ACTE m, SCÈNE X
Parce que vous ne m'aimez plus!
PEDROLINO, désespéré.
Oh !... eh bien j oui! c*est ça , je ne vous aime plus.
VIOLETTE, montrant Golombine.
Et parce que vous aimez toujours cHe demoiselle?
GOLOMBINE, s'approchant.
Oh ! je vous jure, signera, que c'était un jeu de ma part, et que j'ai dérobé ce baiser par surprise, au moment que le jeune homme me rudoyait et se moquait de moi !
PÉDROLINO.
C'est pas vrai , ça mam'selle , je vous ai embrassée par pur libertinage 1
GOLOMBINE, à part.
Est-ce qu'il est fou?
VIOLETTE, àPé4roliiio.
Vous êtes donc un libertin , vous ?
PÉDROLINO.
Un gueux ! un débauché I et un menteur fini !
VIOLETTE
Çasepeutbien ; etpour me divertir, vous devriez bien me montrer comment vous faites la cour aux demoiselles. Tenez, je suis une marquise, moi , et j'ai des drôles de fantaisies ; vous êtes mon domestique et vous devez faire mon commandement. Je vous commande donc d'embrasser c'te fille-là devant moi , et tout de suite, et de l'air le plus gentil que vous pourrez.
GOLOMBINE, à part.*
Elle est furieuse !
1 . Violette, Pédrolino> Golombine, Isabelle, le NotairCi Pascariel, Léandre.
Y10L£TTB.
N'entendez-vous point , jeune homme?
PÉDROLINO.
Qui, moi? que je... (A Golombioe, atec colère.) Otez-vous de là, vilaine diablesse ! tirez de là votre museau de fouine , ou le diable me tortille , si du baiser que je vas vous donner, je ne vous fais sauter trois dents I
COLOMBINE
Il le ferait comme il le* dit, ranimai sauvage !
(Elle se rapproche de b table.)
VIOLETTB, examinant Pédrolino en sooriant
Allons, c'est bien ; reste là , ne t'en va pas.
(Pédrolino reste immobile et plongé dans ses réflexions. Violette s'approche de la table.)
LE NOTAIRE, achevant de lire.
Lecture faite en présence de deux témoins... (Levant la tête.) Qui sont les témoins?