‹ Les vacances de Pandolphe: comédie en trois actesChapitre 35 sur 115 · Pédrolino, Violette, Marinelle, le Docteor, Léandre · texte numérisé non relu

Pédrolino, Violette, Marinelle, le Docteor, Léandre

VIOLETTE

Ah , mon Dieu 1 et les pauvres petits enfants aussi ? Ha 1 ça fend rame de penser à un malheur comme ça. (Elle fond en larmes.) Si mon pauvre père vivait, ça lui ferait tant de peine I

PÉDROLINO.

Voyez donc, vous autres, quel cœur qu'elle a! Elle me donne envie de pleurer, itout.

LEANDRE

La tendresse de cette belle âme m'arrache aussi des larmes. ' (U s'essaie les yenx.) C'est un motif de plus qui me détermine à lui ofifrir...

MARINBTTE.

Ah ! palsanguienne 1 monsieur Léandre, vous nous la baillez belle , de venir nous parler de vos cinquante ans et de vos vingt-cinq louis de revenu , quand nous avons peut-être des pistoles par millions et par milliers!... Allez donc faire rapetasser vos chausses qui crieut misère , et vérifier vos parchemins qui ne sont peut-être pas de trop bon aloi ! (A Pédrolino, qoi tient la main de Violette dans les sienr.es,] Pour ce qui est de toi , pauvre bâtier de paysan , tu vas me lâcher cette main-là , car tu n'y peux plus rien prétendre.

PÉDROLINO.

Ah ! mon Dieu ! c'est vrai , ça !... Mon Dieu ! mon Dieu !

VIOLETTE, lai reprenant la main.

Est-ce que tu dors, que tu dis des songeries 1 Est-ce que tu me planterais là, toi, si c'était à toi l'héritage?...

PÉDROLINO.

Oh 1 par exemple 1

VIOLETTE

Çà , mon fils, nous sommes fiancés, et bientôt mariés nous serons.

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