LES CLOCHES DU MONASTÈRE
Les cloches du Monastère!......Y a-t-il au monde une âme assez apathique pour être insensible à l’influence mystériense des cloches, de ces cloches de nos églises qui ont reçu pour mission de parler au cœur des fidèles, à toutes les heures du jouret à tous les âges de la vie. Lenr voix touchante ou sonore répond à tous les besoins du cœur et à toutes les aspirations de l’âme. Est-il l'heure de se réjouir d’un événement heureux ? Les cloches nous prêtent leurs fortes voix, et font partager à toute une population l'élan qui nous fait tressaillir. Pleurons-nous la perte d’une personne qui nous est chère? Les cloches mélent alors leurs plaintifs soupirs aux gémissements de notre âme, allégent ce semble notre fardeau, en portant vers les cieux le triste retentissement de la douleur qui nous accable.
Mais indépendamment de toute association religieuse, les cloches peuvent exercer une grande influence sur les peuples, et cette vérité n’a pas été incomprise chez les spirituels descendants de cette ancienne et vaillante race normande et saxonne, qui se partage aujourd’hui la terre d'Albion. Le célébre Charles Dickens, (1) un des écrivains contemporains les plus populaires
(1) Voir Contes de Noël—Voix des cloches.
de la Grande-Bretagne, en décrivant au seul point de vue moral, l'influence des cloches sur l'esprit du peuple, a fait un conte charmant et digne d’être traduit dans toutes les langues de l’Europe.
Et qui ne connaît pas l'effet magique qu’exerce la cloche sur les populations rurales de nos riantes campagnes ? qui ne sait aussi la part qu’elle a, dans l'extension si désirable de cette partie intéressante et morale de notre race Canadienne-Française ? Qu'un prêtre colonisateur prenne le devant avec cette arme de nouvelle espèce, qu'il ébauche une chapelle rustique, qu'il suspende sa cloche à portée d’être entendue des bûcherons sur leurs terres nouvelles, et qu’il sonne... Si l'écho s’est répandu au loin dans la forêt, vous verrez presque se renouveler les effets merveilleux de la lyre enchantée d’Orphée. A cette voix qui réunit tous les souvenirs les plus chers du village natal, et qui annonce la présence de l’homme de Dieu, sortent des bois dans toutes les directions, de forts et vigoureux jeunes gens. Ils s'arrêtent en présence du clocher improvisé. La joie est À son comble ; un prêtre, un commencement de chapelle, et une cloche pour les y réunir ! L'avenir du canton est assuré ; les colons s’y fixent, et bientôt l’endroit aura perdu sa sauvage solitude. On défriche, on bâtit, le nombre s'’augmente et les familles se forment. Que de paroisses récentes n'ont pas eu d’autre origine ; on mentionne un missionnaire Canadien qui, à lui seul, en a organisé ainsi plusieurs. Ce n’est donc pas là, chères lectrices, une fiction poétique et ingénieuse, c'est une réalité qui met dans un beau jour les instincts de nos religieuses populations, et la puissance de cette voix qui parle du haut des airs.
Mais venons-en plus particulièrement aux cloches du cloître, et disons que, quel que soit ailleurs l’eftet
D + ue: à à 5
; de
ple, lans
e la mpasion e de lonivelle qu'il ûche- "Bi yerrez a lyre us les nonce s dans s gens.
a joie ie chanir du Ôt l’enhe, on brment.
rigine ; ui seul, pas là, se, c'est nets de de cette
cloches a l’eftet
produit par ces voix sonores qui dominent le temple sacré, ce n’est qu'au Monastère qu’on leur rend ce culte de soumission d’où dépend le bon ordre, La cloche est pour nous une autorité qui nous rassemble ou nous disperse, nous commande le travail o nous permet le repos, dispose à la prière et ordonne le silence.
—Eh bien ! diront peut-être ici nos lectrices, racontez-nous donc l’histoire de vos cloches, et appreneznous d’abord ce que devint celle dont la très-honorée fondatrice, Mme de la Peltrie, fut si longtemps la gardienne fidèle, et qu’elle sonnait si régulièrement à l’intérieur du Monastère, que tout y allait comme le rouage d’une horloge ? — Hélas ? chères lectrices, ici encore il nous faut dire que l'incendie a deux fois tout détruit ! La plus ancienne cloche dont nos Annales fassent mention, est celle qui fut envoyée à nos Mères vers le temps de la seconde restauration. C'était un don de Mme. du Tronchet, amie intime et constante, ‘ qui dans nos désastres s’appliquait à réparer les pertes les plus sensibles.” Ce ne fut cependant que plusieurs années après, (1704), que cette cloche fut inaugurée avec les solennités ordinaires, dans le elu:her sis au centre de l'aile St. Augustin. (1) Assisions à son baptême.
