SECONDE BALLADE
Quand tous Terrez les princes recnllét.
Et enlx-mesmos mens en dissentioB, Quand tous Terres les sages OTeogléa Pour soutenir police et union , Quand les flatteurs par leur séduction Informeront les seigneurs au contraire, Quand on croira des fols l'opinion , Soyez asseurs qu'aurez beaucoup à faire.
Quand tous Terrez les nobles désolés Pour supporter la basse condition.
Quand tous rerrez méchans gens appelés En baut estât et domination; Quand le meflaict n'aura pugnition , Quand tous rerrez plaindre le populaire De mangerie et d'impositions.
Soyez asseurs qu'aurez beaucoup à faire.
Quand tous rerrez le clergié ravaller , Oiter aux juges leur junsdiction , Quand tous rerrez rieux serrans désolés £t dépourrus de leur prorision;
Bible. De plus 8âT«nU écltirciront ce proUime littéraire. Quttit au problème politique aeuleyé par la ballade et résolu par le poète rémois, nous d>d dirons rieo. Rêveries de bibliophile sont choses légères -, feuilles vertes sa matin , mortes le soir , Jouets du vent le lendemain , elles s'en vont comme elles sont venues , sans que personne s'en doute.
Trouuer. — Relever. Troussé : mis à nu, relevé, ferme, qui se tient bien.
Trmusoire, — Robe longue dont il fUlait porter la queue. On donnait aux vêtements en général les noms de troussoir^ troussel, trouasail , trousseau , trousses.
Trouva — Inventé , controuvé , forgé à plaisir. TuitUm. — Défense. De tueri^ êuUio, TulU. •» TuUius Cicéron.
Turbe. — Foule. Ensemble de témoignages sur un fait. Les enquêtes par turbe étaient destinées surtout à fixer les points douteux du droit coutumier , et les usages locaux. Les tribunaux supérieurs pouvaient seuls les ordonner : Ils envoyaient un commissaire entendre les témoins sur les lieux. Au lieu de les interroger isolément , on recevait en même temps la déposition de plusieurs témoins; les témoins ainsi présentés collectivement formaient une turbe. On ne pouvait comprendre que dix personnes par turbe, mais on avait le droit de produire Jusques à dix turbes. Chaque turbe ne valait qu'un témoignage , et il allait en produire au moins deux, à cause du vieux brocard iestis unus j leslis nuUus, Ce mode de procéder était hérissé de dliBcultes et ruinait les plaideurs. En 1496 , Louis XU essaya de le réformer. Ce fut Louis XIV qui déracina cet ainis en 1667. Il remplaça ce mode d'instruction qui ne profitait qu'aux gens de loi j par les actes de notoriété.
Ty. — Toi. Tel ty , tel my : toi comme moi , Tun comme Tau Ire.
Vmhn. — Ombre , apparence , masque. — Umbre de quelque
couleur : préteite , motif spécieux. — Sous umbre de faire tels dons : en cachant ses intentions sous des largesses.
Ung, une. — Un, quelqu^un.-^Ungs, unes : uns, les unes, les quelques-uns, quelques-unes. — > Tout ung : tout semblable , tout comme si.
Université. — L^Université de Reims ne date que de 1547. C'est donc celle de Paris que Coquillart maltraite dans sa satyre. Sous Charles VU : elle avait trahi la cause nationale et soutenu les prétentions de TAnglais. Elle sacrifiait sans scrupule aux intérêts privés de ses dignitaires les droits de la Religion, de l'état et de ses lois. Sa cupidité et son orgueil étaient proverbiales. Elle luttait contre le parlement , la cour des aides, et, au besoin, contre la volonté delà couronne, pour défendre des privilèges qui ne profitaient souvent qu^à ses officiers. Elle leur distribuait les sommes qui , dans Torigine, étaient affectées à Téducation de la jeunesse. Le prédicateur Maillard, dans ses sermons, Tattaque avec énergie : il tonne contre les privilèges excessif et ridicules de ses officiers ; il leur reproche leurs rapines et leurs débauches. ^Université de Paris prétendait régenter la France. Ses exigences fatiguaient les populations , et Ton comprend les vives attaques dirigées contre elles par Coquillart. Les états de 1484 demandèrent aussi la réforme de tous ces abus. En 1496 « l'archevêque Robert de Lenoncourt voulut créer à Reims une Université qui eût secoué le joug de celle de Paris. Les rémois aimèrent mieux des institutions conmierciales , et le projet du prélat fut Qjoumé.
