JEANNE , ARMANDE , BRÜNEL , RAOUL
BRUNEL f allant au*devant da Rioo).
Hé morbleu ! viens donc vite,
Qu’on te serre la main et qu’on te félicite !
RAOUL ^ serrant la main de Brunei, et allant embrasser Jeanne*
Jeanne 1... — Mon cher doctei*" !
JEANNE^ embrassant Raoul.
Cher Raoul, vous savez Qu’il vous reste un devoir à remplir... — Vous avez Une dette; il convient qu’en celte circonstance Vous exprimiez d’abord votre reconnaissance A celle qui nous a la première apporté L’annonce d’un honneur...
ÂRHANDE, liTCmenl.
Pleinement mérité !
RAOUL
Ah I duchesse, combien... (a pin.) Quel supplice!
ARMANDE
Cher comte,
Inclinez-vous 1 — Plus bas! — oh ! — N’ayez nulle honte. Les... amis prévoient tout, et moi j’avais inon plan En faisant en secret acheter ce ruban
(Elle lire de u poche un ruben rouge, et le montre à Raoul.)
Que je veux attacher à votre boutonnière...
(a Jeanne.)
Tu permets, n’esl-ce pas ?
JEANNE
Oh!
ARMANDE
J’en suis toute fière!
(Raoul met un genou en terre. Armande se penche vers lui pour lui attacher le ruban. (Bas.)
Gardez bien celui-là !
RAOUL, bas.
La comtesse est ici !
armande, bas.
Jurez de le garder!
RAOUL y bts et vUe, du ton d’un homme ennuyé*
Je le jure !
LES VACANCES Dü pOCTEUR.
AnUANDE, bas.
Merci!
JEANNE) qui a obnervé Armande, à part.
Elle ose devant moi lui parler à l’oreille !
BRUNEL, qui a observé aUemalivcment Armande et Jeanne, à part.
Folle! qui ne voit pas la vengeance qui veille!
ARMANDE) à Raoul, 'à l'habit duquel elle a attaché le ruban rou^e.
Levez-vous, chevalier!
RAOm..
Et maintenant, à toi!
Ma Jeanne... Mais qu’as-tu?
JEANNE
Je n’ai rien. — Laisse-moi.
BRUNEI., (a Jesnne et h Armande.)
Raoul !... — Vous permettez ? — Tu dois une visite Au ministre, (a part.) L’orage éclaterait !... (Haut.) Viens vite!
RAOÜI..
A VOS ordres, docleur.
BRU.NEL, bas.
11 faut partir !
RAOUL, bas,
Partir ?
BRUNEI,.
Il y va de 1 honneur et de ton avenir.
(Raoul fait un geste d'clonnement; Rrnnel lui prend le bras et l’eiitraliie dans le jardin.)