‹ Les vacances de Pandolphe: comédie en trois actesChapitre 7 sur 115 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LÉANDRE, seni, puis PASCARIEL.

LÉANDRE

Que ces valets de robins ont l'âme subalterne ! Mais ce pèlerin qui me suivait... — Voyons donc, à présent qu'il fait

i. Léandre, Marinelte.

jour , et que je puis mettre cette grille entre lui et moi , s*il rôde encore dans les environs, (il ^a an fond et voit entrer Pascariel. ) Eh! mais, c'est Pascariel, mon ancien valet!

PASCARIEL.

♦C'est moi-même, n'ayez point peur, seigneur Léandre.

LÉANDRE

* Peur' .. vous l'avez dit, je crois?

PASCARIEL.

* Pardon , mon noble maître , je voulais dire que la peur

* m'avait empêché de voir que c'était vous. *

LÉANDRE

* Tu seras donc toujours poltron?

PASCARIEL.

* Que voulez-vous? la vaillance n'est pas donnée à i«H*i

* monde!

LÉANDRE

Çà, d'où sors-tu, et que viens-tu fahre en ce village de Récoaro?

PASCARIEL.

Moi? rien... J'avais une soif extravagante de prendre l'air de la campagne.

LÉANDRE

Tu mens par la gorge... il émane de toi une senteur de corde^. et une puanteur de gibet! D'escroc que je t'ai connu, serais-t[^ devenu tire-laine?

Monsieur se divertit... il sait bien que je suis un ho^ homme. D'ailleurs... /

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