‹ Les vacances de Pandolphe: comédie en trois actesChapitre 88 sur 115 · I. Léandre, Pascariel · texte numérisé non relu

I. Léandre, Pascariel

LÉANDBE.

Mon ami, vous direz la vérité sous le bâton!... les valets fripons ressemblent aux noyers : plus ils sont battus, plus ils rendent.

PASGABIBL.

Me battre? je ne le souffrirai pas, monsieur, ce serait un affront à la maison où je sers. S

LÉANDRE, agitant sa canne.

Triple coquin I...je vous mettrai à la raison, ou les nerfs de bœuf seront diablement renchéris.

PASGARIEL, allant à nne panoplie sospendae à la muraille, et prenant one grande épée.

Vous ne me toucherez pas, monsieur, ou je ne réponds plus de moi... (A part.) Le plus poltron des deux, c'est encore lui.

LÉANDRE

Qu'est-ce à dire , petit vermisseau?... Avez-vous jamais été tué?... Vous parlez de vous mesurer avec un homme de ma qualité?... moi ! le fils unique du marquis de Parafante !

PASCARIEL.

Lequel était un aventurier, fils du capitaine Spezza-Monte le spadassin, lequel était fils de Tagiia-Cantoni, le détrousseur!... Allons donc!., est-ce qu'un grand homme comme vous a des secrets pour son valet de chambre?... et j'ai été le vôtre, et je connais vos ancêtres !

LÉAMIBE.

Ah! c'en est trop! 11 faut que je pourfende ce drôle!... (il essaye de tirer son épée.) Mais non, impossible, je suis un homme d'épée et ne puis me commettre avec un laquais.

PASGARIEL.

Qu'à cela ne tienne, monsieur... mon père était aussi homme d'épée que vous !

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