‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 2)Chapitre 85 sur 95 · LA FAMILLE DES MELOISES · texte numérisé non relu

LA FAMILLE DES MELOISES

Comme cette famille était au nombre de celles qui crurent qu’il y allait de leur honneur de s’expatrier au temps de la Conquête, on n’en trouve plus de trace en Canada. C’est en France qu’il faut suivre ces enfants de la patrie, pour voir ce que leur a valu leur noble dévouement, leur courage indomptable et leur fidélité à toute épreuve. Nous citerons ici quelques notes sur leur descendance, vu l'intérêt historique aitaché à leur mémoire. Le premier ancêtre connu de cette famille, est Edme Renaud d’Avesne, seigneur des Meloises et de Berges. 11 était originaire du Nivernois où il tenait un rang distinguë par sa naissance, ses possessions et ses alliances. Il avait épousé en 1650, Adrienne de Montsaulnin, fille d’Adrien de Montsaulnin, Seigneur des Auber et de Marguerite de Bussy-Rabutin dame do Chantal.

De ses trois fils, les deux aînés moururent sans postérité ; l’un était Lieut. au Régiment de Condé, l’autre Capt. au Régiment de Condé. Ce dernier, qui périt à Landau, en 1654, s'était trouvé à la bataille de Steinkerque où il s’était distingué. Le troisième fils, François Renaud d’Avesne, seigneur des Meloises et de Berges, né à Lormes en 1655, fut appelé en 1685, au commandement d’un corps de troupes que le Roi faisait passer au Canada. Il épousa à Québec en 1687, Mlle Françoise-Thérèse Dupont, fille de M. N. Dupont (neveu du Cardinal Dupont) seigneur de Neuville, et doyen du conseil supérieur de la Nouvelle-France. Son fils, Nicolas-Marie Renaud d’Avesne des Meloises, n6 à Québec le 22 avril 1699, choisit comme son père la carrière des armes. Le 18 avril 1722, il épousa Mlle Angélique Chartier, fille de René-Louis Chartier de Lotbinière.

Nicolas-Marie Renaud d’Avesne, seigneur des Meloises, fils du précédent, naquit à Québec le 11 nov. 1729, et prit part à la guerre, dès qu’il fut en âge de servir. |

En 1758, il était à la brillante victoire de Carilion. Dans la journée du 28 avril 1760, sur les hauteurs de Ste-Foye, il remplissait les fonctions de major général. Il fit dans cette journée des prodiges de valeur. La veille il avait perdu un @e ses frères tué à ses côtés par un obus. En 1761, il reçut la croix de Saint-Louis. Après le traité de Paris, il passa en France. En 1787, il siégea à l'assemblée pro-

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En 1768, il avait épousé, au Château de Fresnoy, Mile Agathe- Louise de Fresnoy, arrière-petite-nièce de Jean de Coligny. Ce héros de la patrie eut de ce mariage trois enfants, dont l’une épousa Phi lippe-Antoine Menjot, comte de Champfleur, l’autre Pierre-François- Louis, marquis de Hux.

Le fils de Nicolas-Marie Renaud d’Avesne des Meloises, marquis de Fresnoy, né au château de Saint-Just le 3 oct. 1768, fut aide-decamp du prince de Broglie. Il épousa à Blois le 29 sept. 1*02, Aimée-Zéphyrine de Cheverny, fille de Jean-Nicolas Dufort, comte de Cheverny.

Il mourut le 8 mai 1841, laissant quatre fils, dont l’un a été ambassadeur à Weimar, puis à Berlin, et trois filles dont les noms nous sont inconnus.

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