‹ Les vacances de Pandolphe: comédie en trois actesChapitre 98 sur 115 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE DOCTEUR, VIOLETTE

Violette s'assied à droite, tire son oavrage de sa poche et tricote d'an air mélancoliqae , sans regarder ses doigts.

LE DOCTEUR, ouvrant son livre et se parlant k lai-mème. *

Il n'est rien de mieux pour prendre patience et avaler le temps que de relire pour la millième fois quelque fin morceau classique... Tityre tu patulse recubans... Charmant Virgile!... toi seul as peint la nature et les hommes tels qu'ils devraient étrel... car de les voir tels qu'ils sont... avec leurs aspérités et leurs piquants de toute espèce... la vérité est un ragoût amer!... (Lisant.) Formosam resonare doces Ama» ryllida sylvas.,. { Regardant Violette.) Voyez donc les Amaryllis de nos jours!... elles tricotent des milqines!... et encore est-ce le mieux qu'elles puissent faire pour ne point ressembler à des bergères de trumeau, comme nos belles dames qui croient revenir à la nature en mettant de la pommade à leurs moutons...

pouah!... Diable de notaire!...

( Il se promène an fond da tkéâtre dans le jardin, disparaissant de temps en temps et lisant avec préoccupation.)

VIOLETTE, laissant tomber son oavrage sur ses genoux. C'est pourtant ce qu'il y a de mieux pour chasser l'ennui que de tricoter... Eh bien! je n'ai le cœur à rien , pas même à ça. ( Apercevant Pédrolino.) Âh! mon Dieu, le v'ià!

1 Le Docteur, Violette*

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