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PROFESSEURS EN DROITS CANON ET CIVIL

Tnrtre (Gilles du), abbé de Ferrières, professeur eu décrets (1423i.

Bervrlaae (Richard), professeur en droit civil (1423).

Naldeghem (Jean de), recteur magnifique en 1429, professeur en droit civil en 1432 et conseiller d'Etat du duc Philippe le Bon. U était issu d'une ancienne famille noble — ei nohili prosapia, — originaire

du comté de Flandre où elle subsistait encore au commencement du xix- siècle. Vov. Labbey de Billy, tome II, p. 32 et suivantes.

Worrjr(Girard), docteur ès droits, professeur en droit civil, conseiller et maître des requêtes du duc Philippe le Bon qui l'envoya aux marches d’Italie eu 1449, pour le fait du duc d'Orléans. Il fut de plus conseiller au

parlement de Dole de 1451 à 1455 (V. Gollut).

Bazan .Etienne), le même sans doute qui fut conseiller au parlement de Bourgogne en 1435, après avoir rempli la charge de greffier du parlement de Dole. Voy. Palliot, Parlement de Bourgogne, p. 14.

Nanterre (Mathieu de)

Lemaire (Jean).

tlarenchn '.Anselme (ie). originaire de Montréal , était podestat d'Yvréc en Piémont — honorabilem judicem ciritatis Ypporegia- — lorsqu'il passa marché arec Humbert d’Orchamps, bachelier en droit et commissaire des distributeurs de l'université, pour venir professer le droit à Dole. Nommé en effet professeur extraordinaire le 22 septembre 1452,conürmédans la lecture ordinaire du droit civil par lettres du duc Philippe en date du 8 décembre 1454, et par lettres des commis à la réformation de l'université du 25 janvier 1461|2, ilobtint en 1473 que scs gages récemment diminués seraient remis à leur ancien taux.

Avant de venir en Bourgogne, où son mariage, vers 1400, avec Eticnnette de Chissey lui lit prendre un établissement définitif, il avait professé le droit en l'université de Turin. Le duc Philippe le retint son conseiller et maître de ses requêtes par lettres du 17 juin 1400, sans le décharger de sa chaire de professeur qu’il occupa jusqu’à sa mort arrivée le 19 mai 1497. 11 eut un fils professeur en l'université. (V. Labbey de Billy, tome 1, p 318 et suivante!.)

Crapillet (Guillaume), professeur en théologie et en décrets, mort en 1450. (Voy. plus haut.)

Fr.-. grli» n-, Fougelans ou Foucherans (Philippe de), professeur en droit canon.

Columbe ou Colombet (Augustin), professeur en droit canon.

Columbe ou Columbct (Jean), professeur en droit canon.

Mnrllan (Raymond), professeur de droit canon en 1457. C'était un

avocat célèbre, originaire de Milan, et qui a laissé quelques consultations estimées. (Bibl. hist. de la France, tome IV, p. 222 )

Rorhe Antoine de), était en 1449 religieux et sacristain du prieuréde Vaux sur-Polignv, son lieu d’origine:

il entra depuis à l'abbaye de Cluny dont il devint grand prieur; il fut également pourvu des prieurés de la Charité-sur-Loire et de Morteau et vint vers l'an 1400 s'établira Dole où il occupa pendant près de 30 ans la chaire de droit canon avec un grand éclat. Antoine de Roche est le fondateur du collège de Saint-Jérôme à Dole; il mourut religieux à Cluny au mois d'avril 1505. (Voy. Mémoires sur Poligny, tome II, p. 473, et l' Histoire du prieuré de Vaux-sur-Poligny, de dom Chassignet, dans les Mémoires de la société d'émulation du Jura, 1806 )

Cbnudei (Hippolytc), jurisconsulte célèbre, recteur magnifique en 1435, professeur eu 1400, puis conseiller et maître des requêtes du duc de Bourgogne. D'après Labbey de Billy, tome 11, V 45, il était d'une famille patricienne de Besançon où il remplit la charge de cogouverneur. Chevalier, lome il, p. 318 , le dit au contraire issu d’une ancienne famille bourgeoise de Poligny; il épousa Huguenette, fille de Jean Vincent ," de Poliguy, qui avait obtenu des lettres d'anoblissement en 1425, et en eut un fils anobli lui-même par le duc Charles en 1471.

Snltvra (Jean de), qualifié seigneur en lois et en droits, professa le droit à Dole au xv* siècle; il mourut en 1409 et fut inhumé dans l'abbaye d'Acccy où l'on voyait encore son épitaphe au siècle dernier. (V. Labbey de Billy, tome 1, p. 290.)

Clervol (Pierre de), professeur en droit canon vers 14G5.

Lnvongeot (Etienne de), docteur en décrets et en lois, lisant en l'université de Dole en 1486. Ne serait-ce pas le même personnage qu'Etienne

Lavangcot, conseiller au parlement en 1451?

.flagilrlrtne {Jean de la), nommé professeur en droit canon vers 1460, conseiller clerc au parlement en 1500; il avait succédé à Antoine de Roche dans la chaire de droit canon et mourut comme lui religieux à Cluny. {V. la Noblesse aux Etats du duché de Bourgogne , 1864-)

Chaillot (Christophe de), né au diocèse d'Embrun, d'une famille noble, reçu bachelier le 15 juin 1484, professeur extraordinaire lors de la restauration de l'université, par lettres du 3 avril U92/3, conseiller au parlement par patentes du 31 décembre 1524. Son mariage avecJeaune Broquel, damoisclle, le flxa définitivement au comté de Bourgogne où sa descendance a tenu un rang considérable, ayant fourni plusieurs officiers au parlement de celle province et des professeurs à son université. Christophe de Chaillot est qualifié noble et rgrige personne dans l'inventaire dressé après sa mort en «535.

