VITI
une famille, avec celle des Le Ber, (son beau-frère), dont je ne saurais trop me louer et qui méritent d'être distinguées, par la bonne conduite etla bonne éducation de leurs enfants. A l’entreprise du Nord, (à la Baie d'Hudson), trois frères eurent part à cette action et l’un d'eux y perdit la vie.” Le premier Baron de Longueuil fut tué à la bataille de Saratoga. Les détails sur sa descendance se trouvert ailleurs.
2°. Jacques Lemoyne de Ste. Hélène prenait son titre de l’île de ce nom, située en face du port de Montréal. Il se signalaà la défense de Québec en 1690 ; frappé d’une balle pendant la canonnade, il tomba blessé à mort, à l’âge de trente et un ans, et fut enterré à l’Hôtel-Dieu. Les sauvages d'Onnontagué, qui l'avaient adopté en considération de sa vaillance, furent très-affligés de sa mort, et envoyèrent à sa famille, pour la consoler, une députation des leurs, portant un collier de porcelaine, pour témoignage de leur sympathie. Une arrière petite-fille de M. Lemoyne de $te. Hélène a été religieuse dans notre Monastère.
83°. Pierre Lemoyne d’Iberville est un héros qui fait ses premières armes à 14 ans. Des glaces de la Baie d'Hudson aux rives brûlantes du golfe du Mexique, on le voit constamment infatigable et invincible. Il est le premier Européen qui ait pénétré dans le Mississippi par l'embouchure de ce fleuve. Il était considéré comme le plus grand homme de mer de son temps. Il fonda la Nouvelle- Orléans, et mourut des fièvres sur son vaisseau à la Havanne en 1706, âgé seulement de 44 ans. Il avait épousé à Québec en 1693, une de nos anciennes élèves, Mlle Marie-T'érèse de Lacombe- Pocatière, fille d’un ancien Capt. du Régiment de Carignan. Son fils aîné Louis-Pierre, naquit sur le grand banc de Terreneuve. La veuve d'Iberville étant passée en France, devint par un second mariage, Comtesse de Béthune.
4°. Paul Lemoyne de Maricourt ne voulut point d'autre maître, dans son apprentissage comme guerrier, que son frère d’Iberville. Il l’accompagna dans presque toutes ses expéditions. Aussi bon diplomate que grand guerrier, il contribua beaucoup au traité de paix avec les Sauvages, en 1700. Il avait épousé en 1687 une ancienne élève, qui mourut seize ans plus tard, sans postérité,
ont je ne s, par la entreprise rt à cette n de Lonsa descen-
tre de l’île jonala à la t la canonans, et fut ui l'avaient igés de sa députation age de leur Le de Ste.
it ses pre:
n aux rives infatigable étré dans le déré comme a Nouvelle- {avanne en Québec en e Lacombegnan. Son l'erreneuve.
k un second
nt d'autre nl frère d'Ixpéditions.
eaucoup au sé en 1687 s postérité.
Ces chagrins domestiques, joints à l'excès de fatigues qu'il avait essuyé, minèrent sa constitution. Cependant, au lieu de songer à faire une petite retraite pour se préparer à bien mourir, le pauvre Maricourt s'en vient à Québec en 1704, pour se choisir une seconde femme parmi nos anciennes élèves. Six semaines après les joyeuses noces, la jeune veuve prenait le deuil,
5°. Joseph Lemoyne de Sérigny, après avoir suivi les traces de ses vaillants frères, mourut Gouverneur de Rochefort en 1734.
6°. François Lemoyne de Bienville, 1er du nom, périt dans une maison qu'il défendait et à laquelle les Iroquois mirent le feu, à Repentigny en 1691. Il n'était âgé que de 25 ans. Cinq ans plus tard, le Récit notait l'entrée au pensionnat de sa fille.
7°. Louis Lemoyne de Chateauguay fut tué au fort Nelson (Baie d'Hudson) en 1694.
8°. Gabriel Lemoyne d’Assigny, qui avait accompagné d'Iberville dans ses expéditions au sud, mourut des fièvres jaunes, à St. Domingue en 1701.
9, Antoine Lemoyne mourut jeune.
10°. Jean-Baptiste Lemoyne de Bienville, 2d du nom, qu'on regarde à juste titre comme le père de la colonie de la Louisiane, entra au service sous son frère d'Iberville à l’âge de 12 ans. Après la Cession du Canada, il passa en France, et mourut à Paris en 1768, le plus vieux de sa race, (87 ans), et sans postérité.
11°. Antoine Lemoyne de Chateauguay, contribua beaucoup à l'établissement de la Louisiane ; il mourut Gouverneur de Cayenne.
La lignée des Lemoyne de Longueuil, éteinte de nom en Canada, existe encore en France dans la postérité des deux fils du Gouverneur de Rochefort : Jean-Honoré et Henri-Honoré. Un de ses petits-fils, Amède-Honoré-Ferdinand-Marie Lemoyne de Sérigny, mourut à son château de Luret en 1843. Deux autres petits-fils de ce héros existent encore : Pierre-Auguste Lemoyne, au château de Périgord, et Joseph-Louis Auguste, à la Rochelle. Un autre membre de cette illustre famille canadienne, cueillit des palmes dans l'expédition d'Alger en 1830.
Les deux filles de Charles Lemoyne de Longueuil et de Catherine Primot, furent Catherine-Jeanne, épouse de M. Pierre Payen Seigneur de Noyan, Capt. dans le détachement de la marine, et Marie Anne, qui épousa le 28 oct. 1699, M. Bouillet de la Chassagne, Gouverneur de Moutréal. En notant l'entrée de cette dernière au pensionnat, notre Récit ajoute : ‘“ Le 10 nov. 1693, reçu pour la première année de Mlle. Marie-Anne Lemoyne, cinquante écus en louis d’or.” Environ trente et un ans plus tard, le Chevalier de Noyan, enterrait sa petite femme, et épousait Mlle. Louise-Catherine d’Aulleboust de Mantet.
Nous allions omettre de dire que le père des onze frères Lemoyne de Longueuil, venu en Canada dès les premiers temps de la colonie, se distingua d’abord comme interprète, office qui demandait non-seulement de l’esprit et des connaissances, mais encore un grand fond de dévouement et de générosité. M. Charles Lemoyne, Seigneur de Longueuil, travailla pendant 45 ans à l’avancement de ce pays. Il paraît avoir été proche parent de M. Jear Lemoyne, ancêtre des familles de ce nom établies dans le district de Trois-Rivières et de Québec.
| et de Cathe- Pierre Payen la marine, et t de la Chasde cette derv. 1693, reçu ne, cinquante tard, le Chepousait Mlle.
1ze frères Lers temps de la e qui demarais encore un
Charles Leans à l’avant de M. Jear ans le district