Archives nationales, S
« de leurs demoiselles pour les suivre... sans néan- « moins y pouvoir coucher; pourront aussi amener « avec elles Mie d’Elbeuf, fille de la dame princesse « d’Elbeuf quand il leur plaira... lesquelles entrées «se feront par une porte qui sera faite au mur qui « sépare l’Orangerie de la dite dame duchesse de « Vivonne au jardin de l'hôtel de Lagny, dont les « dites dames religieuses auront la clé pour l’ouvrir «et fermer lorsqu'il plaira aux dames de Vivonne « et princesse d’Elbeuf entrer ou sortir, et ce tant «et si longuement qu’elles demeureront dans l'hôtel « d’Avaux ou en la maison où elles sont à présent « demeurantes; et lorsqu'elles n'y demeureront plus, « elles entreront dans le monastère, accompagnées « comme dessus, par la porte conventuelle d’iceluy » {
Or le duc de Vivonne mourut fort pauvre, et lPhôtel fut vendu. La duchesse avait pour toutes ressources une pension du roi et s’en fut vivre chez son intendant J.-B. Duché, seigneur de La Grange-aux- Bois; elle ne conservait qu'un pavillon dans le jardin de son hôtel. Le nouveau propriétaire était € très haut et puissant seigneur, Monseigneur Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, pair de France, premier gentilhomme de la chambre du roi, chevalier de divers ordres, chef de son conseil royal des finances, gouverneur et lieutenant-général pour Sa Majesté au gouvernement du Hâvre-de-Grâce »?. Louis XIV le tenait en particulière estime, pour sa piété et sa