‘ Le 2 décembre 1704, dit le Récit, M. Glandelet, V. G., Doyen du Chapitre et supérieur du Monastère, a fait la cérémonie de la bénédiction de notre cloche. Madame la Marquise de Vaudreuil et M. de Beanharnais, (2) Intendant, ont été parrrain et marraine. Elle
() Ce vieux clocher qui domina longtemps le voisinage, fut détruit,
comme il a déjà été dit, en 1830, lors de la construction des classes de Ste. Ursule.
(2) On lit, dans les Annales en date de l’année 1705 ; ‘ Notre Com-
a été nommée Marie Joseph-Louise-Marguerite. Ils entrèrent l’un et l’autre après la cérémonie et firent au milieu de nous la collation. M. de Beauharnaiïs, suivant l’usage äu Rituel, donna quatre aunes de satin pour habiller la cloche.”
Pendant vingt ans, il n’y eut au Monastère d’autre cloche que celle que nous venons de faire connaître.et qui existe encore. Mais quand l'église et le chœur actuel furent terminés, il fallut une voix plus imposante pour 1 inviter aux solennités, et c’est à cette occasion que notre { Récit donne les intéressants détails d’un autre baptême. LE “ Le 6 janvier 1724, on fit la bénédiction de notre grosse 4 cloche, dont le parrain et la marraine furent M. Bégon, É fils de notre Intendant, et Mlle Louise Elisabeth de Vaudreuil, fille aînée du Gouverneur. Par égard pour d. eux, la cérémonie se fit dans le chœur des religieuses, qui était chauffé par un poële. M. de Varennes V. G. fit la bénédiction, et grâce à ses soins tout se fit avec une grande solennité. La cloche fut nommée Joseph- Es Michel-Louise-Elisabeth. Le parrain et la marraine l donnèrent chacun une pièce de batiste fine pour étrennes ‘4 à cette nouvelle cloche. ” 4
Entourée de tant d’honneurs à son berceau, qui ne ' croirait que Joseph-Michel-Louire-Elisabeth dût être à “ l'abri de toute vicissitude et de tout malheur ? Il n’en fut pas ainsi cependant ; trente ans plus tard, le 4
munauté vient de perdre un bon ami en la personne de M. de Beauharnais, qui était 1ntendant en ce pays depuis trois ans et qui nous j' a obligées de toutes manières. Il a été rappelé pour son rare mérite, [r le Roi l'ayant nommé Intendant Genéral de la Marine. Il s’est embarqué sur la fin d'octobre, laissant tout le pays dans la douleur de ga perte, étant aimé de tout le monde, grands et petits, Il était fort ami des gens de bien, surtout des ecclésiastiques et des RR, PP. de la Compagnie.”
ur de nt fort P, de
décembre, sur les neuf heures et demie du soir, une horrible tempête qui ravagea le pays pendant environ deux heures, emporta en entier le clocher de notre église, et le lendemain, la cloche infortunée fut trouvée gisante sur le sol glacé ! Comme elle en avait été quitte pour sa chûte, on répara aussitôt la ruine, et la pauvre Joseph-Michel-Louise-Elizubeth fut de nouveau installée sur son trône, où elle continua encore pendant vingt ans à faire les honneurs de sa charge. Mais enfin ia vieillesse impitoyable étendit aussi sur elle cette main qui flétrit, sa voix s'altéra, et ‘“tout-à-coup, dit le Récit avec une parfaite harmonie imitative, elle sonna comme une vieille chaudière.” Comme cela n'était pas réjouissant, au témoignage de l’Annaliste, il fallut songer à descendre des hauteurs, après un demi-siècle de gloire, l'agonisante Joseph-Michel-Louise-Elisabeth.
