ACTE quatrième
BAOÜL.
Mourir! Qui mourir? Toi? toi, si belle, si bonne! Non !
JEANNE
Tu ne m’aimes plus! que ferais-je ici-bas?
RAOÜI..
Ne plus t’aimer!
JEANNE
Ârmande!...
RAOUL
Oh ! ne me parle pas
D’Armande, non, jamais!
ARMANDE, pari.
Oh!
RAOUL
Va ! ne crains rien d’elle !
Mais je n’aime que toi, toi seule et douce et belle,
El toi Seule adorable et pure, et je voudrais Te donner tout mon sang et te sourire après!
Mais cet amour coupable était une ironie.
Mais je le subissais comme une tyrannie!
Il m’accablait!... — Et tiens, plus lard je le dirai Tout ce que j’ai souffert; je le raconterai L’histoire du passé! — C’est une triste histoire.
Va! — mais je saurai bien te forcer à me croire.
Tu ne pourras clouter de ma sincérité.
Mon accent te dira toute la vérité,
.Mes pleurs te prouveront ma tendresse profonde.
Car je n’aime ciue loi, rien que toi seule au monde.
Et de tes deu.x beaux yeux j’ai fait mon trorizon,
Ange envoyé par Dieu pour bénir ma maison !
ABMANDE) eo pleursi^ à part*
J’étouffe!
JEANNE
Parle-moi ; ta parole me tue.
Je souffre, mais je suis heureuse, continue!
RAOUL
Es-tu bien ainsi, dis?
JEANNE
Je l’aime!
RAOUL
Penche-loi
Sur mon épaule, — là, — cher ange; souris-moi!
Que je lise en tes yeux la beauté de ton âme ! Et maintenant il faut oublier cette femme, L’oublier à jamais comme moi, sans retour; Elle n’a que l’orgueil, et toi seule as l’amour!
JEANNE, toujours penchée sur Raoul.
Je t’aime 1
ARMANDE, éclatant en sanglote.
Et c’est par lui que je suis condamnée !
(Elle se lèse atec énergie , et à Raoul ; )
Vous ne voyez donc pas qu’elle est empoisonnée !
RAOUL, courant à elle.
Ah ! malheureuse!
ARUANDE, se reculant.
Vous croyez?...
RAOUL
En ce moment,
Madame, je crois tout.
ARUANDE.
Ah ! c’est le châtiment 1
RAOUL
Le châtiment ! — Brunei 1