‹ Les Universités de Franche-ComtéChapitre 94 sur 126 · AL' COMTE DE CHAMPLITTE . GOUVERNEUR DE FRANCHE-COMTÉ · texte numérisé non relu

AL' COMTE DE CHAMPLITTE . GOUVERNEUR DE FRANCHE-COMTÉ

(Nnniur. 20 juillet 1578

Monseigneur, nous summes esté advertiz que passé quelque temps Son Alteze vous auroit escript et à la court de parlement à Dole, afin d’estre informée de l’estât de l’université dudict Dole, tant sur le faict des professeurs que de l’administration des renies et revenuz d’icelle, et spécialement poursçavoir si la place du premier lecteur en droict estoit vacante et depuis quel temps et pour quelle occasion, aussi s’il n’y avoit quelques autres lieux de lectures à pourveoir, mesmes si les professeurs font leur devoir d’enseigner comme il appartient, et quelle chose se faict des deniers destinez à icelle, afin que la responce venue son Alteze, au nom de sa Majesté, y puisse donner l’ordre requis. Et pour autant que u’a esté satisfait à ce que sadicte Alteze désiroit sçavoir, combien qu’il importe grandement en ce temps maulvais où les universitez de deçà, sçavoir de Louvain et de Douay, ne sont si fréquentées que en autre temps, que celle dudict Dole soit mieulx fournie de professeurs pour les escoliers qui veuillent veoirledict pays, nous avons trouvé bon vous escripre ce mot pour vous requérir que pour le bien de ladicle université et meilleure institution de la jeunesse, veuillez advertir son Alteze des poinctz comme dessus afin qu’il y soit deuement pourveu, pour cause que l’on entendit icy y avoir bien peu de soing et maulvais ordre au faict de ladicle université et que les professeurs ne font assez leurs devoirs, à quoy est besoing de remédier. Autrement sa Majesté sera forcée retirer ses libéralité et bienfaictzqu’elle fait à ladicte université, que vous scavez chose en ce cas bien raisonnable. Et nous recom-

mandons sur ce à vostre bonne grâce, supplians le Créateur vous avoir, Monseigneur, en sa saincte garde.

DeNaraur, le xx" de juillet 1378.

i Minute de la dépêche .)

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