Celle qui allait être inaugurée en 1774, devait, paraît-il, comme tout ce qui doit durer en ce bas monde, fonder sur l’épreuve ses longs jours de prospérité. En effet, deux mécomptes successifs signalèrent son avénement. ‘Nos anciennes Mères, ajoute le Récit, nous avaient toujours dit que la cloche défunte pesait 800 livres, et l’on n’hésita pas à en demander une de 350 livres, (poids anglais), à deux chelins la livre. Mais quand la première cloche fut descendue, il se trouva qu’elle pesait à peine 200 livres. L'erreur était considérable et nous occasionna beaucoup plus de trouble et de dépense. Tout était enfin disposé pour la bénédiction, quand un nouveau contre-temps vint marquer son baptême ; Mgr. qui s'était engagé à faire la cérémonie, se trouva indisposé. Cependant, comme nous désirions fort que la nouvelle cloche se fit entendre à la procession du S. Sacrement le lendemain, M. Hubert, Supérieur du Séminaire, fut député pour
en faire la bénédiction. Ayant chosi pour marraine Mile. Hubert, sa cousine, il vint en toute hâte, et fit la cérémonie privément au bas de l’église. On donna à la nouvelle cloche le nom de Jean-Olivicr. On trouve sa voix belle, continue le Récit, mais elle est un peu difficile à mener.” Ces derniers mots nous frappent,
| car encore aujourd'hui, on convient généralement que FE Il la douceur n'est pas son fort, ayant été depuis son instal- ; | lation, il y aura bientôt un siècle, un salutaire exercice !
de patience pour toutes les générations de novices qui se sont succédé au Monastère.
I Mais laissons à la vigoureuse Jean-Olivier ses gloires | futures, et revenons à 1739 ! C’est au son de la voix plus argentine de notre gracieuse Joseph-Michel- Louise- Elizabeth, encore à cette époque dans toute la fraîcheur de la jeunesse, que s'ouvre la fête solennelle du
Centième Anniversaire, F
er
Depuis longtemps se préparait au Monastère la fête centenaire, et la pensée de rendre ce jour le plus 4 solennel possible, n'avait pas peu contribué à hâter l'achèvement des constructions qui se poursuivaient depuis près de trente ans. Enfin, tout était au grand
‘complet; les travaux des trois dernières années s'étaient : 4 concentrés sur le sanctuaire, comme à la source d’où avaient jailli et d'où jailliraient de nouveau les grâces les plus précieuses. Le retable, et autres ornements d'architecture, tout avait passé pièce à pièce, à l’inté- 4 rieur du Monastère, sous la main de nos habiles doreuses, et c’est à l'éclat que devait jeter cette abondante parure d’or voulue par le goût du temps, et rendue plus 4 étincelante encore par la réverbération d'innombrables luminaires, que nous allons assister au centième anni-
versaire de notre fondation.
1e Gt aa )n un nt, ue alice qui
ires
oix uiseheur
e la plus hâter aient grand aient e d'où wrâces ments l’intéles dodante ne plus brables b anni-
Afin que vous puissiez mieux apprécier la piété vive et touchante qui fit les apprêts de ce jour, nous vous laisserons parcourir à loisir, chères lectrices, la naïve description que nous en a laissée le vieux Récit.
“ Pour nous disposer à la célébration de notre centième année, et afin qu’elle fût pour notre communauté le motif d’un plus parfait renouvellement, en marquant à Dieu notre reconnaissance des grâces sans nombre qu’elle a reçues depuis un siècle, le premier jour d’août, de l’année 1738, on nous fitune exhortation très-propre à nous inspirer la ferveur dont nos premières mères étaient remplies, aussi bien que leur zèle pour l’instruction de la jeunesse, et la conversion des pauvres sauvages ; travail dans lequel elles se sont consumées.
‘ Pénétrées donc toutes de la plus vive reconnaissance envers Dieu, nous nous déterminâmes à lalui témoigner par des prières extraordinaires, et nous en faisions à la fin de presque toutes nos observances communes. Tous les premiers vendredis du mois, trois d’entre nous gardaient le silence tout le jour, outre cela nous faisions des mortifications et plusieurs autres actes de vertus. Toutes nos jeunes sœurs voulurent faire les exercices de la passion, chacune s'en acquittant de son mieux, pour toucher le ciel et pour en attirer la continuation des divines miséricordes sur notre maison. Enfin à l'approche du grand jour, le 1er août 1739, jour auquel Mme. de la Peltrie notre digne Fondatrice, la mère Marie Guyart de l’Incarnation, la mère Marie de Savonnières de St. Joseph et la mère Cécile Richer de Ste. Croix, arrivèrent à Québec, toute la communauté alla en retraite. La rénovation des vœux avait été remise à ce jour, au lieu d’être faite comme de coutume à la troisième férie de la Pentecôte.