Ustensile. — De utilis : outil , ustensile. On nommait ainsi tout ce dont un homme d'armes avait besoin pour son entretien et son équipement.
Utrumque tempus. — Eust. Deschamps, dans une de ses ballades , dit à peu près dans le même sens :
Prince , chascun doist en son josne aé (jenne âge) Prendre le temps qni lui est destiné ; En Taage yieil, tout le contraire face.
Aind ara la deux temps en chierté.
Utrumque tempus parait signifier temps de faire Tune et Tautre chose , soit Tune après Tautre, soit en même temps. — L'ung et Taultre temps : ces mots veulent dire soit en même temps, soit à tout ftge.
Vacarme. — Cri de guerre habituel aux Flamands. Ils> di- Mlent tacame, wuacanne aussi bien qu'alarme. J. Moliubt , J. Mabot. —Mesdames, sans aulcun vacarme, c.-à-d. sans brait , sans tambour ni trompette.
Vacation. — Vacance, congé, occupation. — Mary en vacation : c.-à-d. en vacancesi qui se dispense de ses devoirs conjugaux.
Vacquani. — On nommait ainsi , et le temps pendant lequel un bénéfice était vacant , et les revenus qui sVoumulaient pendant la vacance. Ces revenus originairement appartenaient au oollateur qui devait pourvoir de suite à la collation. Mais les papes s^en emparèrent , et pour en augmenter la somme , ils avaient soin de retarder indéfiniment la nomination aux bénéfices. La pragmatique de 1438 déclara que l'Église de France ne paierait plus le vacant. Louis XI , en révoquant la pragmatique , rendit à la cour de Rome toutes ses prétentions. Ecoutons André de la Vigne, écrivain contemporain : « Il est à considérer que combien que les exactions fussent grandes , tant en vacquant qu'autrement, au temps que les dictes constitutions furent faites (la pragmatique de Bourges) , toutefois depuis la cassation d'icelles au temps du pape Pie, encore présent sont plus excessives de la moytié. Car lors les vacquans ne se payoient qu'à la valeur de la taxe réduite à la moitié, et toutefois depuis la dicte cassation , communément les vacquans ont esté exigez plus grand que toute la taxe , voire que la valleur d'une année , voire de deux des bénéfices, et tellement que d'aucune, comme l'abbaye de Bemay, furent laissées la bulle , pour ce qu'on demandoit 200 ducats, et Tabbaye n'en vaut pas 200 : saint Pharaon de Meaux a 900. Et aussi des grans expectatives prenoit les deux pars en le tiers et plus que on ne vouloit. » — Louis XI , elfrayé des sommes qui sortaient du royaume, décida qu'on ne payerait que la moitié du vacant. Mais Rome exigeait non-seulement le tout*, mais souvent les revenus de l'année qui suivait la collation (c'est ce qu'on appelait les annates) et même à toujours une portion du revenu. Il en résultait que l'individu nommé était obligé d'envoyer à Rome les revenus échus pendant la vacance et ceux qui venaient à écboir après la collation, que de plus , il devait faire face aux charges et aux dépenses nées
pendant la vacance et à celles qui suivaient la collation. Il fallait donc , pour obtenir un bénéfice , être riche ou emprunter : or, on ne prête guère aux gens gênés. Le parlement de Paris se plaignit de ce que la révocation de la pragmatique excluait des bénéfices les gens instruits et pauvres, les prêtres dignes de ce titre , mais sans fortune ni naissance. Louis XI , à la fin de son règne (1478), voulut réparer le mal qu'il avait fait : il convoqua À Orléans les évêques de France , pour aviser aux moyens de ne plus payer le vacquant. — Coquillart fait plus d'une allusion À ces abus : quand un galant a obtenu le bénéfice d'amour, il doit payer toutes les dépenses faites par la dame pendant la vacance , et lui fournir tout ce dont elle n'a pu jouir.
Vaille que vaille f Monseigneur), — Juge qui trouve moyen de se faire payer tant bien que mal.
