‹ Les Ursulines de Québec [microforme] (volume 4)Chapitre 88 sur 199 · DÉPART DE M. VIGNAL · texte numérisé non relu

DÉPART DE M. VIGNAL

Après avoir eu pour supérieurs pendant dix-huit années, les RR. PP. Jésuites, nos Mères durent accepter en 1657 la direction de M. l’abbé de Quélus. ‘Ce fut cette année (1657), dit le vieux récit, qu'arriva en ce pays M. de Quélus, Grand-Vicaire de l’Archevêque de Rouen, et par suite, supérieur de notre Communauté. Il ne fut qu'environ un an à Québec, mais pendant ce temps il donna de l'exercice à nos Pères Jésuites pour lesquels il ne paraissait pas avoir bonne volonté.”

Ce fut pendant le séjour de M. de Quélus à Québec, que M. Vignal, chapelain de ce Monastère, se décida à s'agréger à la Compagnie de St. Sulpice. ‘“Le départ de M. Vignal, dit le récit, fut très-sensible à notre Communauté, quiavait des obligations infinies à ce bon prêtre. Outre l’accomplissement des devoirs spirituels de sa charge, il surveillait lui-même nos domestiques, et nous lui devons une éternelle reconnaissance pour avoir fait défricher la métairie de St. Joseph, sur les plaines (d'Abraham). Sa générosité était parfaite. En nous quittant, il nous légua un arpent de terre tout auprès du Monastère, sur lequel nous avons logé nos domestiques et concédé plusieurs emplacements..."

M. Vignal, qui devait passer en France pour s'agréger à la maison de St. Sulpice, ne fit voile pour l'Europe qu’au printemps de 1658. L’archevêque de Rouen venait de circonscrire à Montréal, la juridiction de M. de Quélus, et les RR. PP. Jésuites eurent la bonté de reprendre la direction de notre Communauté, qu'ils continuèrent jusqu’à l’arrivée de Mgr. de Laval.

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