Roche (Jean de la), religieux bénédictin, professeur en droit canon, vers t49G.

Morrnehea ,louis de), fils d'Ansclmc, plus haut nommé, professait le droit civil à Dole vers 1496, et continua de renseigner après avoir été nommé avocat général au parlement en 1508 ; il devint plus tard conseiller d'Etat et maître des requêtes et fut chargé de plusieurs commissions Importantes, notammenten 1522 pour négocier le traité de neutralité des deux Bourgognes. Parlettres du 3 novembre 15181'archiduchessc Marguerite l’avait pourvu de la charge de président du parlement de Dole, mais celle nomination n'eut point d'effet, et , sur lesinstances du roi catholique, cet office fut donné à Hugues Marinier, seigneur de Gastel. alors lieutenant général d'Amorit [1520).

Hui (Jean il'), fin du xv« siècle.

Fabry ou t’obvre (Pierre), bachelier de l'université d'Orléans , le

Î9 septembre 1492, procureur général et licencié à Dole eu 1497, docteur l'année suivante, fut le premier professeur surnuméraire en droit civil. Nommé depuis lieutenant général du bailliage de Dole (5 août 1505) et enfin conseiller au parlement par patentes du 22 décembre 1510, il fonda son anniversaire dans l'église de Dole au mois de février I53C. Il avait épousé Beatrix Bonvalot, belle-sueur du chaucclier de Granvellc, dont il eut deux enfants, un Dis Jacques et une fille, mariée à Constance de Marcnchcs.

IVurrj (Louis), p rofesseur en droi t civil vers 1504.

Bolaart Claude) .doctcurctprofesscur en droit canon en 1504, doyen de l'église collégiale de Poligny, conseiller clerc au parlement en 1530, abbé de Favernejr et de Noire-Dame de Tournay, grand archidiacre d’Arras, maître des requêtes de l’empereur Charles V, chef du conseil de l'archiduchesse Marguerite. Il fut employé en diverses négociations et signa, en 1522, le traité de neutralité des deux Bourgognes. Il était fils de Louis-Mougeot Uoisset. régent de l'université en 1505. Chevalier rapporte qu'on faisait mémoire de lui dans l'église de Poligny, aux dix fêtes principa es de l'année.

vignotl (Jean), remplaça Pierre Fahry vers 1505 dans la chaire de professeur en droit civil surnuméraire.

Boltaet (Louis-Mongeot). père de Guillaume et de Claude Boisset plus haut nommés, est qualiQé licencié en droits et régent en l’université dès l'année 1505- Il fntdepuis retenu conseiller au parlement par l'archiduchesse Marguerite.

Alborlo ou d'Arbois (Mcrcurin), natif de Caltinara, en Piémont, remplaça vers I50G Jean Vignod dans la chaire de professeur supplémentaire de droit civil; mais bientôt après, rebuté du peu d'application de scs élèves, il la résigna non sans avoir pris du parlement et du magistrat de

Dole des attestatious pour lt In'm remplir. Scs talents et ses services l'élevèrent depuis à de hautes dignités.

Président du parlement de Dole en 1508, chef du conseil de l'archiduchesse Marguerite, deux fois ambassadeur en Espagne et chancelier de l'empereur Charles V, de qui il obtint l'érection en comté de la terre de Gattinara, il prit une part active aux négociations les plus importantes de son temps. Enfln, devenu veuf, il fut fait cardinal par le pape Clément VII, le 13 août 1529, peu de tempsavant sa mort arrivée à lnspruck, le 5 juin de l’année suivante. D'une naissance obscure, on sait que Mercurin Alborio avait profité d'une vague ressemblance de nom pour se rattacher aux anciens sires d'Arbois dont il prit les armes.

Lemoine (Dom Jean), archidiacre de Cluny, docteur et professeur eu droit canon en 1512, principal du collège Saint-Jéréme. 11 était, sans doute, de la même famille que Jean Lemoine, recteur en 1 528, avocat général, puis conseiller au parlement, originaire de Dole, d'après Dunod, de Poligny, d'après Chevalier.

Bouheller (Jean), natif d'Avoudrey, professeur en 1515.

Plquar» (N...), professeur en 1516.

Malnt-Haarlo (Jean de), seigneur de Montbarrey, professeur en droit civil en 1 519, était fils de Perrin de Saint-Mauris, de Dole, et de Jeanne Morand. Il devint conseiller au parlement de Dole, conseiller d’Etat, président du conseil des finances de Flandre en 1518, maître des requêtes en 1552, et fut fait chevalier en 1519. En 1515, l'empereur Charles V l'avait envoyé en France pour solliciter l'exécution du traité de Crcspy récemment conclu. On a de lui plusieurs ouvrages de droit. Morten 1 555.11 avait épousé Eliennette Bonvalot, bellesœur du chancelier de Granvclle, et fut l'auteur de la branche des Saint- Mauris-Montbarrey, encore existante.

tvfcod (Etieune), de Poligny, professeur vers 1520.

Leveao (Quentin), sieur de Landon, professeur en droit civil vers f52o, conseiller au parlement en

Touverrl (Jean), de Dole.

Rlolllo (Guy).

Hnoi (Jean), de Dole, professeur en droit, est sans doute le même que l’étudiant de ce nom cité par Labbey de Billv, sous la date de 1515.

Vincent (Claude), docteur èsdroits, professeur en 1521, issu d'une ancienne famillede Poligny à laquelle appartenait Jean Vincent, anobli par le duc Philippe le Bon en 1125.

Levcau (Pierre), professeur en droit civil en 1528.

Lallemand (Jean), professeur vers 1530.

Gavaln on Gauvain (Dom Pierre), de Poligny, religieux et aumônier du chapitre noble de Gigny, prieur de Saint-Morand et de Port, docteur en théologie, docteur et professeur en droit canon, nommé en 1505 principal du collège de. Saint-Jérôme, dont il augmenta les bâtiments et où il mourut le 3 juin 1531.