Vàlenline irrégulière, — Le dimanche des Brandons^ chaque jeune fille désignait son valentin, c.-À-d. son bel ami; à partir de ce jour, tous deux se considéraient comme fiancés. L'amoureux devait faire un cadeau à sa future avant la mi-carême : s'il y manquait , celle-ci redevenait libre. Elle faisait un mannequin de paille , auquel elle donnait le nom de son valentin, et elle le brûlait publiquement. On fait venir valentin de galantin. — Martial d'Auvergne , dans son premier arrêt d'amour , condamne un amant qui a trompé sa dame , à faire un pèlerinage à saint Valentin. — Oti nommait valentins les marchands de menus objets de modes , de friandises et de galanteries. Le jour de la saint Valentin , ce n*était qu'aubades et sérénades : chacun envoyait à la dame de ses pensées des fleurs , des oranges , des sucreries et de galants cadaux. — Valentine irrégulière .* fille qui ne garde pas son cœur à son fiancé ] femme légère qui donne son cceur à plusieurs amis.
Vaneler. — Cribler du grain : au figuré , médire du prochain, l'éplucher comme le blé qu'on vanne, ou le berner, le faire sauter comme le grain dans le van. — Le tf 1* arrêt d'amour de Mart. d'Auvergne veut qu'un amant brutal qui a battu sa dame , soit remis nud à une vieille chambrière d'estuves , pour le très-bien vanner dedans une vieille couverture remplie de vermine.
Variable. — Irrésolu , inconstant , fol.
Varier, — Etre d'avis contraire , se disputer, contredire, s'écarter de la vérité.
Vafiel. « Le laie des Yilets et des ouvriers était effréné ; lotts les historiens le signalent. « Et qui estoit hier court Têtu, et estoit le lendemain long ?esta Jusqu'à terre. Et si estoit cette manière si commune, n> atoit si petit compagnon , qui ne se TOulttStTestiràla mode des grans et des ricbesi A»t long, ftast court» non regardent au coust ni à la dépense, et ne sHl appartenait à leur esUt. » 1467. Monstiblit.
Voisaux. — Sous Louis XI , les armées se composaient des compagnies soldées par le roi. Cependant les nobles qui les commandaient, les recrutaient haUtoellement parmi leurs tassaux : souYcnt ils amenaient au roi des bandes entières d^hommes , réunis dans leurs domaines.
Vaudel^qui. — * Dans Téglise de Saint-Mièhel, à Lacques , on cottsenrait un crucifix qu'on disait fUt par un ange, d*après le portrait du Christ attribué à Nicodème. On le nommait le saint Voult fvuUwJ de Lucques. De ce mot on a lait Vou de lucque et Vau de lucque. Au XV* siècle , il y avait à Paris , rue des Lombards, une maison qui avait pour enseigne le Vaudelucqae. Le Toult de Lucques était célèbre par ses miracles :
Uns jungkrrtt cbiatrit pour U gant déporter : (imnaer) Ha cortois, ne lilaUu ne U raot rien* donner. El le Mint Ton de Lncqnes U doua son aoler. (salaire) Jomg, et Trom^, pobl. par M. Jubivae..
Richard tranche du Vaudelucqae : Coquillart yeut dire que Rlehard porte des cheveux long comme ceux du Christ , ou qu^il se ftit regarder, admirer comme le saint Voult de Lucquesw — Le Gendarme coM^souhaite que le Vaudelucqne donne des étrennes à ceux qui Téçoutent et la teigne à ceux qui portent des cheveux longs. Vaudelucques est là pour Dieu.
YaûUist. — Vaudrait, valot.
yoMven fLi diable dej. —Sur le terrain que traverse aujourd'hui le haut de la rue d^Enfer» les rois de la seconde race eurent un palais ; comme il dominait la vallée de Gentillf, on le nom* mait le palais de Vauvers (vallU viridiej. En 1257, les Chartreux s^établirent à Gentllly. A la même époque , lé château de VaqvecB tombait en ruine. Le vent qui s'engouffrait sous les voûtes, produisait des sons étranges et effrayants. On disait que le diable venait dans le château sous la figure d^une belle fille. Les Chartreux demandèrent à s'installer sur les débris du vieux palais. C^est ce qu'on leur accorda vers 1259. La rue d'Enfer se nommait alors rue de Vauvert. Elle doit son nom actuel à la
légende dont nous venons de parler. Le diable recula devant les Chartreux ; mais le souvenir de ses apparitions resta dans la mémoire des gens de Paris. Envoyer au diable au vert , est une expression qui date de cette époque ; alors on disait envoyer au
diable de Vauvers. Goquillartuse à diverses reprises des souhaits du même genre.
Veau. — Sot , imbécile. Tout ne pend qu^à la queue d'un Teau. Tout dépend du caprice d'un Dut. — Aux veaux ! au vaux ! cri injurieux.
Véhément en langaige. — Babillard.
