A MOKSIEVR DE LA NOYE
CHANOIGNB DE BBBTAIONE
|0N bon seigneur et amy, c'est aux Roys et aux Princes à qui les tiltres magnifiques des Hures se doyuent vouer, et mesmement à ceux qui aiment et fauorisent les bonnes lettres. Mais quand l'on désire recommander sa cause et faire entendre son intention priuément , il se faut adroisser à un amy, et non seulement cela, mais à un amy sauant et auisé. Et est toutefois cela si peu aisé que la plus grande poureté que nous ayons en ce monde est de tels amis. Tay toute ma vie tasché, par les molens que Dieu m'a donnés, d'en acquérir; mais il ne me ressouuient point d'en auoir iamais veu ni rencontré aucun de qui , pour l'auoir si peu hanté, ie désirasse tant l'amitié que ie fay la