jean-Baptiste Tisserand, son fils, en faveur duquel il s'était démis de cette dernière charge. 11 avait publié en 1707 l'Analyse des matières et principales questions contenues dans les traités du droit fratçais qui ont été enseignées jusqu'à présent dans l'université de Besançon.

Matherol (Antoine), seigneur de Desnes, professeur en décret ou droit canon en 1679 et 1703.

Doban ( il i luire), né à Gray, professeur institua u » , remplacé en t <»80 par Claude-Guy Perrin. Martin Duban fut recteur magnifique en 1600.

Mercier de Dijon (Claude-François), professeur en droit civil en 1680, mort en 1720 et remplacé par Joseph Bret.

Perrin (Claude-Guy), nommé professeur inslituairc le lôavril 1680 en remplacement d'Hilairc Duban, passa depuis à une chaire de droit canon et mourut doyen de sa faculté. Il avait été recteur magnifique en I6S!) et 1712.

Bailand (Jean), seigneur de la Brctenière. professeur des rubriques en «686, recteur magnifique, décédé eu 1689.

Nepveu (François), de Besançon, professeur des Insti tûtes eu 1695, se démit de cette charge en 1705. Il est l'auteur d'un traité sur le prêt et l'usure, imprimé en 1698.

Bref (Joseph), sieur de Romette, natif d'Orgelet, professeur de rubriques dès l'année 1701, fut appelé en 1720 à remplir la chaire de professeur de droit civil vacante par la mort de Mercier de Myon: recteur magnifique le 30 août de la même année, il fut peu après député par sa compagniepour s'opposer à l'érection de l'université de Dijon, mais infi-

dèle à son mandat, il s'arrangea, disent les mémoires du temps, avec les Bourguiguons, et fut le premier professeur et doyen de la nouvelle université (20 septembre 172*); il mourut le 11 juin 1749, laissant un fils, Jean-François Bret , qui fut comme lui professeur de droit à Dijon.

Talbert de Nancray Joseph), professeur des Institules, nommé par le roi en 1707, mort le 23 avril 1715. âgé de 75 ans. Il était petit-fils du docteurTalbert.plus haut nommé, etson père Claude-François s'était acquis, au dire de ses contemporains, la réputation d'un des plus grands magistrats du royaume, dans l'exercice d'une charge de conseiller au parlement, dont il fut pourvu en 1690.

Joseph Talbert de Nancray avait lui-même un fils et un frère, tous deux conseillers au parlement en

Despotots (Ferdinand -Joseph- Gaspard), seigneur d'IIautecbaux, nommé professeur de droit canon le 6 mars 1709, fut recteur magnifique en 1745 et mourut le I" août 1762; il laissait trois fils dont l'atné fut lieutenant général du bailliage de Besançon, et le troisième chanoine de saint Paul, puis de la métropole de Besançon.

Marquis (Nicolas), seigneur de Tallenay, professeur de droit civil, nommé fort jeune en 1712, recteur magnifique en 1746, mort le 17 août 1754. Il fut chargé pendant le cours de son professorat de plusieurs missions importantes dont il se tira toujours avec honneur.

TUaerand (Jean-Baptiste), ayant donné des preuves de sa capacité parla lecture qu'il fit en l'université pendant une longue maladie de son père, Pierre-François Tisserand, pins haut nommé, fut pourvu, sur la démission de ce dernier, et peu de temps avant sa mort (1712), de la chaire de droit français. 11 s'en démit lui môme en 1742, eut pour successeur Alexis-Ignace Gallet, et

mourut le 6 août 1744, âgé de 65 ans.

Dunod de Chaînage (François- Ignace), né à Saint-Claude en 1679, fut nommé professeur en droit civil le 20 décembre 1720, à la suite d'un brillant concours; anobli par lettres du mois de juillet 1787, il mourut en 1732, laissant la réputation d'un habile jurisconsulte et d'un érudit consommé. 11 est l'auteur des Mémoires pour servir à l'histoire du comté de Bourgogne, et de plusieurs ouvrages de jurisprudence dont l'un des plus importants, les Obsertations sur la coutume du comté de Bourgogne, fut édité par son fils, François-Joseph Dunod, avocat au parlement et maire de Besancon. Son traité de la Prescription a servi de guide aux rédacteurs du Code Napoléon. Franrois- Ignace Dunod était petit -neveii de Henri de Charnage, professeur de droit, dont il releva le nom.

«allée (Alexis-Ignace), de Recologne, remplaça Jean Baptiste Tisserand dans la chaire de droit français en 1742 ; mort en 1763.

Conrehetet (Francois-Elie), seigneur d'Esnans, conseiller au parlelement de Besançon, professeur de droit public en 1746.

Onlllenrin (Claude-Odo) , déjà professeur en 1748, recteur magnifique en 1754, 1769 et 1770, mort doyen ij \u faculté, en février 1774, âgé d j 75 ans.

Calf (Charles-Joseph), seigneur de Noroy, professeur royal en 1753, rec-

teur magnifique en 1766, mourut fort âgé, laissant postérité. H était devenu le doyen de sa faculté.

Seguin (Charles-Antoine), né en 1708, professeur et recteur en 1761, doyen en 1771, mourut le 9 septembre 1790. On a de lui un Traité des Institutes.

Beloa (Charles-Jean-Baptiste), professeur en 1771, recteur magnifique en 1783, mort sans alliance. On a de lui un traité de droit canon, imprimé à Besançon.

Grlmonc (Antoine-Joseph), professeur en 1776, mort en 1779.

Ordinaire ( François - Vincent ) , professeur en droit français en 1778, mort en 1785.

Courvolaler (Jean-Baptiste), professeur en 1779.

Dauxlron (Jean-Baptiste) fils de N. Dauxiron, docteur en médecine, originaire de Baume-les-Dames, professeur en droit français, nommé par le roi le 9 janvier 1785, en remplacement de François-Vincent Ordinaire. Il a publié deux opuscules sur les fontaines et les écluses de Besançon.

Grappe (X...), de Nouroy, successeur de Seguin dans la chaire de droit romain, le 19 décembre 1789. Il dérendit et fit acquitter Dietrich, ancien maire de Strasbourg, le 8 mars 1793. Membre du Conseil des Cinq- Cents et du Corps législatif, il fut pourvu d'une chaire de droit civil à la faculté de Paris en 18|7 et la laissa en 1825 à un autre franc-comtois, Bugnet.

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