Velotix. — Velours. Les ord. somptuaires défendaient aux bourgeois et même aux écuyers de se vêtir de velours ; ils affectaient d'en porter pour ressembler aux gentilshommes. On faisait des velours de laine qu'on nommait velours de gueux.
Vendeur, — Marchand de paroles. Avocat qui plaide toute cause, bonne ou mauvaise, pour de l'argent. Menot reproche aussi aux avocats de vendre leur silence aux uns et leurs paroles aux autres.
Vent — Idée, caprice , manie. Vapeurs , mensonges , vent de la chemise :
Or la coastome à la femme souvent A son roary faire boyre 5on vent , Que grandlflseurs, sans en faire anitre mise IComment et disent le yent de la chemise.
Légende de Pierre Faiteu.
Rabelais n'oublie pas cette plaisanterie : dans ce -pays où on ne vit que de vent , celui de la chemise est réservé aux muguets et aux amoureux. Le vent de la chemise est tout ce qu'une femme a d'adresse » de ruse , de caprices.
Ventrebieu. — Per ventrem Dei. Menot reproche aussi aux gens de son temps leurs blasphèmes et leurs Jurements, u Alia est blasphéma turpiloqua ; velut les ruffians. Unus eapiet Deum par la barbe; alius per gultur, Sunt aliqui hodiè loquentes de sanclâ humanitate Christi redemptoris cum minori reverentia quam Marcellerius (le boucher) iti macello. Non est enim nunc turpium et rustriorum negare- Deum ; sed nobilium, jusliliariorum etecclesiasticorum^et eorum dénique qui majores in populo sunt. Menot, fer. IV, post. Dom, in Passione.
Yeoir* — Voir, ycoU, voyait, vcit. Vil : je vcis, je vis. — Veu, vu.
l'erevx. — On croyait alors • que les cbieos enragés , les fous f les hommes irritables avaient un ver dans la tête. On nommait véreui un homme fou , agacé , irrité -, Ihire le véreux était s^emporter, devenir fou de colère, enrager de dépit.
Vermeil ~ Couleur rouge extraite de petits vermisseaux , étoffe précieuse de couleur rouge. La nuance vermeille était, comme le vert, adoptée par les galants.
Yen. — Valr. Bleu gris. Fourrure de petit-gris.
Verte, — Il fiiut peut-être lire bercé j au surplus , ces deux mots viennent de veHere, venus. J'en estoit d^ tout versé : J'étais tout tourné , tout fait, tout habitué à être ainsi coiffé.
Verter. — - Se mal conduire, tomber.
Vener fSeJ. — Se diriger, marcher, s'appliquer.
Veri. — Jeune , actif, gaillard, gallant.
FerttIZon, vertinon, — Morceau de grès ou de métal taillé en rond , percé au centre et faisant partie du lîiseau : il lui donne du poids et Taide ainsi à tourner sur lui-même. De veriere.
Verve, verue, veme, — Ardeur, activité de Tesprît, fantaisie, folie. Dans la Farce de Pathelin^ dame Guillemette dit au drapier, qui insiste pour être payé : recommencez-vous votre verve. On fait venir ce mot de verbum^ parole ; de vermis, ver ; parce qu^on supposait que dans la tête de Tbomme il y a des vers qui Texcitent et Tirritent ; enfin , de ver, printemps : en cette saison tout est en mouvement. Aussi disait-on verue et verne.
Vesture — Vêtement. De la mode estroicte vesture : vêtement étroit imposé par la mode. Vesture signifiait aussi investiture, prise de possession. Droit dû au seigneur d'un immeuble qui changeait de propriétaire.
Vice. — Défaut. Vice de forme.
Vigueur d'un pacte, — Validité d'un acte, d'une convention. Maintien des conventions y contenues.
Vt</at/i. —• Campagnard, rustique, grossier. Châtelain si-gnifiait noble , poli, élégant.
Violelte. — Fleurs d^amour. Les jeunes filles les cultivaient sur leurs fenêtres. Elles en portaient des bouquets à la ceinture, et en laissait tomber une quand leur bel ami passait. « Ecce véniel le moys de may : opoHel ire renouveller les amourette» ; et aurons (les demoiselles] le sein forcy de violettes de broust (à brouter) : et caprioli venient brouster. » MfiNOT, fer, lll, post, Pascha. — Le prieur des Cordeliers de VOhservance d'amour défend à Taroant qui se fait cordelier de cueillir de fraîches violettes, d'en mettre dans ses livres de prières, etc. Mist. d'Auy.