‘ Ce jour là aussi bien que les deuxsuivants, aurait dû Y
être destiné.à notre solennité, si la mort d’une ancienne et vénérable mère, ne nous eût obligées de la remettre au 9me du même mois d'août, fête des Stes. Reliques. Quelques jours auparavant, la solennité de notre centième avait été annoncée au peuple, ainsi que l’indulgence qui nous avait été accordée par notre St. Père Innocent X, tant pour nous-mêmes, que pour les fidèles qui voudraient bien y participer. La veille de la fête à midi, les cloches de la cathédrale se joignirent aux nôtres, pour annoncer à toute la ville la célébration du iendemain, ce qui fut continué durant les trois jours avec la même solennité.
Le premier jour de la fête, les messieurs du chapitre | nous firent l'honneur de venir chanter la grand’messe, à ll les vêpres, le salut et le “ Te Deum ” àla fin. Lelen- \# 4 demain, les messieurs du Séminaire nous firent la è f | même grâce. Le troisième et dernier jour, ce furent | les RR. Pères Franciscains qui firent les honneurs de ‘ 4 la célébration. Ils venaient tous en procession chantant La | le “ Te Deum, ” et ils s’en retournaient dans le même 4 ordre, au son du carillon de la cathédrale et du notre. Les RR. Pères Jésuites prêchèrent les trois jours.
‘6 Quant aux aumônes, nous n’en ferons pas mention, mais nous avons traité de notre mieux le clergé, ainsi que les deux communautés de religieux. Le concours fut très-grand dans notre église durant les trois jours ; le peuple étant attiré par la présence du St. Sacrement : qu’on exposait dès quatre heures du matin, et qu’on LA ne remettait dans le tabernacle qu’à cinq heures du % soir. L'Eglise était richement ornée sans emprunt, et toutes les personnes de bon goût se sont accordées à 7 en louer la décoration. Les murs, nouvellement blanchis, étaient ornés de beaux tableaux. Dans la grande grille étaient suspendus six culs-de-lampes argentés, et
PR Pen Pi ce TE
ienne
nettre
iques.
à cenindul- . Père fidèles la fête nt aux ion du 8 jours
hapitre messe, Le lenirent la > furent eurs de chantant le même lu notre.
ars.
mention, rgé, ainsi
concours
is jours ; acrement , et qu'on heures du nprunt, et ccordées à nent blanla grande rgentés, et
‘d'une structure particulière ; ils portaient chacun qua-
torze cierges et le tout produisait un très bel eflet. Un grand lustre était suspendu devant l’arcade de la chapelle du Sacré-Cœur, et un autre portant aussi vingt deux luminaires était dans la nef. Le nombre des cierges qui brûlaient durant le salut du St. Sacrement, était de quatre cents, y compris ceux de l'autel du chœur qui était magnifiquement paré. Entre les trois Statues qui ornent le portail de notre Eglise, nous avions fait attacher une tapisserie, sur laquelle étaient placés les portraits de Madame notre Fondatrice et ceux de nos vénérables mères, compagnes de sa généreuse entreprise. Au bas de chacun de ces tableaux étaient des pièces de poésie qui les désignaient, et faisaient connaître une partie de leurs grandes actions. Un apologue au peuple y tenait son rang, et le tont était à portée d’être aisément lu. Les cadres des tableaux aussi bien que les sentences étaient en noir et or. Nous avions fait planter devant le portail de l'Eglise plusieurs arbrisseaux de sapin, qui offraient le plus bel aspect, et l’ombrage le plus agréable. Duran: ces trois jours, les autels furent toujours remplis de prêtres, qui célébraient tour-à-tour la sainte messe depuis 4 heures du matin jusqu’à midi.
“En pouvions nous trop faire pour marquer notre reconnaissance au Seigneur, pour les bénédictions versées avec tant d’abondance sur notre maison depuis son établissement ? Ce motif nous porta aussi à nous défaire d'une partie de l’argenterie de notre infirmerie, pour faire une lampe pesant quatorze marcs, (1) car ce meuble manquait à notre chapelle depuis notre fondation en ce pays. Enfin cette solennité fut terminée par une grand'messe que les sauvages vinrent chan-
(1) Ancien poids de huit onces.
ter dans notre église, après laquelle ils vinrent au parloir haranguer les religieuses, qui les payèrent de retour par un beau et bon festin. Comme nos chères sœurs décédées ne devaient pas être exclues de cette fête, nous fimes dire quinze messes, tant pour le repos de leurs âmes, que pour remercier Dieu de ses grandes miséricordes sur notre communauté, et pour lui en demander la continuation.”
Rien, à la vérité, ne manquait à cette belle fète que la présence du premier pasteur. Mgr. Pierre Herman Dosquet, qui avait gouverné le diocèse depuis l’année 1738, était alors en France, où il venait de résigner sa charge épiscopale.
