ACTE III, SCÈNE VI
domestique à c*t' heure ? Vous prétendez donc maimer encore?
PÉDROLINO.
Moi, mam'selle?... oh ! je ne prétends pas ça 1
VIOLETTE
Ah ! vous n'y prétendez plus? * Eh bien, vous avez raison !
PÉDROLINO.
* Raison ? oh ! que oui, la raison m*est venue, car j*ai pris
* tant d*âge depuis hier que les dents de sagesse ont dû me
* pousser ; mais si je continue de ruminer comme ça, je ra*en
* vas devenir si vite vieux qu'elles me tomberont devant que
* de m'avoir servi...
VIOLETTE
* Peut-on savoir à quoi que vous avez tant songé?
, PÉDROLINO.
* J'ai songé que je ne devais plus songer à vous.
VIOLETTE
Je crois que cela ne vous coûtera guère.
PÉDROLINO.
Ah 1 ça me coûtera si gros que peut-être bien n*aurai-je jamais le moyen de me payer ça !... maisqu'es^ce que ça vous fait ? je suis votre valet, ou je ne le suis pas.
VIOLETTE
Vous ne Tètes pas.
PÉDROLINO, le cœar gros.
En ce cas, je m'en vas... Adieu, mam'selle !
VIOLETTE, effrayée.
Eh bien ! vous l'êtes, vous Têtes.
PÉDBOLINO, revenant.
Alors, si je le suis, je ne suis pas si gradin que d'aller vous dire que je vous aime, comme le gars Pascariel qui est un affronteux... Moi, je suis un bon serviteur, franc comme osier, et qui ne veut ppint se faire mépriser de sou maître.
(LeDoctearparati an fond, et s'approche doocement.)
VIOLETTE
De son maître ? ce n'est donc pas moi que vous servez?
PÉDROLINO.
Si fait bien, mais dorénavant je veux vous appeler mon maître.
VIOLETTE
Et pourquoi donc pas votre maîtresse ?
PÉDROLINO.
Oh I non pas... j'avais l'accoutumance de ce mot-là avec vous, et je l'entendais à ma façon.
VIOLETTE
Eh bien ! vous ne voulez plus...
PÉDROLINO.*
Je veux bien qu'on m'étripe si je me souviens de ça.
(Il veat s'en aller et se trouve nez à nez avec le Doctenr qui est ▼enn jQsqo'au milieu du théâtre en les écontant, mais en ayant toujours sou livre ouvert.)
LE DOCTEUR
Où allez-vous donc, tête évaporée !
PÉDROLINO, tronhlé.
Vous arroser, monsieur le docteur.
M 'arroser?