Phoenix (Pierre), originaire de Lure, suivînt certains auteurs, de Dole, d'après Dunod, professa le droit canon au rapport de Gilbert Cousin qui avait étudié sons lui. Il devint conseiller au parlement en 1556.

Grandjcan (Charles), sieur de Romain, professa pendant vingt ans le droit civil à Dole avant de passer, vers 1556, à une charge d’avocat fiscal près le parlement de la même ville; il fut depuis conseiller au parlement et sollicita en vain, en 1565, la présidence de cette compagnie; il était alors membre du conseil privé de Flandre depuis 1561 et retourna en 1567 dans le comté de Bourgogne, sa patrie, où il ne tarda pas à mourir.

Son fils François fut reçu conseiller au parlement en 1579.

Bellonl (Nicolas), issu d'une famille patricienne de Casai, fut appelé à Dole par le chancelier de Granvelle en 1 54.1 pour y occuper la chaire de professeur extraordinaire Pen-

liant son séjour dans cette Tille il donna sa consultations qu'il (lt imprimer en (5M en les dédiant au chancelier. Nommé conseiller au sénat de Milau en <517, il eut pour successeur Etienne Stralius. Ses adieux à ses élèves ont été consignésau registre : < Magnillcus et jurisprudenlissimus vir, domiuus Nicolaus Dellonus, palricius Casalensis, tempore nostri rectoratus, tandem post iminensos huic nostræ universitati laliorcs per sex anuos in mauando jure cxiiaustus, die prima inensisseptembris anno Domini 1 517, Mediolanum tanquam in portum salutis concessit, functurus ibi beneOcio Cesareæ mijcstalis niuncre consiliarii. qui et antcdisccssum, extrema sua lectione, auditores suos piuribus verbisad virtutis studia cxbortalus est, ae omni collegio onguin valc dixit ; apud quod et holozcricum suum quod vocaut caputium universitati dono dédit, idque omnibus vice rectoribus tantum gcslandum sanxit. (Voy. Pancirolu dans son traité De Claris legum interprelibus, lib. H, cap. clxxxvi, et aussi Taisand : Les vies des jurisconsultes anciens et modernes. D’après ce dernier auteur. Belloni avait eu pour père et pour aïeul des jurisconsultes, le premier conseiller du duc de Savoie, le second conseiller de l’empereur Maximilien.

Bolsaet (Guillaume de), d'abord professeur en droit civil et ranon, passa à la chaire de théologie en l sas.

Voy. son article plus haut.

Fanebe (Nicolas), étant mort en <519, fut remplacé par Claude Musy; il avait la lecture ordinaire de droit civil. Sa famille, originaire de Mnrteau, a fourni un archevêque de Besancon en test.

Musy (Claude), originaire de Morteau, docteur en droit, fut nommé à la lecture ordinaire de droit civil vacante par le décès de Nicolas Fauche en vertu d'une ordonnance des distributeurs Vauchard ot de Boissct du si septembre <519. Conseiller au parlement en 1575.

Ynnrhnrd (Pierre), originaire de Dole, longtemps professeur en droit, conseiller au parlemenien 1550, mort en 1570. 11 avait épousé Elisabeth Boutechoux , dont il eut un fils, du mémo prénom de Pierre et comme lui professeur en ('université.

MlraClue OU Van der Nfrnlrn

(Etienne), né à Anvers, fils de Pierre Van der Straten, chevalier, seigneur de Clcydael et conseiller de Charles- Uuint, lisait le droit civil à Bourges où il avait étudié sous Pierre Loriot, ancien élève de l’université de Dole, lorsqu'il fut appelé, en <551, par Charles-Quint dans cetlo dernière ville, pour remplacer le docteur Belloni. Nommé par Philippe 11, le l" décembre t558, conseiller au conseil de Brabant, il quitta la Flandre en 1 561 , disant qu'il n'v pouvait en bonne conscience demeurer, et revintà Dole reprendre scs premières fonctions.

Mais il se ligua bientôt contre le cardinal de Granvclle avec le prince d'Orangc et les mécontents des Pays- Bas ou du Comté, et fut rappelé en disgrâce à Bruxelles. Le prince d’Orange sollicita vainement pour lui la place de président du parlement de Dole, et lui confia l'administration de ses terres provenant de la maison de Cbalon. L’attachement que Stratius portait à ce seigneur et ses opinions religieuses le signalèrent aux rigueurs du duc d'Albc. (luelques-uns prétendent même qu'il aurait été condamné à mort et exécuté à Wilworde en <568. C'est une erreur; il parvint à s'échapper et se retira à Paris ou il composa plusieurs traités philosophiques. Il mourut en 157!, en recommandant sa veuve, Marie de Charler, au prince d'Orange. On a vu, page 55, que sa famille subsiste avec honneur en Belgique.

Février (Jean), originaire de Poligny, professa le droit à Dole, sans doute vers le milieu du xvi* siècle.

(Voy. Mémoires *ur Poligny, toinc II, p. 36t).

«atni-tlurU (Guillaume de), professeur en droit, probablement le

même qui fut avocat général au parlement en 1 556 et de qui est issue la branche des Saint-Mauris-Faletans.

Leveau (Pierre), professeur en droit civil vers 1558.

Kalnt.Maurl» (Louis de) de Dole, professeur .nslituaireenl558. Il était de la même famille que Jean de Saint-Mauris. plus haut nommé, mais d'une branrhe différente.

Chopin (Nicolas).

Mare (Antoine de la), d’Auxonne, • vir in omni disciplinarum gencre consummatissimus, > fit une lecture extraordinaire des lnstitutes en 1563.

BoUset (Louis de), professeur en droit civil en 1559, nommé en 1581 conseiller au parlement, charge qu'il remplissait encore en 1588. 11 est auteur de la 33‘ consultation rapportée dans les œuvres complètes de Dumoulin.