Nos lectrices auront du plaisir, il nous semble, à retrouver ici quelques unes de ces poésies dont il est parlé plus haut, naïves effusions d’une muse plus aimable et dévote que correcte ; maïs qu'importe, quand c'est le cœur qui parle ? Nous ne saurions nommer
l’auteur de ces strophes, maïs le style fait preuve de son affection pour la maison, et de sa vénération pour les Fondatrices.
Qu'il fait beau voir tant d’âmes intrépides De l'océan affronter la fureur,
Et s’élancer sur les plaines liquides
Pour la seule gloire du Dieu de leur cœur !
Depuis cent ans, combien d’âmes ferventes Les ont suivies :n regardant la Croix;
Et dans le bien se sont montrées constantes Pensant combien on l'était autrefois !
Et n'est-ce pas leur exemple admirable
Qui sous ces toits perpétue aujourd'hui,
Ce qu’on y fit de saint et de louable,
Tandis qu’encore ÆUles en étaient l'appui ?
Faites, Seigneur, qu’en ce lieu, d'âge en âge,
La vertu qui en a fait l’ornement, Se renouvelle, augmente et se propage, Rendant cet œuvre à jamais florissant !
Une autre sentence ‘en poésie,” et plus précise encore, se fait fort de résumer en six lignes l'Histoire du Monastère !
Depuis cent ans, cette maison
N'a pas eu besoin de réformes ;
En veut-on savoir la raison ?
C’est qu’elle fait tout dans les formes, Et que là où tout va bien,
L'on se défend de changer rien !
Etat du personnel du Monastère en 1739.
. Mère M. M. Amiot de la Conception.
M. Elisabeth d'Ailleboust des Musseaux de Ste. Croix,
Louise- Rose de Lanaudière de Ste. Catherine,
M. A. Robineau de Bécancourt de la Trinité,
M. M. Drouard de St.«Michel,
Jeanne Chorel de St. Romain de Ste. Ursule,
Angélique Roberge de Ste. Marie,
Geneviève Boucher de St. Pierre,
Françoise de Hertel de St. Exupère.
Marie-Anne Davis de St. Benoit,
Marie-Anne Migeon de Bransac de la Nativité,
Geneviève de La Grange de St. Louis,
Esther Wheclwright de l'Enfant Jésus,
Marie-Louise Gaillard de la Ste. Vierge,
Louise Pinguet- Vaucours de St. François- ÆXaxier,
Marguerite Cloutier de Ste. Monique,
Marie-Anne de Boucherville de St. Ignace,
Marie-Anne Buteau de Ste. Agnès.
Rév. Mère Françoise Elisabeth Beaudoin de Ste. Thérèse de Jésus, Charlotte de Muy de Ste. Hélène, Marie Renée du Menil de Ste. Gertrude.
Louise-Claire Gaillard de St. Thomas, Françoise- Angélique Langlois de Ste. Elisaheth, Agathe Le Clerc de Ste. Marguerite, Victoire-Angélique Perthuis, de Sle. Marie des Anges, Elisabeth-Joseph de Villedonné de Ste. Geneviève, Dorothée Jeryan de St. Joseph, Félicité Poulin de l'Assomption, Marie-Joseph d'Ailleboust de Mantel de St. Nicolas, Madeleine-G'eneviève Perthuis de St. Charles, Anne- Catherine Petit de St. Stanislas, Marie-Angélique Mariaucheau d'Esglis, de St.
Eustache, Anne- Thérèse- Marguerite Beaudoin de S1. François de Borgia, Louise Le Fêbre des Séraphins, Jeanne Marchand de St. Etienne.
s Novices.
Marguerite Davanne de St. Louis de Gonzague, Elisabeth Richard de St. Augustin, Catherine Lagère de St. Gabriel.
Sœurs Converses.
. Marie Montminy de Ste. Cécile, Marie-Claude Le Vasseur de la Visitation, Anne Côté de St. Joachim,
Françoise de la Forêt de St. Jean-Baptiste, Marie Fenilleteau de Ste. Anne, Gleneviève Le Vasseur de St. Joseph.
. Marie Gravel de St, Clément,
Blanche Mourier de Ste. Thècle, Marie-Anne Racine de la Résurrection, Julienne Maufis de St. André, Marie-Joseph Gagnon de St. Paul.
Louise Gravel de Ste. Marthe, Marie-Joseph Patenote de St. François, Genv. Marie Mimaux de la Présentation.