‹ Les Ursulines de Québec, depuis leur établissement jusqu'à nos jours [microforme] (volume 2)Chapitre 38 sur 99 · partie · texte numérisé non relu

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lui a fait fonder les établissements de l'Hôpital-Général de cette ville et des Ursulines de Trois-Rivières, en faveur desquels il se dépouillait de tout, même de son nécessaire ; ces fondations seront un monument éternel de son amour pour les membres soutffrants de J. C, et de son zèle pour l'instruction de la jeunesse.”

Nous pourions ajouter ici à la gloire du vénéré prélat, et comme autre monument de son zèle, l'établissement des Ursulines de la Louisiane ; mais nous réservons pour la fin du volume un article assez détaillé sur cette intéressante fondation.

A la mort de Mgr. de St. Vallier, il s’éleva, surtout à Québec, de déplorables difficultés, par des malentendus, des corflits de juridiction ecclésiastique et civile, qui sont consignés pour la première fois dans la troisième édition (1) de l'Histoire de M. Garneau. Des papiers, rapportés de France par M. l'Abbé Ferland, et en particulier une lettre de la Mère Ste. Héléne de l'IHotel-Dieu de Québec, contenant une foule de faits intéressants sur le pays de 1717 à 1758, ont mis depuis peu nos historiens en mesure de donner d’amples détails sur ce sujet.

Ces difficultés originèrent dans la diversité d’opinions sur le légitime représentant (2) de l'autorité ecclésiastique ; de là, de pénibles différends, une souffrance générale, dont les communautés de la ville eurent à subir leur bonne part, comme le fait remar-

(1) Tome IT, page 117.

(2) Mgr de Mornay nommé depuis quatorze ans coadjuteur de Mgr. de St. Vallier, n’était jamais venu en Amérique, à raison de son âge et de ses infirmités. Il avait donné aux Grands-Vicares du diocèse et au Doyen du Chapitre le pouvoir de le remplacer en Canada, étant lui-même administrateur de l’Archevêché de Cambrai devenu vacant par la mort de l’Illustre Fénélon.

quer la Mère Ste. Héléne. L'impossibilité de communiquer promptement avec l'Europe, soit pour le civil, soit pour l’ecclésiastique, tendait à prolonger ces débats regrettables, qui durèrent jusqu’à l’arrivée de Mgr. Dosquet en 1729. (1) Tous les troubles s’apaisèrent aussitôt que parut le premier Pasteur, chacun s’empressant de lui donner toutes les marques possibles de soumission et de respect, et la meilleure preuve de l4 bonne foi des partis opposés, c’est qu’on fut heureux, de part et d'autre, d'effacer tout vestige de ces tristes contestations

Selon leur coutume, nos Mères avaient enregistré tous les événements de cette époque ; mais d’après le désir de Mgr. Dosquet, elles consentirent à retrancher ces pages de leurs Annales.

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