Ceclle (Pierre), rccteurmagnitlque en 1558, était depuis longtemps professeur de droit à l'université lorsqu'il fut pourvu, en 1581, d'une charge de conseiller au parlement. Il était d'une ancienne famille originaire de Frasnes et établie à Salins au xvi» siècle. Sa descendance a été Jurée à Malte.

Planilo (Camille), jurisconsulte italien, Ht quelques lectures de droit à Dole, vers 1559. Granvelle chercha à l'attacher à l'université, mais sans succès.

Fauche (Etienne), frère de Nicolas, plus haut nommé, professeur en droit civil, puis conseiller au parlement en 1563, mort en 1577.

oixinlanl (Jérôme), natif de Padoue, docteur agrégé au collège de cette v ille, chevalier et comte palatin , était professeur à Fribourg en Brisgaw, lorsqu'il fut nommé, en 1566, pour occuper la chaire de professeur extraordinaire laissée vacante par le départ d'Etienne Stratius. Son traité avec la ville fut passé en 1568. On lui donnait 550 écus par an. On conservait à Dole au commencement de ce siècle un grand nombre de ses consultations. Nommé conseiller d'Etat

en Flandre en 1569, il se Bt remarquer par son dévouement fanatique au ducd'Albe.

Richard os (Jean), docteur èsdroils, professeur en droit civil en 1569. Sa famille, prouvée aux chapitres nobles de Franche-Comté, a fourni plusieurs membres aux cours souveraines de cette province.

Cynu» (Barthélemy), surnommé Campanas, était originaire de inximo ou de Recanate, dans la marche d'Ancône, et prenait les titres de chevalier et d’agrégé à l'université de Rome. En <570 il vint professer à Dole comme professeur surnuméraire, et passa le 4 août un traité avec la ville à cct égard. D y était encore en <588.

Bolmet (Mongeot de), second lecteur en droit civil en 1570, passa depuis à la première lecture du même droit; il la desservait encore en 1591.

Mnrenehe* (Jeau de), natif de Dole, professeur en droit canon, remplissait cette charge depuis longtemps en 1570.

Vlbrand-Alta (Pierre) fut pourvu en <570 de la chaire nouvellement créée de second professeur instituairc. Il parait aussi avoir professé le droit canon.

Vclpach (Michel), professeur extraordinaire en 1572.

Chtlflet (Claude), UIs de Laurent Chifllet, recteur de l'université, avocat fiscal à Besançon, comte palatin et conseiller aulique, et de Jeanne Genevrey de Monturcux, fut pourvu en 1570 de la seconde chaire de droit criminel, de nouvelle création, et eut également la lecture des lnstitutes.

Il mourut à Dole le 15 novembre 1580, âgé de 39 ans et laissant, malgré son jeune âge, la réputation d’un des plus savants jurisconsultes de son temps.

Il avait été honoré de l'amitié de Cujas qui, sollicité par les magistrats de Besançon d’accepter la première chaire de droit dans l'université de leur ville, s'excusa en leur proposant Chifllet : Habetisalterum me C/üudium Chiffletum. Constant Chifllet , Bis de

Claude et son pelit-BIs Guy-Francois occupèrent tous deux des chaires de professeurs en l'université de Dole.

Claude laissaplusieursouvragesde jurisprudence et d'érudition, dont quelques-uns ne virent lejourqu'aprèssa mort ; en voici les titres : Uctiontt Chiffletii de substitutionibus.de portioru4tu legitimis.de jure fidei-commitsorum. de secundo capite legis Aquilia ; — De antique numismate ; — De Amtntom' Marcellini vita, etc. On sait quel éclat exceptionnel ont Jeté sur cette ancienne et noble famille, honorablement représentée de nos jours, l'étude

héréditaire des belles-lettres et l'exercice des plus hautes charges de magistrature dans la province de Franche-Comté.

Raznua (Jean), originaire de Flandre (Gosanus?) né en i sis, professeur de Pandectes à Louvain, publia en 1 558, daus la même ville, deux livres sur les tutelles, un Enchiridim des règles de droit, deux livres de l'histoire Turcicarum, un poème sur les archiducs d'Autriche et une traduction du poème d'Hésiode sur le bouclier d'Hcrcule. Nommé professeur a l'université d'Ingolstadt, il fut envoyé par Juan d'Autriche à l'université de Dole, comme professeur extraordinaire, mais il tomba malade avant de commencer son cours et mourut le 25 novembre 1578.

Petit (Guillaume;, natif de Pontarlicr, professeur en droit canon avant Philippe Merceret.

Alix (Jean- Baptiste), d'une ancienne famille noble de Salins.

Merceret (Philippe), seigneur de Mont, né à Poligny d'une famille établie dans cette ville depuis le xv, siècle, niais originaire de Frontenay.

D'abord lieutenant général à Salins, il professa depuis le droit canon à Dole, fut reçu conseiller surnuméraire en t58i, ordinaire l'année suivante et occupa en outrc,depuisl58», la charge de trésorier des chartes du roi. Il laissa plusieurs enfants.

Morand (Guillaume), originaire de Cbâteau-Chalon, professeur de

droit canon. Il appartenait à une famille noble éteinte au siècle dernier, qui possédait un flefà laLoye depuis le xv* siècle.

Doroz (Dom Jean), de Poligny, prieur de Vaux, évêque de Lausanne en 1585, abbé de Favcrney dix ans plus tard, vicaire général du cardinal de Granvelle et sulTragant de Besançon, avait pris les deux grades de docteur en théologie et en droit canon. Nommé professeur en droit canon vers I5M dans un concours où il l’emporta sur Prudent de Saint-Mauris, avocat célèbre, que protégeait le cardinal de Granvelle, il enseigna pendant 18 ans avec succès et fut honoréeni582des titres de distributeur et vice-chancelier de l'université.

