‹ Les vacances du docteur drame en quatre actes en versChapitre 40 sur 61 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Pour ne pas regretter la terre, jusqu’où mène Dans ses débordements la passion humaine!

— Mourir! sans un regret d'amis, d’époux, d'enfants!

— Raoul n’est plus âgé que moi que de cinq ans.

Et nous devions... — La mort, hélas ! me fait l’aînée ! — Partir le môme soir de la môme journée !

Je les délivrerai ! je leur suis un fardeau !

(fié Tant.)

Mourir seule!... — Et pourtant, par delà le tombeau Il est une patrie où les âmes jumelles.

Dans la sérénité des amours éternelles.

Au milieu de l’éther, sous un ciel azuré.

S’enivrent d’idéal au môme flot sacré!

L’extase y dure un jour qui jamais ne s’achève !

AhI dans ce paradis, — réel puisqu'on le rôve ! —

Vivre avec mon Raoul , parmi le peuple heureux Des célestes amants, et pourtant seuls tous deux !

Si Raoul avec moi... (s« leTanl atec terrrur.)

Raoul ! — quelle pensée 1

— Quelle pensée horrible et pourtant caressée !

Lui ! mourir ! — et comment ! — un nuage confus M’enveloppe ! — Raoul ! — Ah ! s’il ne l’aimait plus !

(Elle ae cache à gauche.)

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