A CUJAS
(28 septembre 1566.)
Monsieur, nous avons bien cogneu tant par voz lettres que par le rapport du sieur docteur Malarmey dernièrement envoyé devers vous la bonne affection que pourtez à ceste cité et sommes desplaisans que votre commodité n’a permis de prandre charge du principe de l’université que se dresse en ceste cité, pour la bonne opinion et confidence qu'avions de vostre grand sçavoir et intégrité. Toutesfois pour ce qu’il vous avoit pieu prandre charge d’en communicquer à M. Leconte et que n’en avons encore aultre advertissement, vous prions de par ce pourteur estre adverliz du vouloir et résolution dudit sieur Leconte, ou au deffault de luy nous donner advis de quelque aultre personnage suffisant pour subir ladite charge, en quoy vous demeurerons très affectionnez à le recognoistre en ce qu'il vous plaira nous employer. Que sera l’endroit auquel, après vous avoir présenté noz affectueuses recommandations, prions le Créateur vous donner l’entier de voz désirs. De Besançon ce XXVIII' de septembre 1566.
Voz bien affectionnez amys, les gouverneurs de la cité impériale de Besançon
LETTRE