Mort le U septembre («07. Voy. au surplus sur ce personnage la notice détaillée que lui a consacrée Labbev de Billy dans sa liste des distributeurs. La famille de Jean Doroz a fourni deux autres professeurs de droit en l'université de Dole.

Nandolllei (Claude), de Champlitte, professeur des Institules en <570, remplissait encore cette charge en 1579.

Patel (Pierre), natif de Saint- Claude, professeur en droit criminel dans la seconde moitié du xvi* siècle. Il fut aussi lecteur ès-arts (1570) d'après Gollut.

Bonrgeola (Thiébaud), natif de Dole, professeur de droit criminel vers 1580.

Perrot (Adrien), professeur inslituaire et en droit canon.

Brognarlo (Antoine).

«lardlnl (Scipion), natif de Macerata, dans la marche d'Ancône, où il fut professeuren droit, vint occuper à Dole la chaire de professeur extraordinaire vacante par le décès de Jean Ramus. 11 y fut reçu cinq ans après la mort de ce dernier, le ("juin 158J, sur la recommandation du cardinal Madrucci, évêque de Trente. La ville passa un traité avec lui le 19 juin 1585.

Poutler nu Pou (hier (Pierre) , sieur

(le Saône, né à Besançon d'une famille originaire de Verccl, recteur magnifique en 1582, prêta serment au mois de septembre de l'année suivante comme instituairc ou professeur des Institutes; il passa depuis à la première chaire de droit canon qu'il occupait en 1594, en même temps qu'une charge de conseillcrau parlement dont il avait été pourvu par patentes du ta décembre de l'année précédente.

Colard (Jean), vice-recteur de l'université en 1576 et 1577, eut pendant quelque temps une des deux lectures des Institutes, avant de passer à la seconde chaire de droit canon qu'il occupait dans les années 1593 et 1 59.8. Il était mort en 1 627.

Sanlget (Humbert', originaire de Pontarlier, recteur magnifique en 1583, puis professeur en droit. Une famille noble de ce nom a fourni plusieurs cogouverneurs à la ville de Besançon.

Bo abetler (Claude), docteur ès droits, institué deuxième professeur endroit civil le 18 décembre 1587, occupait encore cette chaire en t602; il mourut avant 1 620. Il était fils de Jean Boubelier dont le nom ligure dans un diplôme de l'empereur Charles V, daté de Regensbourg, en 1533. Il avait épousé la fille du président Galiot et en eut postérité.

Jacquard (Jean), premier professeur des Institutes en 1587; en 1595 sa veuve toucha ce qui lui restait dû de ses gages.

Ocanne (Jean) natif de Dole, professeur de droit criminel vers tB90.

11 passa depuis à la lecture des Institutes, s'en démit en I6t3 et fut remplacé par François Chaillot.

Javel (Mathieu).

Crains (Jean), professeur de droit criminel, mort en 1589. Famille de Dole, à laquelle appartenait Claude Craius, familier de l'église de cette ville et vice-chancelier de l'université.

111600187 (Louis de), recteurmagnilique à l'âge de 27 ans en 1587,

puis professeur en droit. Incertain.

Brnn (Claude), professeur de droit vers la (in du xvi* siècle ; il appartenait sans doute aux Brun, de Poligny, famille connue depuis le xv siècle, et dont le représentant le plus éminent, Antoine, baron de Brun, ministre plénipotentiaire du roi d'Espagne au congrès de Munster, s'est acquis la réputation d'un des plus habiles diplomates de son temps.

Dorov(Anatoile), écuyer, seigneur de Cramant, docteur en droit et premier distributeur de l'université en 1592, était commis la même année à la lecture des topiques légales; il passa depuis à une chaire de professeur titulaire qu'il occupait encore en 1615. 11 avait épousé, en 1592, Jeannette, fille de noble et sage maître Guillaume Lullier, seigneur de Cbavirey, auquel il succéda en 1615 dans la charge de lieutenant général en la gruerie de Poligny, et c’est à lui que les capucins de cette dernière ville durent leur établissement. 11 était de la même famille que Jean Doroz, plus haut nommé, mais d'une branche différente établie à Salins.

Vanchard (Pierre), seigneur de Faletans,fllsde Pierre Vauchard, plus haut nommé, occupait en 1 593 la chaire de second professeur des Institutes. Il passa depuis à la première lecture de droit civil dont il était encore revêtu en 1 627 , étant alors doyen de lafaculté. Son (lis unique, François Vauchard, fut également professeur de droit.

Seguin {Guillaume), commis à la lecture des règles de droit en 1*9*.

marié à Catherine Nélaton, dont il eut, en 1602, un fils nommé Louis ; il était mort en 1604.

Javel (Claude), né le 29 janvier 1560, recteur magnifique en 1536, docteur en droit le 7 mars 1587, commis à l'interprétation des règles de droit en 1593, puis professeur titulaire dès l'année 1597. Il épousa Pbiliberte, fille de Louis Pélissonier, d’Arlay, écuyer, et de Claudine Bulle, et en eut un fils , Nicolas, doc-

leur en droit et en médecine.

«•Ilot (Pierre), commis à la première lecture du droit canon en 1594 en l'absence de Pierre Pouthier, passa depuis à une chaire de professeur titulaire qu'il occupait dans les années 1398 et i«ru. Il était originaire de Besançon de même qu'Anatoile Galiot, successivement avocat llscal, conseiller, premier président du parlement de Dole en l coo et distributeur de l'université.

Bnzln (Jacques), natif de Dole, commença de toucher scs gages comme commis à la lecture des rubriques en tso7; il passa depuis aune chaire de professeur titulaire qu'il remplit jusqu'à sa mort arrivée en 1 6(7. Il aval tété recteur magnitique.

Grlnlet (Nicolas), recteur magnifique en 1 596, puiB professeur de droit . Incertain.

