ACTE II, SCÈNE II
LÉANDRB, à Golombine, dlnu côté da théâtre.*
Je vois , gente égrillarde, que vous en tenez pour un ingrat qui vous trahit. Sachez qu'il a osé porter ses vœux sur Théritière, et qu'il pourrait bien se faire écouter d'elle.
ISABELLE, à Pascariel, redescendant. ^
Tu m'Bntends, tâche de lui plaire. Éprise d'un autre vafet, il n'y a rien d'impossible qu'elle te considère à ton tour. Je feins de piotéger Léandre, mais je ne sers, en vérité, que celui qui me fera rembourser ma créance.
Ahl mademoiselle Isabelle^, faites- moi valoir, et je vous porterai aux nues.
ISABELLE, haot.'
Allons , nous voici tous d'accord : vienne l'héritière , notre siège est fait.
LÉANDRE, remontant.
J'entends des chants et des acclamations. Serait-ce elle?
PASCARIEL, allant an fond.
Vraiment oui !
LÉANDRE, à Isabelle.
Préparez-la à me voir. Je m'éloigne pour éviter certain docteur, plantureux en bourrasques.
ISABELLE
Va te munir d'un harnais de chasse, et tu reviendras, comme par hasard, me trouver ici.
LÉANDRE
A revoir, ma triomphante.
(Il lai baise la main et s'en va par la droite, premier plan.)