BRUNEL, RAOUL
BRUNEL, à part.
Ce serait allreux !
RAOUL
Vous voilà convaincu!
Avouerez-vous au moins que vous êtes vaincu?
(il prend la tiaae.)
BRUNEL
J’avoue... — Eh ! malheureux ! attends donc! — elle brûle Ta tisane 1
RAOUL, poiant la taaae.
C’est juste ! — On est donc ridicule D’aimer sa femme?
BRUNEL^ avec an peu de mauvaise humeur*
Eh non ! — il faut laisser aux sols Le soin de répéter tous les mauvais bons mots '
Que le vice a forgés contre l’amour honnête ;
— Le devoir n’exclut pas l’amour, il le complète !
RAOUL
Bien dit ! et c’est pourquoi désormais je prétends Racheter chaque jour ma faute !
BRUNEL, à part.
Il est bien temps 1
(Raoul prend la tasse, Brunei le saisit par le bras comme pour mieux lui expliquer ses paroles.)
Suis mon raisonnement ! que je trouve logique.
Aimer pour être aimé, toute la politique Du mariage est là! — La loi qui n’a pas tort Nous dit brutalement c’est un contrat, d’accord;
Mais au nom du bon sens et de l’expérience Je dis, moi, médecin, que c’est une science!
Tous les drames boulions et lugubres qu’on voit,
Qu’on lit tranquillement le matin, dans le Droit,