Portier ou Pourtier (François), traita le ts janvier 1608 avec la villede Dole pour la charge de premier professeur aux gages de 1200 fr. par an, payables moitié par la ville, moitié par le Roi.

Grivel ( Jean), professeur de droit, cité par Labbey de Billy, est sans doute le même personnage que Jean Grivel, chevalier, conseiller au parlement de Dole en 1599, conseiller au conseil privé de Bruxelles en 1616, qui mourut en 1624 et de qui on a un recueil deiso décisionsdu parlement de Dole.

Clerc (Claude), de Luxeuil, professa le droit jusqu'à sa nomination comme conseiller au parlement de Dole, le 9 décembre 1618. 11 mourut le 23 septembre 1630. Sa postérité s'est continuée Jusqu'à nos jours par les Fabert.

CbalUot (François), arrière petitfils de Christophe de Chaillot, plus haut nommé, fut institué professeur des règles du droit civil et canon par provisions du 19 juin 1607; il avait préalablement occupé une chaire d'humanités. Nommé depuis professeur des Institutc.s canoniques le I" avril 1608, il passa ensuite à la lec-

ture criminelle, fut pourvu, le 14 juillet 1613, de la première chaire des Institutes, sur la démission du sieur Ozanne, et reçut enfin, le :o mars 1618, de nouvelles patentes de professeur. Il mourut doyen de la faculté de droit après avoir été plusieurs fois recteur. Sa femme, Anne-Louise Sordet, était veuve vers 1655.

Perrin (Louis), institué professeur en droitcivil le 19 mars 1607, desservait encore cette lecture en 1633.

Amondatna (Claude-Louis d’), de Besançon.

SaclianH(Pierre), de Dole, professeur en 1608 et 1630.

Gnlfnct (Jean), de Moulbier- Haute-Pierre.

Bllly (François de), d'une ancienne famille originaire du duché de Bourgogne, qui a fourni des officiers à la chambre des comptes de Dole.

Jnquot (Biaise), fils de Claude Jaque!, docteur ès droits, fit pendant six ans des lectures de droit à l'université de Dole « sans avoir tiré, ditil, une maille de gages. • Prorecteur en 1604, il desservit aussi la lecture des rubriques ; mais depuis il quitta Dole pour entrer au conseil du duc d'Arschot qui l'avait retenu d »on négoce. Après la réformation de l'université,qui lui fit espérer un meilleur traitement, il obtint, sur la recommandation du président d'Artois et des conseillers Denis et de France, que l'on nedéclarerait pas vacante ta chaire des rubriques qu'il avait abandonnée « à raison de certaines affaires qui l'ont détenu pardeçaet lesquelles l'y détiennent encore présentement.»

Et, en effet, une ordonnance des archiducs du 27 mai 1617 le confirma dans cette chaire, sans le soumettre à l'obligation d'un nouveau concours, mais à la charge, toutefois, de l'aller desservir dans trois mois, faute de quoi elle serait tenue pour vacante.

On lui accorda en outre à la même date et sons la même condition l'expectative de l'une des quatre premières lecturesde droit qui viendrait à vaquer, il ne tint pas sa promesse,

carie 17 juillet lois, la cour (c'est-àdire le conseil privé de Bruxelles; lui ordonna de se présenter personnellement à Dole avant le 1" septembre, s’il no voulait pas que la place fût déclarée vacante. Biaise jaqnot professa depuis le droit à l'université de Pontà-Mousson; il était homme d'esprit, dit un contemporain, et plusieurs ouvrages de droit et de poésies latines qu’il donna au public l’avaient fait appeler les délices des muses. Il avait un frère Claude, conseiller au parlement de Dole, de qui sont sortis les marquis de Jaquot-Kouhier-d'Andelarre, honorablement représentés de nos Jours.

Malrot Mongeot), natif de Pesmes et pctit-flls, par sa mère, de Mongeot de Boissct, professeur en l'université de Dole, avait la lecture de droit criminel lorsqu'elle fut supprimée par le règlement des archiducs, en toi'.

Pour ne pas conserver seulement le litre de professeur, il réclama la lecture de droit vacante par la mort du professeur Duzin, qu'il avait desservie longtemps pendant l’absence de ce dernier. A l’appui de cette réclamation il faisait observer que * dois ses jcusnes ans et toute sa vie > il n'avait eu d’autre but ni dessein que de servir en l’université, ayant quitté* la profession d’advocasser et suivre le barreau du parlement de Dole en laquelle il pouvoit plus proflltcr et gaigner qu’à servir ladicte université » par suite de son désir 4c « se vouer entièrement à elle, à l’imitation de ses prédécesseurs qui, par l’espace de quatre-vingts ans, y ont servv 3ans discontinuation. » Mongeot Mairot était professeur des Institues lorsqu'il passa, en lésa, à la chaire de second professeur de droit canon, vacante par la promotion de Constant ChilTlet à la première chaire de droit civil. Il mourut de la peste, à Dole, en 1 637 , dans l’exercice de cette charge et y eut pour successeur François Yauchard, en février 1642.

Taraient (François-Bernardin), docteur de l'université de Padoue, fut

désigné en 1819, d’après Labbey de Billy, par André Trevis, premier médecin des archiducs, pour remplir la place de professeur extraordinaire laissée vacante depuis quelque temps faute d'appointements. En 1623, il passa avec la ville un traité pour remplir cette charge, aux gages de 1800 fr. pendant trois ans, et les novembre 1829 il reçut du distributeur la permission d’en continuer la desserte en atlendantde nouvelles provisions du roi. Ce qui parait avoir nécessité ces nouvelles provisions, c’est qu’il Ht une absence prolongée pendant laquelle il fut remplacé par le docteur Talbert, plus lard professeur titulaire. Tornielli mourut de la peste, à Dole, en 1637, et n'eut pai de successeur dans la charge de professeur extraordinaire. Pancirole a publié la vie de deux jurisconsultes du même nom, issus d'une très-noble famille de Novare.