Virade. — Tour, promenade , exercice. Faire virade ou sa virade , c^était littéralement faire sa promenade ; mais cette lo~ . cution avait aussi un sens graveleux. — La carte virade était un jeu du HW siècle qui se prétait aussi aux équivoques.
• Virer. — Tourner, s'agiter, sauter.
Vis. — Escalier en forme de vis ou de spirale , souvent renfermé dans une tourelle.
Bien sera cy la tonr o riz
A arcberes et à dégrez. — Nyst. M. Jubiital.
Rabelais, dans V Abbaye de TheUmef dit aussi des vis pour ' des escaliers.
Visiter les linceaulx. — Allusion à Tobligation où étaient les magistrats de visiter les sacs à pièces avant de laisser venir les aflàires à l'audienee pour voir si la procédure était complette. Cette locution se prétait à de mauvaises plaisanteries. Bon. Despériers dit dans un sens graveleux visiter les procès des veuves. (^V. Linceaulx).
Voie. — Route , moyen. Voies obliques : chemin de traverse, mauvais procédés, ressources frauduleuses. L'ord. du 16 sept. 1422 cherche à remédier aux délations , voies obUques et accessoires qui retardent la marche des procès. (V» Rond.J
Voir, voire. — Vrai , vraie. — Voire à Dieu : vrai Dieu ! Vraiment^ s'il plaît à Dieu. — Voirement, vraiment.
Voirre de feuchier. — Verre fait avec de la cendre de fougère.
Vois (Je). — Je vais. Je m'en voys : je m'en vais. Qu'on y
voise : qu'on y tiOe. VMê» à Dieu : qull aille, que cela aille à la grâee de Dieu.
Voii^ voix, voy$. •» Qa^eat cecy , boa gré ma yoIs? — Voie eat id poor Ibi y c'est mi aéraient déguisé: Qu'est cecy? Que ma Ibi veuille me rexpUquer I Oo disait de même toultes tôles pour toutes luis.
VolUr. — Dérober. S^euvolery fendre les airs. Chasser à Taide d'un oiseau de proie , au vol. — Voiler aui grues : chasser les grues au vol. — Bas voUer : voiler bas pour n^étre pas vu , disaimuler» — Piétons « laisses voiler vos picques : laissez soustraire vos picques : metteK4es de c^ : laiases-les s'envoler : ne vous en soudes.
VotUur. ^ Chasseur à Toisean , gentnhonune. Voltigeur^ léger, sauteur. Oiseau qui vole.
Ftm^e. — Pique y épieu, gaule garnie d'un 1er de lance on d'un tranchant
Fotfiotr.'^VenltiVoU : voulut — Voulsist : qu'il voulut, qu'il voudrait.
Fottf (e. — Volte , voltige , danse , saut , exercice à pied ou à cheval. — Vouster : voltiger, sauter, lUre des exercices d'équi- Ution.
Vfùir. — Vrai.
VueUles, — Veilles. Sac de procédure mis en nng vieil clou par la vueOle de haulte festes : la veille des festes , congés et jours de vacances les gens de lois terminaient les affedres arriérées ; c'est ce qu'on appelait vider son sac.
reux* — GoquiUart les nomme les héraulx de l'amour. Les auteurs des G. N. N. en font les archers du cœur.
Tmage. — Personne^ individu, portrait, figurine, peinture d'émail , bijoux damasquinés. On portait à son chapeau ou un portrait ou un Joyaux de prix. Louis XI y plaçait une figurine de la vierge en plomb. Rabelais, quand il décrit le costume de Gargantua, luy donne aussi une ymage en émail.
Tpocratisle. — Médecin élève d'Hippocrate , buveur d^Hypocras.
Yvonnel d^empoigne clieaille, — En 1435, un nommé Yvonnet Vincent tenait Épernay pour les Anglais et les Bourguignons. Il rendit la ville à Renaud de Chartres, archevêque de Reims et chancelier de France , moyennant 2,000 pièces d'or , qui furent payées par les gens de Reims et leur clergé : Marlot, liv. XI, chap. 39. — Depuis , le nom d'Yvohnet dut devenir injurieux. Glicaille voulait dire monnaie. Au bout de 40 ans^ on n^avait pas oublié à Reims ce bonteui marché. Goquillart a bien fait de rappeler la turpitude de Thomme qui eut besoin d^un sac d'or pour se souvenir qu'il était Français.