ORPHELIN ET FILS D’IVROGNE
Dans ce réduit, seul à cette heure Attendant le lever du jour,
J'ai peur, j'ai faim, j'ai froid, je pleure.
Privé de feu, de pain, d'amour,
Que n’ai-je encore ma bonne mère Pour m’embrasser, pour me bénir !
Hélas ! elle a quitté la terre,
Et seul, que vais-je devenir ?
Refrain :
Ah ! soulagez mon indigence Par charité : Je meurs de faim !
Ayez pitié de la souffrance, Ayez pitié de l’orphelin,
Ayez pitié de la souffrance, Ayez pitié de l’orphelin !
Mon père, hélas ! est toujours ivre, Et sur mon dos tombent ses coups.
Souvent j'ai dormi sous le “ivre Pour ne pas subir son courroux.
Sa voix me remplit d'épouvante.
De lui, jamais un mot du cœur, Et souvent sa bouche méchante Blasphème le nom du Seigneur.
Ah ! soulagez, etc.
Souvent je vois lever l’aurore ; J'entends chanter l'oiseau joyeux ; J'écoute la cloche sonore :
Tout me sourit, tout sem:.le heureux, Mon cœur se remplit d'espérance.
Moi-même je voudrais chanter, Mais l’aiguillon de la souffrance Me force bientôt à pleurer.
Ah ! soulagez, etc.
K. NaAPÉ BEC BAL DE Ce