Cliirnet (Constant), de Besançon.

01s de Claude ChilTlet, plus haut nommé, occupait la chaire de deuxième professeur en droit canon dès l’année 1621, et y fut remplacé par Mongeot Mairot, lorsqu'il passa lui-mème en 1 634 à la première lecture de droit civil . 11 eut un (Ils, Guy-François, aussi professeur en droit canon.

Chosal (Claude-Luc), professeur en 1621 et 1636. 11 était issu d'une ancienne famille de Dole, à laquelle appartenait Raymond Clmsal, recteur magnifique en 1542.

Yanchard (François), seigneur de Faletans.commesonpèrePierrell, plus haut nommé , professait le droit à Dole au commencement du xvn‘ siècle, et fut nommé en 1612 à la seconde lecture de droit canon vacante par le décès de Mongeot Mairot. Il mourut sans enfants, ayant institué, par son testament en date du l septembre 1637 , l'université son héritière universelle.

ChalUot (Hugues-Etienne), fils de François Chaillot, plus haut nommé, fut appelé en 1818 à desservir la chaire de professeur de rubriques

dans laquelle Henri de Chamage le remplaça momentanément en 1 060.

Pourvu le 6 novembre 1686 d'utic charge d'avocat général au parlement, il obtint l’autorisation de la remplir sans quitter pour cela celle de professeur.

Jnqnrlin (Claude).

Talhert (Claude-François) fut institué par lettres du * mars I6M professeur de la leçon quotidienne de la coutume de Bourgogne pour trois ans, par forme d’essai; il fut ensuite nommé professeur royal titulaire, et l'était encore en 1607. Recteur magnifique en 1656, il laissa un trés-bon commentaire sur le titre de la mainmorte de la coutume de Bourgogne.

Son petil-flls, Joseph Talbcrt , fut comme lui professeur de droit en l'université de Dole.

Rolrt (Jean-Claude), professeur des lustltntes en t65l, mort avant l’année i680.

«ga; (Etienne d’), issu d'une famille ancienne de Poligny, dont Chevalier a publié la généalogie, prit à Rome le bonnet de docteur, et passa deux ans chez le célèbre jurisconsulte Antoine Favre, président du sénat de Chambéry, avant de rentrer dans sa patrie. Professenr en droit canon en I65J, professeur en rubriques en 1665, fl exerça ces deux charges en même temps que celle de procureur général au parlement dont il avait été pourvu le to décembre toss. 11 avait été employé comme auditeur général dans les arméesdu roi d'Espagne et fut envoyé en 1653 parl'universitéà Gy, près de l'archevêque de Besançon, pour traiter des affaires de cette compagnie.

cbappuia (Louis), issu d'une ancienne famille de Poligny, mourut en août 165*, dans la chaire de deuxième professeur de droit civil. Il eut pour successeur François Lemaire. (V. Chevalier.)

Lemaire (François), remplaça en 1656 Louis Chappuis dans une chaire de droit civil qu’il occupait encore en 1668.

Chlfllet (Guy-François), fils de Constant Chifflet, plus haut nommé, et chanoine de Dole, était professeur de droit canon en 1656 ; on a de lui un mémoire en faveur de son chapitre contre les prétentions desarchevêques de Besançon.

Borreg ' Jean-Baptiste), docteur et professeur en droit, vice-recteur en

Caillot (Claude-Antoine), docteur et professeur en droit en 1660.

Challlot (Pierre-Louis), seigneur de Choisey, frère de Hugues-Etienne Chaillot, plus haut nommé, et professeur royal en l’université de Dole dès le 9 août 1673, fut fait le premier conseiller au parlement après la conquête de la province de Franche- Comté par Louis XIV , au mois d’avril 1675.

Seule (Claude-Antoine), docteur ès droits, professeur royal en l'université dès le mois de février 1675, mort avant l'année 168R,

Charnnge (Henri de), après avoir remplacé momentanément Hugues- Etienne Chaillot en 1660 dans la lecture des rubriques, fut pourvu d'une chaire de professeur titulaire qu’il desservait dès le mois de décembre 1677 ; il mourut en 1695 étant doyen de la faculté de droit, et fut inhumé aux Carmes de l’ancienne observance à Besançon. (V. Dunod.)

iHarenchca (Ermenfroid de), chanoine de Dole, professeur en droit canon en 1677 ; de la même famille qu’Anselme de Marenches plus haut cité.

tKareaebal de Longe ville (Jean- François), né le 16 février 1657 de Désiré Mareschal, seigneur de Longeville, conseiller auditcurà la chambre des comptes de Dole, et de Denise Richard, fut nommé prof. sseur des lnstitutcs en 1678, passa en 1689 à la chaire de droit civil , et mourut doyen de sa faculté le S mars 17*5. Sa famille encore subsistante, et originaire de Lons-le-Saunier, remonte à Pierre Mareschal, secrétaire de Charles le Téméraire.

Tl««erand' Pierre-François), professeur des rubriques de droit et des coutumes en 1679, recteur magnifique en 1701 et professeur de droit civil, fut le premier titulaire de la chaire de droit français, créée en 1707. il mourut au mois de juin 1712, et fut remplacé par Jean-Baptiste Tisserand, son fils, en faveur duquel il s'était démis de cette dernière charge. Il avait publié en 1707 l'Analyse des matières et principales questions contenues dans les traités du droit français qui ont été enseignées jusqu’à présent dans J’ université de Besançon .

IHnthcrnt (Antoine), seigneur de Desnes, professeur en décret ou droit canon en 1679 et 1703.

Dnban (Hilaire), né à Gray, professeur instituaire, remplacé en l6so par Claude-Guy Perrin. Martin Duban fut recteur magnifique en 1600.

