‹ Les vacances du jeune tempérantChapitre 34 sur 39 · LA BETE FEROCE · texte numérisé non relu

LA BETE FEROCE

Mes enfants, s'il n'y a pas de cabaret dans votre paroisse, vous devez en remercier le bon Dieu.

S'il y en a un, prenez la résolution de ne jamais y entrer pour boire lorsque vous serez grands.

Voudriez-vous entrer dans un bois où vous sauriez qu'il y a un ours ? Non, sans doute, mais vous passeriez à distance de ce bois dangereux, afin de ne pas vous exposer à être dévorés par la bête féroce.

Mes enfants, il y a, cachée dans les auberges, une bête féroce qui attend pour les dévorer ceux qui sont assez imprudents pour y aller. Cette bête féroce est mille fois plus à redouter qu'un ours, parce que l'ours ne peut tuer que le corps, tandis que la bête féroce qui est dans les auberges, c'està-dire le démon de l'ivrognerie, tue à la fois le corps et l'âme.

Ce démon tue le corps en l'empoisonnant au moyen de la boisson, il tue Tâme par le péché mortel d'ivrognerie qu'il lui fait commettre, et par tous les

autres péchés mortels dont se rend coupable le malheureux ivrogne.

Vous devrez donc, mes enfants, fuir les auberges, afin de ne pas tomber dans les pièges du démon de l'ivrognerie et ne pas être dévorés par lui.

Vous devez fuir les auberges, comme vous fuiriez un animal sauvage, un ours, un serpent.

Retenez bien cette parole : les auberges sont, pour beaucoup d'hommes, la porte par laquelle ils entrent en enfer.

Écoutez encore et retenez cet avertissement de Notre-Seigneur Jésus- Christ lui-même : « Craignez plutôt celui qui peut à la fois tuer l'âme et le corps ».

Ayez en horreur ceux qui fréquentent l'auberge.

P. Hugolin, O. F. M.

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