Mercier «le Mjon (Claude-François), professeur en droit civil en 1680, mort en 1720 et remplacé par Joseph Bret.

Perrin (Claude-Guy), nommé professeur instituaire le I6avril losoen remplacement d'Hilaire Duban, passa depuis à une chaire de droit canon et mourut doyen de sa faculté. Il avait été recteur magnifique en 1689 et 1712.

Ralianii (Jean), seigneur de la Brctenière, professeur des rubriques en 1686, recteur magnifique, décédé en 1689.

it'cpveu (François), de Besançon, professeur des Institutes en 1695, se démit de cette charge en 1705. II est l’auteur d'un traité sur le prêt et l'usure, imprimé en 1698.

Bre» (Joseph), sieur de Romelte, natif d'Orgelet, professeur de rubriques dès l'année 1703, fut appelé en 1720 à remplir la chaire de professeur de droit civil vacante par la mort de Mercier de Myon: recteur magnifique le 30 août de la même année, il fut peu après député par sa compagnie pour s'opposera l'érection de l'université de Dijon, mais infi-

dèle à son mandai, U s'arrangea, disent les mémoires du temps, avec les Bourguignons, et fut le premier professeur et doyen de la nouvelle université (20 septembre *723); il mourut le 11 juin 1739, laissant un 1113, Jean-François Bret , qui fut comme lui professeur de droit â Dijon.

Talbert de Nanrray (Joseph), professeur des Institutes, nommé par le roi en 1707, mort le 23 avril 1735, âgé de 75 ans. 11 était petit-fils du docteurTalbert.plus haut nommé, et son père Claude-François s'était acquis, au dire de scs contemporains, la réputation d'un des plus grands magistrats du royaume, dans l'exercice d'une charge de conseiller au parlement, dont il fut pourvu en 1690.

Joseph Talbert de Nancray avait lui-même un (Ils et un frère, tous deux conseillers au parlement en

Deupoioia (Ferdinand -Joseph- Gaspard), seigneur d'Hautechaux, nommé professeur de droit canon le 6 mars 1709, fut recteur magnitlque en 1735 et mourut le 1" août 1762; il laissait trois flls dont l'alné fut lieutenant général du bailliage de Besancon, et le troisième chanoine de saint Paul, puis de la métropole de Besancon.

Mnrqnla (Nicolas), seigneur de Tallcnay, professeur de droit civil, nommé fort jeune en 1712, recteur magnifique en 1736, mort le 17 août 1753. Il fut chargé pendant le cours de son professorat de plusieurs missions importantes dont il se tira toujours avec honneur.

Tlnacrand (Jean-Baptiste), ayant donné des preuves de sa capacité par la lecture qu'il Ut en l'université pendant une longue maladie de son père, Pierre-François Tisserand, plus haut nommé, fut pourvu, sur la démission de ce dernier, et peu de temps avant sa mort (1712), de la chaire de droit français. 11 s'en démit lui-même en 1732, eut pour successeur Alexis-Ignace Gallet, et

mourut le 6 août 1744, âgé de 6$ ans.

Daaoil de Charwgt (François- Ignace), né à Saint-Claude en <679, fut nommé professeur en droit civil le 20 décembre <720, à la suite d’un brillant concours; anobli par lettres du mois de juillet I7S7, il mourut en <752, laissant la réputation d'un habile jurisconsulte et d’un érudit consommé. Il est l’auteur des Mémoirer pour servir à l'histoire du comté de Bourgogne, et de plusieurs ouvrages de jurisprudence dont l’un des plus importants, les Observations sur la coutume du comté de Bourgogne, fut édité par son flls, François-Joseph Dunod, avocat au parlement et maire de Besançon. Son traité de la Prescription a servi de guide aux rédacteurs du Code Napoléon. François- Ignace Dunod était petit -neveu de Henri de Charnage , professeur de droit, dont il releva le nom.

Gallet (Alexis-Ignace), de Recologne, remplaça Jean Baptiste Tisserand dans la chaire de droit français en <7iî ; mort en 1765.

Conrehetet (François-Elie), seigneur d’Esnans, conseiller au parlelement de Besançon, professeur de droit public en 1746.

Gulllemln (Claude-Odo) , déjà professeur en 1748, recteur magnifique en <754, <769 et 1770, mort doyen do la faculté, en février <774, âgé de 75 ans.

Calf (Charles-Joseph), seigneur de Noroy, professeur royal en <755, rec-

teur magnifique en 1766, mourut fort âgé, laissant postérité. Il était devenu le doyen de sa faculté.

Se gain (Charles- Antoine), né en 1708, professeur et recteur en 4761 , doyen en <771, mourut le 9 septembre <790. On a de lui un Traité des [nstitutes.

Selon (Charles-J ean-BaptisIe), professeur en 1771, recteur magnifique eu <785, mort sans alliaucc. On a de lui un traité de droit canon, imprimé à Besançon.

Grlmont (Antoine-Joseph), professeur en <770, mort en 1779.

Ordinaire (François- Vincent ) , professeur en droit français en <778, mort en <785.

Conrvolaler (Jean-Baptiste), professeur en <779.

Danxlron (Jean-Baptiste) fils de N. Dauxiron, docteur en médecine, originaire de Baume-les-Dames, professeur en droit français, nommé par le roi le 9 janvier <785, en remplacement de François-Vincent Ordinaire.

11 a publié deux opuscules sur les fontaines et les écluses de Besançon.

Grappe (N...), de Nouroy, successeur de Seguin dans la chaire de droit romain, le <9 décembre <789. il défendit etflt acquitter Dietrich, ancien maire de Strasbourg, le 8 mars <795. Membre du Conseil des Cinq- Cents et du Corps législatif, il fut pourvu d’une chaire de droit civil à la faculté de Paris en <817 et la laissa en 1825 à un autre franc-comtois, Bugnct.

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